«Non c'est non !»    «Des forces non constitutionnelles gèrent le pays»    «La grève ne doit pas toucher le système pétrolier et gazier»    L'ADE prépare la saison estivale    L'après-Bouteflika a déjà commencé    Bronn forfait face au Swaziland et l'Algérie    Les Verts pour terminer sur une bonne note    Le GS Pétroliers passe en quarts    Saisie de 100 g de cocaïne et 12,5 kg de kif    Saisie de 9 322 comprimés psychotropes    Si Boutef m'était conté    RCK - Démission du président Farès: Un directoire mis en place    Seddik Chihab: Le pays est gouverné par «des forces anticonstitutionnelles»    Retards dans le lancement des VRD et malfaçons: Les souscripteurs AADL dénoncent    Tébessa: La pénurie d'eau s'installe    USM Annaba: L'attaque, ce maillon faible    Algérie - USA: Des experts du FBI pour la formation aux enquêtes sur les vols de patrimoine culture    Programme spécial vacances à la salle Ahmed Bey    Ouverture «courant 2019» de trois antennes du CRMA    Refus des visas pour les Algériens    Réunion de travail entre les présidents de clubs et la FABB    Les joueurs poursuivent leur grève    Le corps du pilote italien Giovani Stafanit en voie d'évacuation vers son pays    Aide du PAM pour plus d'un demi-million de personnes    L'ONU présente un nouveau plan pour le retrait des combattants    200 millions d'euros de dégâts depuis le début du mouvement    Première section de formation pour les enfants autistes    Les postiers rejoignent el hirak    «Le mois de mars marqué par "les hauts-faits aux objectifs nobles" du peuple»    Cinq partis politiques lancent un «Rassemblement pour une nouvelle République»    Manifestations populaires et perspectives    Un artiste promis à un million de dollars au Japon    Cheïkh Aïchouba Mostefa dit Si Safa    Célébration du 57e anniversaire de la fête de la victoire    Lamamra maintient le cap    Cascade de démentis    VEHICULES CKD-SKD: Légère baisse de la facture d'importation    De pluies assez soutenues    Constantine : Fin des travaux de consolidation des stations du téléphérique    MARCHES POUR LE CHANGEMENT : Les personnels de la santé appellent au "respect de la Constitution", à "l'indépendance de la justice"    Tamanrasset : Adapter les textes régissant le commerce extérieur avec les spécificités des régions frontalières    Les derniers terroristes del'EI acculés au bord de l'Euphrate    El-Qods occupée: Escalade israélienne, condamnations et mises en garde palestiniennes    Crise au Venezuela : Washington parle de "négociations positives" avec Moscou    Après près de 30 ans à la tête du pays : Le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev démissionne    France : La croissance 2019 revue en baisse à 1,4%, dit Le Maire    Ghardaïa, la 51e édition de la fête du tapis reportée sine die    Tlemcen : Les accords d'Evian au centre d'une rencontre    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





L'homme est mort, l'oeuvre reste
IL Y A 14 ANS, BOUDIAF RENTRAIT AU PAYS
Publié dans L'Expression le 16 - 01 - 2006

La lutte contre la corruption, entreprise ces dernières années, dénote le caractère immortel de l'oeuvre de Boudiaf.
Celui qui voulait, en ce 16 janvier 1992, sauver la République du péril islamiste, en répondant à l'appel du devoir national, revient, aujourd'hui, dans les mémoires de tous ses compatriotes. Voilà déjà quatorze ans, jour pour jour, que Si Tayeb El Watani, est rentré au pays, laissant une vie familiale paisible dans sa retraite marocaine de Kenitra.
Le peuple algérien, qui retiendra de Si Tayeb El Watani son dévouement pour la nation et son sens de l'intégrité et de la justice, a su apprécier à sa juste valeur l'un des pères de la Révolution algérienne. Celui qui deviendra en six mois d'exercice à la tête du Haut Comité d'Etat, (HCE ) un symbole pour une jeunesse désoeuvrée, prise en étau entre les convoitises islamistes et une situation sociale des plus asphyxiantes.
La guerre implacable qu'il voulait mener à la mafia politico-financière, qui, profitant de la confusion généralisée, a mis à sac le Trésor public, a été avortée par des balles assassines un certain 29 juin 1992.
Un assassinat qui a «inauguré» une série de carnages, perpétrés par les hordes islamistes, qui plongeront la nation dans le chaos, faisant pas moins de 120.000 morts et des milliers de disparus. Nous citerons l'évasion massive de Lambèze du printemps 94, le carnage de la prison de Serkadji de février 95, les attentats de l'aéroport et les massacres de Raïs et Bentalha. Cependant, si Mohamed Boudiaf est mort, ses idéaux demeurent vivants.
La démarche entreprise ces dernières années par M.Abdelaziz Bouteflika, dans le cadre de la lutte contre la corruption, et la mise en place d'un arsenal juridique, à même de consacrer la transparence dans la gestion des deniers publics, dénotent le caractère immortel de l'oeuvre de Mohamed Boudiaf.
Par ailleurs, sur le plan politique, l'oeuvre de Mohamed Boudiaf consistant à mettre la religion en retrait du jeu politique a été parachevée quelques années après sa mort, avec, notamment la promulgation en 1997 de la nouvelle loi sur les partis politiques, interdisant l'utilisation de l'Islam à des fins politiques.
Un principe qui sera consacré dans la Constitution de 1996. En somme, symbole du patriotisme et du nationalisme, Boudiaf s'est vite fait connaître par son caractère courageux et ses prises de décision efficientes durant les situations les plus épineuses. Ce sont même ces principes qui ont fait de lui l'un des historiques de la guerre de Libération. Il adhère au P.P.A. et devient un membre important de l'Organisation spéciale (O.S). En 1950, il est jugé et condamné par contumace ; il rejoint la France en 1953 et devient membre du M.T.L.D. Il rentre en Algérie et devient l'un des principaux organisateurs du C.R.U.A.(Comité Révolutionnaire pour l'Unité et l'Action), membre du groupe des 22 ayant déclenché la guerre de Libération.
Le 22 octobre 1956, il est capturé avec ses compagnons suite à l'arraisonnement par l'aviation française de l'avion qui les menait du Maroc vers la Tunisie. Le 20 septembre 1962, il fonde le Parti de la Révolution Socialiste (P.R.S.). En juin 1963, il est arrêté et exilé dans le Sud algérien où il reste détenu pendant trois mois puis il rejoint le Maroc. A partir de 1972, il se déplace entre la France et le Maroc en activant pour son parti, le P.R.S. et en animant la revue El Djarida.
En 1979, après la mort de Houari Boumediene, il dissout le P.R.S et va se consacrer à ses activités professionnelles en dirigeant à Kenitra au Maroc une briqueterie.
Le 14 janvier 1992, après la démission du Président Chadli Bendjedid, il devient Président du Haut Comité d'Etat. Il meurt assassiné le 29 juin 1992 à Annaba. Pour commémorer le retour du défunt Mohamed Boudiaf, dit Tayeb El-Watani, le 16 janvier 1992 dans sa patrie, une cérémonie de recueillement sera organisée lundi 16 janvier 2006 à 10h au niveau du Carré des martyrs du cimetière d'El Alia.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.