Maradona critique la FIFA et la commission antidopage qui a pour habitude de choisir deux joueurs dans chaque équipe, et qui a demandé à pas moins de sept éléments costaricains de se soumettre au contrôle d'usage en cours au Mondial brésilien...! Après Frantz Beckenbauer, une autre légende du football mondiale, en l'occurrence Diego Maradona, s'en est pris ouvertement à son tour à la FIFA; au lendemain de la victoire du Costa Rica aux dépens de l'Italie (1-0). Considéré comme étant le véritable petit poucet d'un groupe D dans lequel personne n'avait osé donner la moindre chance, dans une poule constituée de trois grands géants, en l'occurrence les Italiens, les Uruguayens, et enfin les Anglais, tous déjà champions du monde, le «petit» Costa Rica a réussi un véritable pied de nez qui semble avoir beaucoup dérangé dans les coulisses de l'auguste FIFA. En prenant la tête d'un groupe aussi relevé, et qui avait été considéré comme étant celui de la mort, le Costa Rica aurait bel et bien complètement faussé les calculs de plusieurs importants sponsors du Mondial en cours au Brésil. Maradona qui n'est nullement un dupe, encore moins un novice en la matière, notamment en matière de dopage, n'a pas hésité de qualifier ni plus ni moins la plus haute instance en charge du football international, de faire dans la discrimination pure et simple à l'égard du Costa Rica. Il est vrai qu'au terme du match Italie-Costa Rica, la commission antidopage relevant directement de la FIFA, et qui a pour habitude de choisir deux joueurs dans chaque équipe, a demandé à pas moins de sept éléments costaricains de se soumettre au contrôle d'usage en cours au Mondial brésilien. En agissant de la sorte, la Fédération internationale que préside le Suisse Blatter, aurait-elle aujourd'hui de très sérieux doutes de dopage sur les joueurs du Costa Rica, ou bien aurait-elle agi sous la pression de certains sponsors qui vont devoir revoir à la baisse leurs comptes, et qui seraient réellement très ennuyés, et surtout très contrariés de voir certaines grosses cylindrées éliminées dès le premier tour? Diego Maradona qui n'est pas un saint, et loin d'être considéré aujourd'hui comme un bel exemple à suivre, tant l'ancienne idole du football argentin et mondial, est réputé pour ses frasques, a tout de même mis le doigt sur un problème qui ne date pas d'aujourd'hui. En plus des graves erreurs d'arbitrage qui ont été relevées dès le match d'ouverture du Mondial 2014, c'est un autre énième véritable pavé que vient de jeter à son tour Maradona. De plus, certains pays qui prennent part actuellement au Mondial brésilien, n'ont pas du tout très bien compris pourquoi la FIFA a pris la décision de faire contrôler tous les échantillons relevés après chaque match, en Suisse, et non au Canada. Il est vrai que la commission antidopage qui devait être mise en place sur les lieux mêmes de la compétition par les organisateurs brésiliens, a fini par faire défaut. Il n'en demeure pas moins qu'en sollicitant un laboratoire européen, en l'occurrence celui de Lausanne, et qui se situe à des milliers de kilomètres du Brésil, la FIFA a pris un très sérieux risque de crédibilité, sur le plan du très important problème d'antidopage. Des échantillons qui voyagent pendant une dizaine d'heures à l'autre bout du monde, juste après leur prélèvement, ont très peu de chances d'être «crédibles», selon même plusieurs avis de spécialistes en la matière. Mais Diego Maradona a mis aussi le pied dans un engrenage face auquel la FIFA et certains sponsors ont agi envers le Costa Rica, pour des considérations financières qui continuent de «pervertir» au plus haut niveau le football mondial.