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Chikhi appelle à s'écarter de l'école française
Ecriture de l'histoire
Publié dans L'Expression le 22 - 03 - 2021

La rupture? Le travail de mémoire pour parvenir à des relations apaisées entre l'Algérie et la France prend incontestablement du plomb dans l'aile. La toute récente sortie médiatique du conseiller du président de la République, chargé des Archives et de la Mémoire nationale l'atteste. Abdelmadjid Chikhi a appelé, vendredi dernier, les chercheurs et les historiens à «s'éloigner de l'école française dans la recherche historique en adoptant une véritable approche d'analyse permettant de lever le voile sur toutes les vérités». Pourquoi?
«Beaucoup de hauts faits et d'actes héroïques du peuple algérien durant la glorieuse Guerre de Libération nationale ne sont pas assez évoqués car l'Algérie ne dispose pas de tous les documents illustrant les étapes phares de son parcours révolutionnaire», a-t-il déclaré lors d'un colloque sur le thème «L'Algérie aux côtés de la Palestine en toutes circonstances», organisé dans la commune d'El Hamel (M'sila). Il faut rappeler que le conseiller du chef de l'Etat avait évoqué la question de la récupération des archives soustraites par la France coloniale il y a près de cinq mois. «Nous sommes obligés de constater que cela traîne» avait déclaré, le 27 octobre 2020, sur les ondes de la Chaîne 3 Abdelmadjid Chikhi, conseiller auprès de la présidence de la République, chargé des Archives nationales et de la Mémoire nationale. «Il y a une résistance viscérale de l'autre côté, comme pour cacher des choses, à vouloir garder un patrimoine à fructifier. Nous sommes victimes de ces résistances, de ces bâtons dans les roues...», avait-il souligné. Apparemment cela patine encore. Sur un autre plan, le directeur du Centre national des archives a eu à évoquer les attaques qui ciblent le pays.
«Les complots et les conspirations contre l'Algérie qui n'est pas épargnée par ses voisins, ou les pays pouvant être considérés comme ennemis ou amis, ne sont pas nouveaux et constituent le résultat du poids historique de l'Algérie et de ses potentialités», a-t-il indiqué samedi lors d'une rencontre sur «le rôle de la société civile dans la préservation de la mémoire historique», tenue à Biskra. Une situation héritée de son passé historique, d'une guerre de libération exceptionnelle qui l'a conduite à son indépendance après plus de 130 ans de colonisation. Un événement qui a signé la fin de l'Empire français qui a fait de l'Algérie une référence en matière de lutte pour la liberté des peuples opprimés, un pays pivot dans la région du Maghreb. Un leadership et des positions qui sont vus d'un mauvais oeil par les partisans d'interventions militaires pour résoudre certains conflits ou qui ont des visées expansionnistes. La question s'est exacerbée avec l'apparition du terrorisme et de tous les fléaux qu'il charrie: le grand banditisme, le trafic de drogue, les kidnappings...Celle de l'immigration clandestine est venue se greffer à ces phénomènes pour transformer les zones frontalières en terrain de prédilection pour les trafiquants en tous genres. Une source de financement pour les groupes islamistes armés (Daesh, Aqmi...) qui ont pour projet de déstabiliser la région (Maghreb et Sahel). Une aire géographique partagée par plusieurs pays en crise comme la Lybie ou sur le chemin de la reconstruction à l'instar du Mali et qui ont des frontières en partage avec l'Algérie. La stabilité du Mali, et de ses autres voisins immédiats: la Tunisie, la Lybie, le Niger..., fait partie intégrante de l'action sécuritaire de l'Algérie qui est sur tous les fronts. Elle y assume un rôle de premier plan qui lui est reconnu par les grandes puissances. Cela fait évidemment des envieux qui ne rêvent qu'à l'affaiblir. «Si l'Algérie n'était pas forte et importante de par son histoire, ses composantes et ses capacités, elle n'aurait pas fait l'objet de ces conspirations», a justement souligné Abdelmadjid Chikhi.


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