Liga: encore un 0-0 pour l'Atletico    L'Algérie affronte le Niger le 8 octobre à Blida    Décès de Abdelaziz Bouteflika : drapeau en berne pendant trois jours    Un total de 7 morts et 341 blessés durant les dernières 24 heures    Air Algérie veut faire sa mue    Le RCD dit non    Makri annonce la participation de son parti aux élections locales    PEINE DE 16 ANS DE RECLUSION CONFIRMEE POUR WASSINI BOUAZZA    Saidal produira le "CoronaVac" dès le 29 septembre    Disparition d'un enfant de 4 ans à Béchar    Z comme z'bel !    Retour des supporters dans les gradins sur présentation du pass sanitaire    Le wali s'implique dans la recherche de nouvelles sources de financement    Mellal fait appel de l'ordre d'expulsion de la justice    Barça : L'agent de Koeman accuse Laporta : "C'est l'hypocrisie du sport"    Le charme secret de la décadence    Kaïs Saïed ordonne la réouverture des frontières avec la Libye    Le gouvernement explique sa démarche    886 000 livres scolaires disponibles    Le HCA partie prenante    Djezzy organise la compétition «eSports World Convention»    80 logements LPA de Belgaid: Livraison du projet dans les délais exigée    Vice-président du Conseil présidentiel libyen: Nécessité de consulter et coordonner avec l'Algérie    Zombie et génie en même temps    Allaoua Achouri n'est plus    L'axe Alger-New Delhi redémarre    Les putschistes face à l'échéance exigée par la Cédéao    Les Russes commencent à voter aux élections législatives    «Commençons d'abord par la sous-traitance»    Entre blocages et retards    Que cessent ces pratiques hors la loi!    L'école primaire Azoug à l'honneur    Echec aux opposants virtuels    Les explications du chef de l'Exécutif    La FAO conforte Aïmene Benabderrahmane    La justice, jamais «les justices»    Ils ont profané nos massifs montagneux    La «mention spéciale» décernée au jeune Nazim Benaidja    L'ex-rébellion appelle à mettre en oeuvre l'accord d'Alger    Dépénaliser l'acte de gestion ou désincriminer le droit de la vie des affaires ?    Ibrahim Chenihi signe pour deux ans    "Tandem Media Awards", une première édition dédiée au journalisme culturel    Un univers artistique entre l'universalisme et les traditions    Halte à la maltraitance ! Pour que cesse la violence !    Préparer la rentrée    BRÈVES...    Bureaucratie à l'excès !    Les petits charretiers d'un FLN d'arrière-garde    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les poèmes de Mohamed Benhanafi enfin édités
Collectés par Ourida Sider
Publié dans L'Expression le 05 - 08 - 2021

Que de chansons sont fredonnées et ont bercé des générations entières de mélomanes sans que ces derniers ne sachent qui en ont été les auteurs, aussi bien des musiques que des poèmes!
En effet, derrière presque chaque grand artiste, il y a un poète discret qu'on ne voit presque jamais et dont on n'entend pas parler, sinon rarement. Comme lorsqu'un un auteur décide d'accomplir un travail de recherche dans ce sens et de l'éditer sous forme de livre. C'est ce que vient de faire Ourida Sider en publiant un livre intitulé «Isefra n Benhanafi» (Les poèmes de Benhanafi».
Le livre de 164 pages est enrichi d'une préface remarquable du professeur Youssef Nacib, universitaire-chercheur, auteur de nombreux livres ayant trait à la culture amazighe dont l'un est une référence consacrée au maître éternel de la chanson kabyle Slimane Azem. Il s'agit, dans ce livre, très précieux, de rendre à César ce qui lui appartient. Bien que tous les initiés connaissent le regretté poète Mohamed Benhanafi, il n'en demeure pas moins qu'il reste méconnu chez le commun des mélomanes et chez le public de manière générale. Surtout des nouvelles générations. Le mérite de Ourida Sider est donc grand. Elle s'est penchée sur l'un des plus grands poètes kabyles, le plus méconnu sans doute, le plus modeste et le moins médiatisé. Les poèmes de Benhanafi ont été chantés pourtant, par de célèbres chanteurs kabyles dont Idir (I wezgar), Athmani, Chavha, Mouloud Habib, Malha, Drifa, Kaci Abdjaoui, Medjahed Hamid, Djamel Chir, etc. Ourida Sider rappelle dans sa présentation que quand un homme de culture comme Benhanafi décède, c'est une bibliothèque qui brûle. Elle ajoute qu'il est très difficile de parler de Benhanafi car elle détient beaucoup d'informations sur lui qu'elle ne peut livrer au lecteur sans l'aval du regretté Benhanafi. Ce dernier a donc emporté pas mal de secrets avec lui. Et quand bien même des personnes qui lui étaient proches, comme Ourida Sider en savent quelque chose, elles ne peuvent aucunement en parler par respect à sa mémoire. Mais ce qui compte le plus, ce sont les dizaines de poèmes consignés dans ce livre que toutes les bibliothèques scolaires où la langue amazighe est enseignée, gagneraient à avoir dans leurs rayons. En effet, des textes aussi ingénieux comme le célèbre poème Azgar, chanté par Idir, devraient être mis à la disposition des apprenants de la langue amazighe afin de servir de supports pédagogiques. Une richesse lexicale indéniable et les métaphores prenantes caractérisent les poèmes de Benhanafi. On le confirme de plus en plus avec la lecture de ces textes.
En outre, nous apprenons, à travers les éléments biographiques livrés par Ourida Sider, que le vrai nom du grand poète Mohamed Benhanafi est Mohamed Ait Tahar. Il est né le 7 février au village Ath Sidi Athmane à Ouacif. Tout comme de nombreux enfants de Ouacif, il part à Tiaret en 1948. Benhanafi a également animé plusieurs émissions radiophoniques à la chaine II dont la célèbre «Icennayen n uzekka». Pour en savoir plus, la lecture du livre de Ourida Sider est recommandée vivement. Le lecteur peut aussi découvrir le témoignage précieux de Youssef Nacib sur Benhanafi qu'il a rencontré pour la première fois en 1971. À l'époque, Benhanafi animait une célèbre émission de poésie. Le côté modeste de la personnalité de Benhanafi est l'une des choses qui ont le plus marqué Youssef Nacib qui en parle dans la préface du livre. Le témoignage de Youssef Nacib, spécialiste de la poésie kabyle, est édifiant concernant Mohamed Benhanafi. Le lecteur en apprendrait également beaucoup en lisant cette préface. En se plongeant dans le livre de Ourida Sider, on découvre, en plus de la vie et du parcours de Benhanafi, la richesse de la langue amazighe à travers des dizaines de poèmes composés par le regretté. Il est aussi question de revisiter le riche patrimoine kabyle, les traditions de la Kabylie, les rites etc. Car toute la poésie de Benhanafi en est imprégnée. Ce livre est un hommage à un poète exceptionnel qui a toujours refusé les hommages, son humilité étant légendaire. À la hauteur de son génie poétique.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.