Rencontre, demain, des partisans d'une «transition de rupture»    Les citoyens de Haïzer réclament la libération immédiate des détenus    Protestation des journalistes hier à Tizi Ouzou    "Aucune disposition pénale ne sanctionne le port de l'emblème"    L'ordre des avocats dénonce une atteinte aux libertés    Samy Agli, nouveau président du FCE    Le P-DG de Sonelgaz rassure    Redorer le blason de l'UGTA    Poutine prolonge l'embargo alimentaire contre les Occidentaux    Ankara discute avec Moscou sur la date de livraison des missiles S-400    Paroles de joueurs    Le Mozambicain Anibal Manave élu président de FIBA Afrique    Deux cadors font leur entrée    Salif Sané forfait contre l'Algérie    Dziri, nouvel entraîneur    L'ONA actionne son dispositif d'intervention et d'alerte    Le plan canicule activé à Constantine    L'enfouissement montre ses limites    Alerte à la canicule    L'Algérien Toufik Hamoum à la tête du Conseil technique de l'Unesco    ACTUCULT    Deux stèles à l'effigie de Matoub Lounès et d'Imache Ammar    17,56 millions de dollars pour un film jamais tourné    Des apprentis artistes peintres à Dar Abdeltif    Saison estivale 2019 : Aménagement de 62 plages autorisées à la baignade    Nouvelles de l'Ouest    Le secteur de la santé à Chlef : Beaucoup d'argent consommé sans impact sur la population    Retards dans la réalisation de projets sportifs : Des mises en demeure adressées aux entreprises et bureaux d'études    Rocher de la vieille: Chute mortelle d'un homme du haut de la falaise    Affaire KIA: Youcef Yousfi auditionné par la Cour suprême    Tébessa: Cinq personnes écrouées pour une affaire de 730 milliards    Chambre de commerce et de l'industrie de l'Oranie - CCIO: La commission ad-hoc des JM 2021 installée    Conseil de la nation: La demande de levée de l'immunité parlementaire de Amar Ghoul à l'étude    Alger : Rassemblement pour la libération de manifestants détenus    L'ARBRE DESSECHE    Le drapeau    Analyse : Paix et sécurité en Afrique pour les nuls…et les plus avertis    Pour "réduire leur dépendance envers Moscou" : Les USA veulent accorder des prêts aux pays de l'Otan    Dédollarisation : Les alliés des Etats-Unis se débarrassent eux aussi du dollar    Energies renouvelables : L'Algérie s'est dotée d'une stratégie "ambitieuse" pour son développement    Avec Uptis : Michelin lance le pneu increvable    Libye: Le président du Conseil social des tribus Touareg salue les efforts de l'Algérie    Les études se poursuivent pour la reconversion de la prison de Serkadji en musée public    L'Etat à la rescousse    L'opposant Abdourahman Guelleh a pu quitter le pays    Mustang Shelby GT 500, un V8 de…770 chevaux !    Can 2019 Les verts réussissent leurs débuts    Speedy Algérie : Promo vacances sur les pneus, freins et cli    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Une rentrée et des inquiétudes!
LES COURS VONT REPRENDRE AUJOURD'HUI SOUS LE SPECTRE D'UNE NOUVELLE GRÈVE
Publié dans L'Expression le 01 - 04 - 2018


Les lycéens vont retrouver les bancs...
L'inquiétude des élèves et de leurs parents est d'autant plus grande du fait qu'ils ne sont pas tous sur le même piédestal. Ceux qui ont la chance de s'offrir des cours privés ont bien avancé dans le programme durant ces vacances...
C'est ce matin qu'écoliers, collégiens et lycéens retrouvent les bancs de l'école. Après 15 jours de vacances, l'heure donc est à la reprise! Néanmoins, l'excitation de la rentrée est loin d'être de mise. Les élèves et leurs parents sont des plus inquiets.
Le spectre de la grève plane toujours! Dimanche dernier, le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l'éducation (Cnapeste) avait annoncé la reprise de la grève dès le 9 avril prochain, soit à peine une semaine après la reprise du troisième trimestre. Ce ne sera pas une grève illimitée, mais cyclique de deux jours.
Néanmoins, après le «massacre» du deuxième trimestre qui a été pratiquement complètement amputé, ces deux jours risquent de compromettre fortement l'année scolaire. Si les vacances d'été sont officiellement fixées pour le 4 juillet 2018, tout le monde sait qu'il est de «tradition» que les classes soient désertées au plus tard au début du mois de juin. On y ajoute le mois de Ramadhan qui doit débuter à la mi-mai et où le pays tout entier est en mode veille, on peut dire qu'il ne reste qu'à peine un mois de vrais cours. Avec le retard accumulé durant la première grève, ces deux jours seraient un véritable désastre. La crainte de l'année blanche est de retour. L'Association nationale des parents d'élèves est montée au créneau pour dénoncer ce qu'elle qualifie de prise d'otages. «Nous sommes très inquiets par ce préavis de grève, surtout pour les classes d'examens. On a d'ailleurs difficilement trouvé du temps pour le rattrapage. S'ils observent encore deux jours de grève par semaine, il va y avoir de graves conséquences», s'est alarmé son président, Khaled Ahmed.
Les élèves ne savent plus à quel saint se vouer, notamment ceux des classes d'examens. «On est vraiment perturbé. On est dans l'expectative. Si on était sûr qu'il y aurait grève, on saurait au moins quoi faire. Mais là, on est dans l'attente...», affirme très soucieux, Amine, élève en terminale. Son inquiétude est d'autant plus grande du fait que les élèves ne sont pas tous sur le même piédestal.
D'abord, les élèves des wilayas de Béjaïa, Tizi Ouzou et Blida ont été privés de cours pendant plus de trois mois, contre un mois pour les autres lycées. Une différence de plus de deux mois difficilement rattrapable, pour ne pas dire impossible. «Mais ce n'est pas la seule injustice», dénonce Rafik un autre élève appelé à passer le bac cette année. «Les cours privés n'ont pas connu d'arrêt durant la grève et encore moins durant les 15 jours de vacances, où ils ont carrément doublé de volume», pestent-ils. «Les élèves qui peuvent se permettre ces cours de soutien ne connaissent aucun retard dans le programme. Certains sont même en avance. C'est encore ́ ́zawali ́ ́ (le pauvre) qui paye les pots cassés. Si tu as de l'argent tu étudies, sinon tu meurs...», poursuit-il avec colère.
Entre le courroux des élèves et leurs parents et les menaces des enseignants, cette reprise des cours est donc sous haute tension! Il reste encore neuf jours pour trouver une solution qui éviterait que les élèves soient encore une fois pris en otage. Pour le bien de nos générations futures, les deux parties, à savoir le Cnapeste et le ministère de l'Education nationale, sont appelés à plus de sagesse. Quels que soient les différends qui les opposent, ils ne doivent aucunement hypothéquer l'année scolaire. Nos enfants doivent être préservés de cette «guerre». Il y va de l'avenir du pays...


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.