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Emmanuel Macron face à l'épreuve de la rue
MANIFESTATIONS EN FRANCE
Publié dans L'Expression le 13 - 09 - 2017

A Paris, le nombre de manifestants a atteint 60 000 selon la CGT et 24 000 selon les autorités.»Je suis venue aujourd'hui parce que c'est une attaque sur le Code du travail comme on n'a jamais vu historiquement, jamais vu», enrageait une manifestante.
Emmanuel Macron affrontait hier son premier test social avec une grande journée de grèves et de manifestations contre l'assouplissement du Code du travail, une réforme sur laquelle le nouveau président français n'entend rien céder. Plusieurs dizaines de milliers de Français sont descendus dans la rue contre l'assouplissement du Code du travail, réforme emblématique du président Macron, qui reste déterminé malgré cette première mobilisation qualifiée de «très forte» par les opposants. «C'est une première qui s'annonce réussie», a affirmé dans le cortège parisien Philippe Martinez, le numéro un de la CGT, syndicat co-organisateur de la manifestation parisienne. Le leader syndical s'est également félicité «de la très forte mobilisation déjà en province». «A midi on était plus de 100 000», a-t-il affirmé. A Paris, le nombre de manifestants a atteint 60 000 selon la CGT, et 24 000 selon les autorités.»Je suis venue aujourd'hui parce que c'est une attaque sur le Code du travail comme on n'a jamais vu historiquement, jamais vu», enrageait Evelyne Deurilla-Feer, participant au cortège parisien. «Le Code du travail c'est pour protéger les salariés... et qu'est-ce qu'il a fait, Macron?», se demandait-elle, déguisée en boîte géante de mouchoirs à jeter Kleenex sur laquelle était écrit: «Salariés: utilisez, jetez».
Le défilé parisien a été stoppé à plusieurs reprises par des heurts, et les forces de l'ordre ont répliqué à des jets de projectiles en faisant usage de gaz lacrymogènes et d'un canon à eau. Sur les pancartes, le président Emmanuel Macron était ciblé pour ses propos dans lesquels il promettait de ne céder «ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes». «Les fainéants sont en marche», pouvait-on lire, ou «Macron, t'es foutu, les fainéants sont dans la rue».
A Marseille (Sud), la préfecture a compté 7 500 manifestants, les organisateurs 60 000. Dans le cortège, le leader de La France Insoumise (gauche radicale), Jean-Luc Mélenchon, a promis de «faire reculer» le président de la République, car «ce pays ne veut pas du monde libéral». La CGT a déjà appelé à une autre mobilisation, le 21 septembre, à la veille de la présentation du projet en Conseil des ministres et deux jours avant celle de La France Insoumise.Mais le front, en particulier syndical, est désuni. Tandis que la CGT est vent debout contre la loi, les deux autres principaux syndicats, FO et la Cfdt, bien que critiques, n'ont pas appelé à manifester. Cette division interroge sur l'ampleur de la mobilisation contre un président qui a certes chuté dans les sondages, mais fait face à une opposition éparpillée. Emmanuel Macron, qui était hier en déplacement dans l'île caribéenne de Saint-Martin frappée la semaine dernière par l'ouragan Irma, a averti qu'il «serait d'une détermination absolue».
Premier gros chantier social du quinquennat Macron, la réforme prévoit un plafonnement des indemnités en cas de contentieux, la réduction des délais de recours des salariés ou encore la possibilité de négocier sans syndicat en dessous de 50 salariés, alors que les petites et moyennes entreprises représentent près de la moitié des salariés en France. L'objectif affiché par le président Macron est de donner plus de flexibilité aux entreprises et de les encourager à embaucher alors que le chômage reste massif. Il touche 9,5% de la population active, contre une moyenne de 7,8% en Europe. Il s'agit également aussi de regagner la confiance de l'Allemagne qui réclame depuis longtemps des réformes structurelles à Paris. L'enjeu est d'autant plus important pour Emmanuel Macron que l'exécutif envisage d'autres réformes sociales importantes dans les mois à venir: assurance-chômage, apprentissage, formation professionnelle et retraites. Peu avant les manifestations, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a estimé que le pays était «mûr pour inventer une flexi sécurité à la française». «Nous tiendrons», a quant à lui promis le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire.


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