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L'écrivain boukhalfa bittam manque à tizi ouzou
Décédé en juillet 2013
Publié dans L'Expression le 31 - 07 - 2021

S'il y avait bien un homme de culture et de lettres qui ne ratait presqu'aucun rendez-vous culturel dans la wilaya de Tizi Ouzou, c'était bel et bien l'écrivain Boukhalfa Bittam qui nous a quittés un certain 9 juillet 2013. Boukhalfa Bittam écrivait des livres, mais participait et enrichissait les débats culturels qui se déroulaient dans la région, plus particulièrement à la Maison de la culture Mouloud-Mammeri.
L'écrivain Boukhalfa Bittam avait une autre qualité: il n'hésitait pas à conseiller et à aider volontiers les jeunes écrivains en herbe. Il revoyait gracieusement les manuscrits des auteurs qui en étaient à leur première tentative d'écriture.
Quand bien même il constatait des insuffisances dans les textes qui lui étaient soumis à correction et à des remarques, Boukhalfa Bittam était d'une telle bonté qu'il ne décourageait jamais les auteurs débutants auxquels il prodiguait encouragements et assistance. Il a, d'ailleurs, tenté d'aller encore plus loin dans sa volonté à aider les jeunes plumes du temps où il avait été nommé directeur de l'édition chez «Aurassi» à Draâ Benkhedda. Malheureusement, cette expérience, l'une des premières à Tizi Oueou si ce n'est la première, avait fait long feu car la tragédie des années quatre-vingt-dix allait freiner toutes les initiatives culturelles de ce genre.
Un enfant de Tizi Ouzou
Mais Boukhalfa Bittam, en dépit d'un tel contexte, n'a pas cessé d'écumer à sa manière la scène culturelle locale et régionale. Une conférence-débat qui se déroulait à Tizi Ouzou sans la présence de da Boukhalfa, comme l'appelait familièrement tout le monde, était amputé d'un pan important de son audience. Originaire de la même région que les écrivains Mouloud Mammeri, Chabane Ouahioune, Arezki Metref, Amar Metref, Abdellah Mohia, Boukhalfa Bittam a vécu la plus grande partie de sa vie dans la ville de Tizi Ouzou où il a exercé une très longue carrière de pédagogue. Après avoir été enseignant, il devint directeur de l'Ecole normale de Tizi Ouzou plus connue sous les initiales de l'ITE. Il était connu et respecté par plusieurs générations d'enseignants d'un peu partout qui ont fait l'ITE du temps où il dirigeait cet institut. Compte tenu de sa rigueur intellectuelle, Boukhalfa Bittam ne publiait un livre qu'après s'y être consacré, avec patience et passion, pendant plusieurs années. C'est ce qui explique que tout au long de son parcours d'auteur, il n'a publié que six livres entre romans, recueils de nouvelles et essais. Ses ouvrages sont: Taddart Oufella, Rue de la liberté, Meriem, Youyou dans les lauriers-roses et Les justes ainsi qu'un essai sur Fadhma Nsoumer. Ouvrage épuisé et jamais réédité à ce jour.
Dans ses livres, Boukhalfa Bittam décrit et décortique le mode de vie, notamment dans les villages de la Kabylie profonde. Les livres de Boukhalfa Bittam sont très précieux et gagneraient à être réédités.
Un témoin de son temps
Il s'agit d'ouvrages descriptifs de faits réels dans bien des cas, qui se sont déroulés à un moment ou un autre dans différents villages de la Kabylie où Boukhalfa Bittam a vécu jusqu'à sa mort. Boukhalfa Bittam était un témoin de son temps qui a immortalisé des pans entiers de la vie en Kabylie avec son talent d'écrivain et de narrateur. Rééditer ses livres dont le premier, intitulé «Taddart Oufella», a été publié en 1980, est le meilleur hommage qui puisse lui être rendu. Car un écrivain ne mourra vraiment que le jour où ses livres ne seront plus disponibles en librairie ni dans les bibliothèques. Ce constat est valable d'ailleurs pour tous les autres écrivains algériens qui ne sont pas de ce monde et dont les livres sont désormais introuvables.
À Tizi Ouzou, par exemple, c'est le cas de l'historien Mohamed-Seghir Fredj, dont le livre Histoire de Tizi Ouzou est introuvable.
Une partie des livres de Chabane Ouahioune ne sont plus disponibles. Même certains écrivains qui sont encore en vie, alors que leurs livres sont introuvables. Les éditeurs professionnels devraient se pencher sur le paradoxe de ladite situation.
Les responsables du secteur de la culture aussi.


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