Ferhat: «Merci à tous pour vos messages, ça me va droit au cœur»    Motion de soutien du Conseil de la Nation au plan d'action du gouvernement    Crise libyenne: la position de l'Algérie privilégiant une solution politique réitérée    Montage automobile: le nouveau cahier des charges promulgué dans 2 mois    Le Gouvernement examine de nouvelles mesures en faveur de la gestion décentralisée    L'instruction de l'affaire ETRHB Haddad bouclée    CONSEIL DE SECURITE DE L'ONU : L'Algérie réclame deux sièges permanents pour l'Afrique    Kherrata, une convergence et des messages    TAMANRASSET : Plus de 500 affaires de contrebande traitées en 2019    Tebboune : "Aucune restriction hormis ce qui a trait à l'unité et à l'identité nationales"    TIARET : Des citoyens observent un sit-in devant la mairie d'Ain Dehab    AIN EL-TURCK : Des taxis demandent le double de la course    Le Président Tebboune: les responsables locaux tenus de briser le cloisonnement entre les citoyens et l'Etat    La pièce "Tmenfla" du theatre d'Oum-el-Bouaghi ouvre le festival international du théâtre de Bejaia    Yémen : entrée de 138 000 migrants et réfugiés en 2019    Des TV-offshores et des pollutions millénaires !    Il était une fois, le plus grand pays d'Afrique    Les pièges de l'assistanat    Slimani en sauveur !    Zelfani prépare le Paradou    L'ESS nouveau leader    Le Targui    À tout jamais…    Le coq d'El-Biar et la diplomate italienne !    FFS : menace sur la cohésion du parti    5 personnes retrouvées mortes après leur enlèvement    Enseignants du primaire : marche nationale demain à Alger    Encore un manifestant assassiné à la place Tahrir    ACTUCULT    Emouvant hommage à la militante Nabila Djahnine    Le répertoire andalou dans toute sa splendeur    Ciné-houma rend hommage aux femmes victimes de violences    La Cinémathèque algérienne célèbre les films sur la guerre de Libération    La quête de la connaissance et de la vérité    Mali: le bilan de l'attaque contre le village d'Ogossagou passe à 31 morts    Coupe arabe des nations (U20) : Les Algériens s'installent en Arabie Saoudite    USM Alger : Dziri reste    Epidémie du ncoronavirus : L'économie mondiale fortement impactée    Prime du service civil pour les spécialistes: Les décrets en voie de finalisation    Sidi El-Houari, Sidi El-Bachir, El Badr, El Emir et Es Seddikia: Lancement du bitumage d'une trentaine d'axes routiers    Les spécialistes plaident pour le dépistage précoce: 236 nouveaux cas de cancer de la prostate enregistrés au CHUO en 2019    Commerce extérieur: Plus de 6 milliards de dollars de déficit en 2019    Information officielle: La Présidence revient à la charge    LA RESONNANCE D'UN ATTENTISME    Le double jeu de Makri et de ses députés    Vers un nouveau choc pétrolier ?    Google développe un économiseur de batterie    Le MWC 2020 sera-t-il déserté, des annulations à cause du Coronavirus    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Kagame attendu de pied ferme à Kinshasa
ELECTIONS EN RDC
Publié dans L'Expression le 21 - 01 - 2019

Attendu aujourd'hui à Kinshasa à la tête d'une délégation de l'Union africaine (UA), le président rwandais Paul Kagame se retrouve sur la défensive après la proclamation comme président de la RDC de Félix Tshisekedi, déjà félicité par d'autres dirigeants africains. Dans la nuit de samedi à dimanche, la Cour constitutionnelle a passé outre à l'appel de l'UA à surseoir à la proclamation définitive des résultats de la présidentielle du 30 décembre, en rejetant le recours de Martin Fayulu et en validant la victoire de M. Tshisekedi, un autre opposant. C'est un affront pour M. Kagame. Président en exercice de l'UA, celui-ci avait initié la réunion de jeudi à Addis Abeba. Une délégation de l'UA avait alors demandé la «suspension» de la proclamation des résultats définitifs, en raison des «doutes sérieux» pesant sur ceux provisoires annoncés par la Commission électorale (Céni).
L'UA avait annoncé l'envoi à Kinshasa d'une délégation menée par M.Kagame et le président de la Commission de l'UA, le Tchadien Moussa Faki. La dernière visite du chef de l'Etat rwandais dans la capitale congolaise remonte à 2010, pour le cinquantenaire de l'indépendance. Pris de vitesse, M. Kagame est sans beaucoup d'options. Il devait être accompagné des chefs d'Etat sud-africain Cyril Ramaphosa, angolais Joao Lourenço, namibien Hage Geingob et tchadien Idriss Déby. Cette délégation osera-t-elle maintenir la pression sur M. Kabila, en menaçant par exemple de ne pas reconnaître M. Tshisekedi comme président légitime, comme l'a demandé à la communauté internationale M. Fayulu?
C'est d'autant moins probable que, dans un communiqué, la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) a félicité sans tarder M. Tshisekedi et demandé le «respect» de la «souveraineté» de la RDC. Ce texte a été signé par le président de la Namibie M. Geingob, qui était pourtant cosignataire de l'appel d'Addis. L'opposant M.Fayulu, qui dénonce un «putsch électoral» orchestré par MM. Tshisekedi et Kabila, avait demandé à la communauté internationale de ne pas reconnaître le nouveau président élu. Pour beaucoup en RDC, la décision de l'UA de dépêcher M.Kagame a été perçue comme une provocation, en raison de son rôle passé dans leur pays.
La RDC et le Rwanda entretiennent des relations complexes depuis le génocide des Tutsis du Rwanda en 1994, qui fit 800.000 morts selon l'ONU. En 1996-1997, M. Kagame avait activement soutenu militairement le chef rebelle Laurent-Désiré Kabila, père de l'actuel président, parti de l'est frontalier du Rwanda pour renverser le maréchal Mobutu Sese Seko, au pouvoir depuis 1965. En 1998, M. Kabila a coupé les ponts avec le Rwanda. Kigali est alors intervenu une nouvelle fois en RDC au cours de la deuxième guerre régionale (1998-2003), disant vouloir pourchasser les rebelles hutu des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), considérés comme des génocidaires. Conscient de ce passif, M. Kagame a veillé à ne pas s'exprimer publiquement sur les élections en RDC. Mais le temps pressant pour lui - il cessera d'être président de l'UA le 10 février, et son successeur, l'Egyptien Abdel Fattah Al-Sissi, est sur une ligne bien moins interventionniste -, il a tenté une dernière manoeuvre avec l'envoi de cette délégation.
Le Rwanda, comme l'Angola et l'Ouganda, craint avant tout qu'une instabilité en RDC se propage à ses frontières.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.