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L'insuline sera produite en Algérie
Partenariat entre Saidal et Novo Nordisk en préparation
Publié dans L'Expression le 16 - 02 - 2021

Un projet de partenariat entre le groupe public d'industries pharmaceutiques Saidal et l'entreprise danoise Novo Nordisk pour la production locale de l'insuline à partir de 2021-2022, est en cours de préparation, a indiqué le ministère de l'Industrie pharmaceutique dans un bilan sur les réalisations du secteur au titre de l'exercice 2020. Le premier responsable du secteur, Abderrahmane Lotfi Djamel Benbahmed, a affirmé, il y a quelques jours, que l'Algérie avançait à pas sûrs vers une autosuffisance dans la production de l'insuline. Ledit bilan a rappelé les projets d'industrie pharmaceutique inaugurés en 2020, dont une chaîne de production du Varenox, un biosimilaire de l'Enoxaparine injectable, avec une capacité de production pouvant atteindre 75000 unités/jour, un projet qui permettra de stopper l'importation de ce médicament qui revient à plus de 60 millions/dollars.
En novembre 2020, une convention de partenariat a été signée entre les laboratoires Saidal et Pfizer pour la production locale de médicaments anticancéreux entre autres. En décembre, un mémorandum d'entente a été signé entre Saidal et la société sud- coréenne CKD Otto pour la fabrication également de six types de médicaments anticancéreux. Les entreprises de fabrication des produits anti-Covid 19 ont fait passer le nombre des producteurs des masques de prévention de quatre à 12 pour une capacité de production quotidienne de 790000 masques chirurgicaux et de 130 000 masques de type KN95. Le nombre des confectionneurs de bavettes alternatives s'est élevé à 1 635 avec une capacité de production quotidienne avoisinant 3,7 millions d'unités. Selon le bilan du ministère, le nombre de fabricants de l'oxygène médical a augmenté, passant de deux à quatre fabricants, pour atteindre une
capacité de production estimée
à 340000 litres/jour. L'approvisionnement en matières premières en vue de la fabrication des médicaments employés en thérapeutique a également été assuré. Les capacités de production locale du gel hydro-alcoolique et le passage vers la production locale des moyens de dépistage du Coronavirus ont été renforcés, ce qui a induit une baisse des prix.
Grande coordination
Dans le cadre des démarches visant à développer l'industrie pharmaceutique, une coordination est en cours actuellement avec le ministère des Affaires étrangères (MAE), en vue d'accélérer les procédures de ratification de la Convention portant création de l'Agence africaine du médicament. Le choix de l'Algérie pour abriter le siège de cette agence fait également l'objet de démarches. Il constituera un facteur essentiel à même de faciliter l'accès de la production pharmaceutique nationale au marché africain. Quant au diagnostic des insuffisances du secteur relevées, il a été fait état de l'existence de 40 unités de production à l'arrêt depuis 2017, avec près de 700 médicaments en attente d'être commercialisés, ceci en raison de l'«absence d'un cadre réglementaire qui permet à l'Agence nationale des produits pharmaceutiques (Anpp) d'enregistrer ces unités et leurs produits». Par ailleurs, le phénomène de monopole de 29 médicaments hospitaliers dont la catégorie a été déterminée, a été signalé, d'autant plus que le ministère a affirmé que l'accélération de l'enregistrement des médicaments biosimilaires (générique) peut venir à bout de ce phénomène et économiser de sommes importantes d'argent. Par ailleurs, il est désormais indispensable de s'orienter vers le renforcement de production nationale, des médicaments anticancéreux et de médicaments antidiabète, dont la facture d'importation s'élève à près d'un milliard d'euros/an.
Les solutions numériques
Il faut savoir que 320 médicaments locaux, en attente d'enregistrement depuis plusieurs années au niveau de l'Anpp, ont été commercialisés en 2020, à la faveur d'instructions du ministère de simplifier les demandes d'enregistrement, a-t-on indiqué dans un bilan des réalisations du secteur au titre de l'exercice 2020 au cours duquel les mesures de signature des quittances de paiement des droits d'enregistrement ont été simplifiées, ce qui a permis d'amener le délai de délivrance de ces documents à 48 h au lieu de 12 à 18 mois précédemment. Dans le cadre de la numérisation, une collaboration est établie avec l'Institut national de l'informatique (INI) pour la numérisation des mesures de délivrance des programmes d'importation et mesures d'enregistrement et de validation outre le suivi et le contrôle des stocks de médicaments. Par ailleurs, le ministère a rappelé que son plan d'action reposait sur huit axes de travail et de réformes. Sur le plan organisationnel, six directions ministérielles ont été créées, dont quatre techniques.
Le bilan du ministère fait également état de l'élaboration d'un projet de décret exécutif qui permettra de vérifier la territorialité de la responsabilité pharmaceutique, en vue de garantir la disponibilité et la qualité des produits et définir les cinq types d'établissements pharmaceutiques ainsi que les cahiers des charges y afférents (fabrication, import, export, distribution, exploitation). S'agissant de la régulation du marché national, un système de contrôle «strict» a été mis en place pour les opérations d'importation de produits pharmaceutiques et des dispositifs médicaux. Dans le cadre de la veille stratégique sur la disponibilité, un comité regroupe tous les acteurs en matière de production et de commercialisation des médicaments, afin d'assurer la stabilité et le suivi du marché et d'anticiper les perturbations qui peuvent surgir. Il a été également question de mettre au point une nouvelle politique pour fixer les prix des médicaments sur la base d'une étude économique et pharmaceutique, à l'effet d'évaluer le taux d'intégration, en prenant en ligne de compte le coût des intrants importés, «ce qui permettra de définir les priorités d'enregistrement pour la production locale».


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