L'engagement de l'Algérie à faire face aux défis sécuritaires réitéré    Baccalauréat: Fin des épreuves dans une ambiance d'optimisme    Berlin 2 loue la volonté de l'Algérie de partager son expérience de réconciliation avec la Libye    Joint-ventures: l'Algérie a toutes les chances d'attirer les investissements étrangers    Le ministère de la Santé élabore un guide de prise en charge post Covid-19    L'invasion du Sahara occidental par le Maroc met en péril la sécurité dans la région et en Europe    Le Covid-19 fait au moins 3.893.974 morts dans le monde    L'instrument de ratification du Traité portant création de l'Agence africaine du médicament déposé    Coronavirus: 354 nouveaux cas, 268 guérisons et 9 décès    L'Algérie s'incline face à l'Egypte en Coupe arabe des nations U20    Election: la législature débute "de plein droit" le 15e jour suivant la date de proclamation des résultats    Véhicules électriques: Chitour appelle à un assouplissement des taxes    USM Bel Abbès : Slimani croit au maintien    Législatives: les universitaires représentent 67,32 % de la nouvelle composante de l'APN    Mechichi campe sur ses positions    L'usage de la langue anglaise renforcé    «Modric reste la force qui anime l'équipe»    Faut-il réformer le bac ?    La fin du «feuilleton» du film sur l'émir Abdelkader ?    Le RND veut se joindre à l'alliance présidentielle    Mohamed Ould Abdel Aziz arrêté    JS BORDJ MENAIEL - JS DJIJELI EN OUVERTURE DES FINALES D'ACCESSION    "À nous la finale !"    Peu de communication, beaucoup de spéculation    L'ANGLETERRE ASSURE LA PREMIÈRE PLACE    Foot/ Ligue 1 (mise à jour) : le CRB remonte sur le podium, le NAHD renoue avec la victoire    La Géolocalisation pour suivre le transport des marchandises    Algérie-Etats-Unis: Accord pour améliorer l'apprentissage de l'anglais    LA FIENTE    De la mémoire outragée et des néo-révisionnistes de l'Histoire    L'artiste-plasticienne Nadia ouahioune épouse Cherrak expose au Méridien d'Oran    Goudjil réunit les présidents des groupes parlementaires    «La fraude a été excessive à Béjaïa»    Cap sur l'électrification des niches de production    Un auto-cuiseur «top» sur le marché    Le «Phare marin» ne sera pas démoli    Situation sanitaire «très critique» à Béja    Khartoum appelle le Conseil de sécurité à tenir une session    L'armée repousse une attaque de Boko Haram et tue trois assaillants    «L'ANIE doit revoir sa copie»    Les révisionnistes refont surface    Le 4ème art sera étudié à l'Esba!    Redistribution des cartes    Arrestation de 8 éléments    Sur quel gouvernement va s'appuyer Abdelmadjid Tebboune ?    MERIEM    Les hauts décideurs politiques et le roman subversif !    "Cette nudité féminine renvoie celui qui la regarde à l'aube de l'humanité"    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





L'espoir d'une mémoire apaisée
Entre l'Algérie et la France
Publié dans L'Expression le 03 - 04 - 2021

Le dossier de la mémoire «revêt une importance extrême» et permet de «donner à nos enfants l'occasion de se connaître soi-même». C'est avec ses mots que le conseiller du président de la République chargé des Archives et de la mémoire nationale, Abdelmadjid Chikhi, a ouvert les travaux d'une Conférence nationale sur la mémoire et son rôle dans la préservation de l'unité nationale. Des propos qui éclairent sur l'«obstination» de Chikhi à récupérer la totalité des archives et cela depuis le premier jour de sa désignation par le président Tebboune, comme étant l'expert des questions mémorielles, chargé de mener un travail en parallèle à celui accompli, du côté français, par l'historien Benjamin Stora. «Le président Tebboune a, à plusieurs occasions, affirmé que nous voulons que le peuple algérien connaisse l'intégralité de son histoire, nous voulons rétablir la vérité historique, mais comment y arriver, alors que la majeure partie de notre histoire se trouve dans des archives françaises et dans d'autres archives étrangères?», s'est-il interrogé, il y a quelques semaines, au cours d'une émission télévisée. À cette question, le président français a apporté un début de réponse en décidant, dernièrement, de faciliter l'accès aux archives classifiées. Un geste d'apaisement qui vient s'ajouter à plusieurs autres? dont le dernier en date est la reconnaissance de la responsabilité de la France dans l'assassinat de l'avocat nationaliste Ali Boumendjel. Il est clair que le président Macron veille à lever toutes les contraintes qui pourraient paralyser le travail de réconciliation des mémoires. Mais le chemin est long et périlleux. Car, même si la France a décidé de prendre des «actes symboliques» pour apaiser les mémoires entre les deux pays, elle a cependant exclu toute «repentance» et «excuses». Une question qui divise et qui a déjà fait couler beaucoup d'encre. Mais elle n'est pas la seule puisque aux vives critiques qui ont fusé, des deux côtés de la Méditerranée, après la publication du rapport Stora, des voix continuent de s'insurger contre le rapprochement mémoriel entre les deux pays. En France et pas plus tard qu'hier, le journal le Monde a ouvert ses colonnes pour une contribution qui se veut une réplique à l'article intitulé Guerre d'Algérie: le tabou des viols commis par des militaires français. Son auteur «dénonce» ces hommes et ces femmes qui se sont battus pour arracher leur liberté contre l'ignominie française en Algérie. Il leur demande de «se repentir», car ils se sont soulevés contre les massacres qui se sont étalés sur près de 130 années, contre les enfumades, les tirs au napalm, les gaz sarin ou encore la torture et les exécutions sommaires.
À la vue de ces tentatives vaines de manipuler l'Histoire avec un déni d'une rare violence, il semble bien que beaucoup de travail reste à faire au sein même des deux sociétés. En Algérie, Abdelmadjid Tebboune a été clair: «Nous ne renoncerons jamais à notre mémoire mais il ne faut pas en faire un fonds de commerce (...) Nous ne privilégierons pas de bonnes relations au détriment de l'Histoire et de la mémoire, mais les problèmes se règlent avec intelligence et dans le calme, et non avec des slogans.» De son côté, Emmanuel Macron qui a fait de la question de la colonisation et de la guerre d'indépendance de l'Algérie un enjeu mémoriel emblématique de son quinquennat, se dit prêt à «regarder l'Histoire en face (..) sans chercher à la détourner, à la masquer non plus ou à l'instrumentaliser». En décidant d'affronter les événements douloureux du passé, Tebboune et Macron tentent de clore définitivement le dossier de la mémoire et repartir sur de nouvelles bases. Les deux présidents mènent un combat ardu. Finira-t-il par porter ses fruits?

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.