Un jeudi apocalyptique à M'sila    Real Madrid: Zidane vers la sortie ?    Ligue des champions: Mahrez dans l'équipe type de la semaine    Congé de maternité: Une campagne d'information sur les demandes en ligne    EN: deux à trois matchs amicaux au menu des Verts en juin    AADL2 : Près de 4.600 souscripteurs ont retiré les ordres de versement de la 1ère tranche    Coopération : lancement officiel du projet de création d'un Conseil d'affaires algéro-mozambicain    Ligue des champions (1/4 de finale - aller) : CRB-EST décalé au samedi 15 mai    La position française par rapport à ce qui se passe au Tchad est anti-démocratique    Coronavirus: 201 nouveaux cas, 138 guérisons et 8 décès    Espagne: la justice dément avoir convoqué le président sahraoui Brahim Ghali    La recherche de solutions aux différentes revendications doit se faire dans le cadre d'une approche progressive    Le général Medjahed débat avec Anouar Haddam    Algérie-Libye : une position ferme et réaliste (1re partie)    Le Parlement adopte l'amendement de la loi sur la Cour constitutionnelle    Nous sommes fiers de l'acquis démocratique polonais    Six mois de prison avec sursis pour Bendiar Maamar    «Le FLN est en décadence»    Les prix se consolident    L'ouverture de bureaux de change n'est pas envisageable    Sonatrach évoque une reprise de ses activités en Libye    Messaoudi (JSS) maintient le cap    Les finances et la fin de saison au menu    «Ce n'est pas évident de mettre toujours un onze compétitif»    Renflouage du barrage de Taksebt depuis l'oued Sebaou    Cap sur le 6e congrès    2 personnes trouvent la mort sur la RN 47    Tajine de poulet sucré-salé    Les pompiers exigent la réintégration de leurs collègues    Relâchement généralisé et persistant    Algérie-France : la question de la mémoire doit être traitée dans le cadre d'un dialogue d'Etat à Etat    Bac artistique : la musique et la danse seront-elles enfin licites ?    Les artistes rendent hommage à Sid Ahmed Agoumi    "Certains de nos comédiens ont du mal à incarner leur personnage"    Inexistant au centre-ouest du pays : Le projet de CHU relancé à Chlef    Le parcours du combattant    La néo-théorie du «bon cercle» !    Eric Zemmour, visé par des accusations d'agressions sexuelles    L'armée hausse le ton    Les démarches de sa prise en charge engagées    Les candidats retiennent leur souffle    Les mises en garde de l'Armée    Les agents agréés de l'Otan aux abois    L'UA condamne les attaques terroristes au Burkina-Faso, Mali et Niger    Un policier tué dans une attaque jihadiste sur des puits de pétrole    Huit auteurs du meurtre des trois expatriés ont été abattus    Appel à l'exploitation économique du patrimoine culturel    Le roman de Salim Bachi parait aujourd'hui    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





L'absentéisme ou le fléau ramadhanesque
Bouira
Publié dans L'Expression le 20 - 04 - 2021

La majorité des services publics tourne au ralenti. Qu'il s'agisse des guichets de délivrance de documents administratifs, du service d'accueil des doléances, ou des lieux où le citoyen paye des redevances... la situation est identique. À l'état civil, l'attente dure entre une heure à deux heures. Les agents de saisie aussi trouvent le moyen pour quitter leur place après chaque délivrance en n'omettant pas d'inviter le demandeur à s'adresser au collègue d'à côté. À la daïra, fermée depuis les évènements qui ont caractérisé l'affichage de la liste des logements sociaux, le citoyen est amené à patienter en raison de l'absence d'un interlocuteur. Quand vous essayer de comprendre il y a toujours quelqu'un pour vous raisonner et vous demander de patienter puisque vous n'avez rien à faire la journée.
Une réplique est même devenue légion chez nous. «Wach tu vas préparer le F'tour?», vous lance au visage le préposé qui était dans un autre bureau pour un dossier. Dans cette course à la meilleure réplique, il y a une autre plus polie. «Pourquoi vous avez attendu le mois de Ramadhan pour demander ces papiers?», répondent certains employés pressés de partir «dormir». Au classement des absenteistes, l'APC de Bouira tourne sans ses élus. Depuis maintenant plusieurs mois, la totalité des responsables élus de cette institution sont absents. Cet état de fait met dans l'embarras plusieurs citoyens qui veulent se renseigner sur les raisons de leur exclusion des listes des bénéficiaires de l'aide des 10000 DA octroyée en ce mois de Ramadhan.
Même quand ont les rencontre dehors, ces représentants du peuple, comme ils aiment se qualifier, sont unanimes dans une réponse passe-partout, «il faut voir avec le maire», comme si le maire était celui qui confectionne ces listes. Il en est le responsable puisque c'est lui qui signe, mais les autres élus et l'exécutif sont responsables au même titre que le premier magistrat de la ville. Lors de la dernière session APW, le wali et le P/APW ont annoncé l'affectation de 25 milliards de centimes supplémentaires pour prendre en charge la totalité des inscrits et demandeurs. Cet absentéisme qui freine l'activité de la commune touche les vice- présidents qui sont détachés et qui perçoivent une indemnité consistante.
L'absence concerne aussi le maire qui, depuis l'affichage des listes des logements sociaux, ne rentre au siège de l'APC que le soir pour signer le courrier. La question qui s'impose est: pourquoi ces élus ne suspendent pas leurs mandats respectifs et arrêtent de percevoir un argent public immérité? Unanimement, les citoyens déclarent que l'actuelle composante de l'APC de Bouira reste plus médiocre; l'équipe antécédente a aussi distribué des logements en 2017, mais a continué à recevoir les citoyens et à les convaincre. Le bureau de Hakim Oulmi, le maire sortant, d'Aksous Ali son adjoint, n'ont jamais fermé les portes à la figure des électeurs. Même si les horaires en ce mois de jeûne sont adaptés, ils ne sont pas respectés.
Pour confirmer, il suffit de faire un tour dans l'ensemble des administrations publiques entre 14 et 15 heures pour découvrir des bureaux vides. Les seuls présents vous invitent à revenir le matin parce que le chargé du dossier a un décès, a un malade... quand tout e monde sait que la désertion à quelques heures de l'horaire de sortie est une fâcheuse habitude ancrée dans les us algériens. L'autre structure qui aura sérieusement pénalisé les humbles citoyens et marqué les esprits cette semaine du début du mois de Ramadhan reste la poste. Entrée en grève sans aucun préavis localement, les retraités et les bénéficiaires de l'aide de Ramadhan surtout, ont eu du mal à retirer leur argent. Sans contester les revendications des postiers qui sont sûrement légitimes, il fallait au moins éviter un débrayage le premier jour du Ramadhan, même si les concepteurs ont surtout cherché à faire mal et avoir un impact solide, la particularité de la journée devait peser dans la prise de cette décision.
L'administration de son côté se devait de chercher des issues respectueuses des prérogatives de chaque partie. Un ministre qui se déplace dans les postes, aide une vieille à remplir son chèque fait du populisme parce que son travail à lui était d'anticiper et d'éviter les rapports de force. Pour ne pas généraliser, et par soici d'équité nous parlerons de deux organismes d'où ont été éradiqués ces fléaux grâce à la bonne conscience des employés. L'exemple à retenir demeure celui de l'Office national d'assainissement (ONA). Cet organisme répond à toute sollicitation dans un délai n'excédant pas 12 heures. Pour tester, nous avons pris attache avec la direction pour une intervention. Le samedi dès 8 heures, le camion et les agents étaient sur place. Malgré le peu de moyen dont dispose cet organisme d'utilité publique, malgré aussi le nombre de sollicitations, les responsables et les personnels tentent de répondre et expriment une totale disponibilité.
L'autre organisme où la discipline est de rigueur, n'est autre que la protection civile dont les équipes d'intervention sont prestes et disponibles H24. De jour comme de nuit, ces hommes dévoués répondent présents à tout moment. Ces exceptions ne doivent pas cacher la triste réalité d'une bureaucratie qui a la peau dure. Le fléau prend des ampleurs à l'occasion du mois de Ramadhan où la cadence de travail, déjà moindre toute l'année, prend un sacré coup en ce mois de privation et d'abstinence. Pour conclure, rendons un hommage particulier à ces travailleurs qui, toute la journée travaillent sous un soleil de plomb, une chaleur caniculaire, sans mot dire.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.