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Quelle cyberstratégie pour l'Algérie?
Dans un environnement de guerre de 4éme génération
Publié dans L'Expression le 24 - 07 - 2021


Les événements se suivent et s'accélèrent dans le monde sur le plan de la cyberstratégie. Les gravissimes faits commis par le Royaume chérifien, dans ce qui est désormais appelé l'affaire Pegasus, sont là pour le rappeler. Que les guerres modernes ne sont plus potentielles, mais bien plus virtuelles. En effet, comment une entité insignifiante et négligeable comme le régime du Makhzen, a-t-il pu attenter à la sécurité d'un pays de la taille de l'Algérie, de l'Espagne ou de la France? Un fait gravissime qui plaide en faveur d'une réorientation de la stratégie nationale de cyberdéfense et de cyberréplique. L'Algérie dispose d'un potentiel intellectuel et scientifique reconnu de par le monde entier. Les exemples de taille ne manquent pas. Seulement, en Algérie la prise de conscience autour des possibilités potentielles, des enjeux, des risques associés au cyberespace ont tardé à se concrétiser, malgré les appels des experts et des spécialistes. En fait, hormis l'institution militaire, ainsi que des services affiliés aux corps constitués spécialisés dans la cybercriminalité et cyberattaques, il n'existe aucune stratégie nationale claire dans ce domaine. Dès lors, on peut s'interroger quelles sont les institutions spécialisées chargées de l'analyse et études, de la traque et des contre-attaques, de la stratégie et campagnes, des plans d'action et stratégie en matière de cyberattaques? Hormis l'institut de stratégies globales Inesg, qui n'a pas encore cette envergure souhaitée, quels sont les instituts, écoles de formation en la matière, les clubs d'experts et autres cadres judicieux dédiés à la cyberstratégie? L'Algérie dispose-t-elle d'une agence de sécurité des systèmes d'information, qui pourrait impliquer les meilleurs enfants du pays? En France, c'est une cellule d'investigations composée de journalistes, qui a réussi à confirmer les soupçons dans l'affaire Pegasus. Les risques découlant des technologies de l'information et de la communication étant réels, la sécurité des systèmes d'information, la sécurité de l'information elle-même, ou sur un plan militaire, la guerre de l'information, les opérations d'information deviennent, dès lors, une affaire de souveraineté et de sécurité nationales. Tous les systèmes de télécommunications et de réseaux sont concernés par cette menace dont les secteurs stratégiques comme les domaines militaires, et d'autres sensibles comme les finances et banques, médicaux et énergétiques, etc. Aussi, la menace ne vient pas que des Etats, mais elle peut être le fait de groupuscules identifiés ou non identifiés, qui tentent pour des raisons politiques, idéologiques, financières, de vengeance, etc. de nuire à l'intégrité d'un pays ou d'une nation. Il est grand temps de songer à élaborer des dispositifs stratégiques et de définir les grands axes de la stratégie offensive à développer, en matière de cyberdissuasion et de géopolitique du cyberespace, de cybersécurité et de cyberdéfense. Nous ne sommes pas encore à cette dimension où le corpus doctrinal du pays est assez riche et varié pour nous permettre de tracer notre stratégie de défense et de sécurité nationales. Les propos du chef d'état-major Saïd Chanegriha sonnent, aujourd'hui, tel un couperet pour nous rappeler ces évidences combien salutaires. Aussi, pour ces Algériens amateurs de sarcasmes, qui mettent toujours en doute ces menaces, ô combien réelles, de «la main étrangère», qu'en est-il aujourd'hui? De facto, ces derniers participent dans cette stratégie, qu'ils alimentent sciemment ou inconsciemment, à travers leur scepticisme sarcastique et politique, qu'ils répandent perpétuellement, à grande échelle. Ce sont bien des médias étrangers, dont des journaux français comme ceux qu'on sacralise en matière de libre expression, qui évoquent «la main étrangère», à l'occasion du scandale de l'espionnage sur de hauts responsables et des personnalités françaises, espagnoles, algériennes et autres. S'il est vrai que c'est la responsabilité de l'Etat d'élaborer une cyberstratégie, la société civile se doit également de contribuer à travers des initiatives, qui sont à même de renforcer notre immunité nationale par rapport à cette menace planétaire bien réelle.

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