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Sans langue de bois
TAYEB LOUH MET EN SERVICE LA COUR DE AIN DEFLA
Publié dans L'Expression le 04 - 01 - 2014

Louh venait de signer (encore une fois) sa volonté de tout mettre en oeuvre pour que la justice soit... souveraine, forte, belle...
En moins d'une semaine (fin de 2013 et début de 2014) deux cours de justice ont été inaugurées par Tayeb Louh, le ministre de la Justice, garde des Sceaux. La cour de Tipasa a vu Fatiha Boukhorsi et Mohammed Zougar être installés respectivement en qualité de présidente et procureur général près la cour de Tipasa. Une légère cérémonie en présence des walis de Tipasa et de Blida a permis au ministre et ce, dans un discours-programme, d'annoncer la couleur de ce que sera le secteur engagé dans la réforme, la priorité des priorités du programme du président de la République. Ce jeudi, Aïn Defla a été la deuxième étape sur le plan de l'inauguration de la cour qui dépendait de Chlef avec tout le cortège de désagréments d'éloignement des justiciables de Khemis Miliana, Rouina, Djelida, El Attaf et d'autres localités.
Contrée sinistrée
Jeudi matin, vers 11 heures, le cortège ministériel était entré dans une Aïn Defla morne, grise, triste par la faute d'un ciel gris, bas, menaçant. Quelques gouttes de pluie avaient fait craindre des crues. Mais il n'en fut rien. Le ciel restera triste, mais point de gouttelettes fraîches car il faut l'écrire de suite, il faisait un froid de canard. Il faisait si froid, si froid que la dynamique Nora Benabbas, la membre du cabinet du ministre sentait le mal sur tout son corps. Même l'incontournable Amina Haddad, la chargée de communication de Tayeb Louh, avait de la peine à cacher son état qui ne se stabilisera qu'à l'arrivée au siège de la wilaya où un accueil digne d'un représentant de souveraineté en visite dans cette contrée sinistrée, mais qui respire grâce à la mise en service du nouveau siège de la cour de Aïn Defla où deux présidents de chambre - Mme Houaria Boumaza dont la mine catastrophée laissait deviner une déception de ne pas occuper le poste de présidente de cour car, selon certains de ses collègues, elle est expérimentée, ce qui n'est pas le cas des deux nouveaux frais chefs de la cour: Lahcène Djelloul et Abderahmane Larbi ont eux aussi le capital expérience que n'ont pas Ahmed Bendella et Nouredine Mahboubi qui ont exercé à l'Ouest en qualité de président de chambre et procureur de la République. Donc, ces deux nouveaux chefs vont devoir s'arranger pour démentir leurs détracteurs.
Dans la salle des «pas perdus» du majestueux siège de la cour, on rencontrait pêle-mêle, Meriem Abas, Salim Saouli, Hamana, Yazid Sakhraoui Nedjar, toujours le mieux élégant dans sa tenue vestimentaire malgré une belle coupe de cheveux qui ont viré vers l'argenté comme couleur, de charmantes juges du siège des tribunaux de Khemis Miliana, El Attaf et Aïn Defla, de jeunes parquetiers aux dents longues. Parmi la foule, Sahraoui, le procureur général-adjoint faisait presque la fête car résidant à Alger comme beaucoup de juges de Chlef mutés dans la nouvelle cour, il n'aura plus à se farcir une centaine de km en «rab».
Aux côtés du ministre, Aït Aoudia, Boudjemaâ, Amara, Derrar Mokhtar Filoune, Akka, de la modernisation qui maîtrise excellemment sa mission délicate ainsi que le frais inspecteur général du ministère de la Justice, suivaient religieusement la discussion de Louh avec les autorités locales de Chlef et Aïn Defla avant de regagner la salle où devait se tenir l'installation solennelle du président près la cour et le procureur général, tout heureux de cette journée à marquer d'une pierre blanche!
Evénement marquant
Sagement assis au milieu de l'assistance composée essentiellement des autorités locales, des sapeurs-pompiers, des services de sécurité, les bâtonniers Benchaâbane et Abdelkader Brahimi comme depuis des décennies heureuses, bavardaient entre les dents alors que le bâtonnier en exercice de Blida (qui, chapeaute outre Tipasa, Blida, Chlef et désormais Aïn Defla arrive en trombe pour s'asseoir juste derrière les caméras des TV venues en nombre ce jeudi de 2014.
Cet événement marquant pour les justiciables de cette généreuse contrée qui a donné, SVP, un magistrat d'une trempe rarement égalée: le président près la cour de Saïda, Djillalli Miloudi, malheureusement absent car il n'a pas fait le pont du Nouvel An et donc se trouvait au même moment dans la wilaya agropastorale où il est apprécié pour sa droiture et sa compétence.
Vers 11h40, Sahraoui s'installe sur le siège du ministère public alors que Mme Houaria Boumaza préside la séance. La greffière lit le texte au jargon propre aux magistrats alors que Sahraoui se leva tout juste après pour entériner l'installation des nouveaux boss de la cour de Aïn Defla. Cette cité en joie ce jeudi. Ce sera alors au tour de Tayeb Louh, le ministre de la Justice, garde des Sceaux de prendre la parole durant une heure pleine où il a, à l'instar de Tipasa, prononcé un louable et important discours sans démagogie aucune, ni langue de bois même s'il s'agit de... Louh!
Dominant à souhait son sujet, il a brossé de rapides observations autour de ce qu'il avait déjà dit devant les magistrats de la cour de Tipasa et Blida à l'occasion de la mise en service de cette nouvelle cour de justice. Les observations émises, le ministre plutôt en pleine forme s'est adressé à toute l'assistance pour ce qui est de la formation du magistrat «clé de voûte» de la réforme qui connaît une pléthore de chantiers existant du temps de Belaïz ou Chorfi, estimant que chacun d'eux a porté sa contribution juste de quoi réjouir Bouteflika qui a misé sur ce secteur névralgique en en faisant la priorité des priorités.
Satisfaire le justiciable
Et puisqu'il avait débuté son speech par son souhait de voir les chefs de cour réussir dans leur lourde mission qui est de satisfaire le justiciable sur tous les plans: «Je félicite Ahmed Bendellaâ et M.Nouredine Mahboubi à la suite de leur nomination de la part de Son Excellence Abdelaziz Bouteflika et donc je m'adresse à tous les citoyens et citoyennes de Aïn Defla pour cette nouvelle réalisation qui vient s'ajouter à d'autres aussi importantes et grandes, tout comme les autres wilayas», a martelé l'orateur qui a aussi ajouté que le pays avance sous la sage conduite de Bouteflika qui a redonné à la nation sa sécurité et la stabilité ainsi qu'au citoyen sa dignité à un moment éclaboussée.
Annonçant d'autres ouvertures de cours de justice à l'Est, à l'Ouest, au Sud et au Centre, le ministre a expliqué en vingt mots que c'est là aussi l'occasion de saluer l'attachement du chef de l'Etat à la justice et particulièrement à sa réforme, engagée en 1999. «Tout ce mouvement a été initié pour permettre à la justice de se rapprocher du citoyen», a martelé Louh, que ce qu'il faut aussi mettre à l'index, c'est le chantier relatif aux nombreuses réalisations au niveau du ministère de la Justice allant dans le sens de la constitution d'experts et spécialistes dans l'étude et la réflexion pour ce qui est des jugements de certains textes juridiques, notamment dans la loi des procédures civiles et administratives, introduite il n'y a pas si longtemps, ce qui a permis de revoir certains jugements dont leur application sur le terrain avait donné naissance à des problèmes suscitant certaines interrogations qui ont créé une gêne pour ceux qui sont chargés d'aller sur un terrain où la vigilance est de rigueur.
Concernant toujours la réforme de la justice et la réflexion faite sur la possibilité d'application de la commission de la réforme tendant à l'aménagement de tribunaux de proximité allant dans la simplification des procédures lors des jugements, voire infractions que connaît le citoyen quotidiennement.
«Quant à la loi de procédure pénale concernant la détention préventive, elle tend à faire un équilibre entre ce qui est légal et surtout le respect des libertés, soit aller vers la présomption d'innocence sans encombre», a souligné Tayeb Louh qui a réussi à retenir l'attention des présents plutôt intéressés par l'ambition du ministre qui a dit sa détermination d'aller de l'avant pour un succès franc de la réforme.
Banque nationale de données
Entrant dans le vif du sujet épineux de la préparation du projet d'extension de la compétence des tribunaux algériens concernant les crimes commis à l'étranger par des étrangers à l'encontre des intérêts stratégiques ou politiques de l'Etat algérien ou de ses ressortissants.
«Rapprocher la justice du citoyen ne signifie pas d'aménager des structures judiciaires çà et là à travers le pays seulement, mais former des magistrats et de leurs partenaires et auxiliaires forcément possédant la compétence et le pouvoir de présenter des services judiciaires hautement qualifiés pour les citoyens», a encore ajouté Louh qui est passé ensuite à l'ESM et sa réorganisation vitale, puis la recommandation de recruter à l'avenir avec le Bac + 6 années, voire 7 en vue d'avoir sous la main tout comme l'on songe aux licenciés en droit (8 semestres) pour être suivis à l'Ecole supérieure de la magistrature où le niveau doit impérativement être très élevé.
Prenant au vol le rôle du parquet général, l'orateur a insisté sur la sortie sur le terrain du procureur de la République qui se doit de constater dès les premiers instants de l'enquête née autour d'une affaire qui bouleverse l'opinion publique.
«Le parquet général représente le ministère public, donc la société», a mâchonné Louh.
Le rôle d'une banque nationale de données propres au secteur de la justice a aussi été abordé avant que le ministre ne précise qu'ici le rôle de l'information est essentiel.
«Nous devons puiser dans cet outil tout ce qui peut aider!».
Le combat contre la bureaucratie a aussi été soulevé concernant la délivrance des documents judiciaires réclamés par d'autres institutions. Chaleureusement applaudi, Louh s'est distingué par cette «sortie» typiquement technique propre à un magistrat debout.
«La reconstitution des faits doit être entamée et menée dans les règles de l'art», avait encore murmuré l'orateur qui a fini son intervention comme à Tipasa, en lançant un appel de sensibilisation en direction de toutes les composantes de la magistrature pour aller vers le succès attendu par le premier magistrat du pays, sans qui, la réforme n'aurait jamais été lancée, il y a un peu plus de 14 années judiciaires.
Louh venait de signer (encore une fois) sa volonté de tout mettre en oeuvre pour que la justice soit... souveraine, forte, belle...


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