Classement Fifa: L'Algérie conserve sa 30e position, mais perd une place au niveau africain    AS Rome : Mourinho très remonté contre ses joueurs    Newcastle aurait trouvé le successeur de Steve Bruce    Rejet de 77 dossiers de candidature    Des candidats exclus font appel    Renforcement de la coopération policière entre les pays africains    L'économie dans le brouillard    Les remises plafonnées à 50% à compter de 2022    L'impérative réforme du système de protection sociale    Vers un durcissement des contrôles    Large consensus sur les élections du 24 décembre    L'Espagne ouvre la porte aux migrants mineurs    Le Conseil de sécurité de l'ONU débarque chez le colonel Goïta    27 morts dans un attentat à Damas    Prix Nobel algérien ? Tu rêves, mon frère !    Le procès Hamel reporté au 17 novembre    Un scrutin miné ?    Djabelkhir dans l'attente d'un avis du Conseil constitutionnel    Environ 290 transactions enregistrées    Slimani absent à Prague    Amara appelle les clubs à se conformer aux exigences de la CAF    Le Chabab affûte ses armes    Retour du public dès demain sous conditions    Les citoyens ne se vaccinent plus    Entre relâchement et réticences vaccinales des Algériens    2 morts et 7 blessés dans une collision entre un véhicule léger et un bus scolaire    Des maires français réclament "la reconnaissance du crime d'Etat"    Le numérique au placard ! Vive le placard !    Le cartable allégé pour demain ?    El Kerma: Plus de 1.500 nouveaux logements pour répondre à la forte demande    Mendicité, la loi existe, il faudrait juste l'appliquer !    Tlemcen: 350 tonnes de pomme de terre déstockées    Force humaine    L'écrivain Dib et le rapport à la nationalité française    Eric, tu fais honte à tes anciens camarades    «Il faut se mobiliser pour accompagner ces efforts»    Spéculation sur le livre scolaire    Double meurtre sur l'autoroute    Les dates des compositions fixées    Aucun effet sur les prix du poulet    Ces «experts» Algériens    La guerre des spéculateurs    Les colons sionistes volent la récolte d'olive au sud de Naplouse    35e anniversaire de la mort de Samora Machel    «Barrons la route aux ennemis de la paix»    Cette obsession qui nourrit les amalgames    Une opportunité pour l'émergence de jeunes talents    Des rejets «excessifs et arbitraires»    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les putschistes face à l'échéance exigée par la Cédéao
Guinée
Publié dans L'Expression le 18 - 09 - 2021

Les militaires qui ont pris le pouvoir par la force en Guinée font désormais face à l'exigence vigoureuse de leurs voisins ouest-africains d'organiser des élections dans six mois, un délai a priori peu compatible avec leurs plans. Les dirigeants des 15 pays de la Cédéao, la Communauté des Etats ouest-africains, réunis en sommet extraordinaire au Ghana, ont «décidé» jeudi «la tenue, dans un délai de six mois, des élections présidentielle et législatives pour la restauration de l'ordre constitutionnel» en Guinée.Ils ont aussi décidé de geler les avoirs financiers des membres de la junte et de leur famille et de les interdire de voyage. Ils ont maintenu la première mesure prise après le putsch du 5 septembre, la suspension de la Guinée des organes de décision de la Cédéao. Ils ont demandé à la présidence ghanéenne en exercice de l'organisation de se rendre «dès que possible» en Guinée pour notifier leurs décisions aux nouveaux maîtres de Conakry. Une mission «de haut niveau» était attendue hier dans la capitale guinéenne, a dit un diplomate proche de la Cédéao, sans pouvoir en préciser la composition ni le programme. Aucune confirmation officielle n'a été obtenue auprès de la Cédéao ou du Ghana. La télévision nationale, sous la coupe de la junte, a annoncé jeudi soir une «visite de travail et d'amitié» d'une délégation de chefs d'Etat de la Cédéao. C'était avant la publication du communiqué du sommet d'Accra.
Le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya et ses hommes, qui ont renversé le président Alpha Condé, n'avaient pas réagi publiquement vendredi. Le lieutenant-colonel devait poursuivre hier, avec les banques et les syndicats, les concertations ouvertes mardi pour commencer à définir le contenu d'une transition censée ramener les civils au pouvoir. En donnant six mois au chef de la junte, les dirigeants de la Cédéao paraissent aller frontalement à l'encontre de ses desseins.»Le seul calendrier qui vaille est celui du peuple guinéen qui a tant souffert», a-t-il déclaré mardi lors de la première journée de consultations. Il n'a rien dit jusqu'à présent sur le possible contenu de cette transition, sa durée, quel rôle les militaires y joueraient, ni comment seraient organisées des élections. Les analystes se demandent si l'opération militaire, qu'ils ont jugée maîtrisée de la part des forces spéciales contre le régime Condé, avait pour versant un plan politique préparé ou non. Cependant, le lieutenant-colonel Doumbouya a signifié à ses interlocuteurs sa volonté de «refondation» de l'Etat, entreprise difficilement conciliable avec un délai de six mois. Il a exprimé sa volonté d'associer le plus grand nombre pour ne pas, a-t-il dit, renouveler «les erreurs du passé». La plupart des participants aux concertations de cette semaine s'attendent à un processus étendu. Mais les dirigeants de la Cédéao «ont insisté pour que la transition soit très courte», a déclaré le président de la Commission de l'organisation. Aucune précision n'est sortie du sommet quant aux mesures possibles si les militaires ne respectaient pas l'échéance. Les dirigeants ouest-africains ont voulu faire preuve de fermeté. Ils se sont dits «fortement préoccupés de la résurgence des coups d'Etat» dans la région, après les deux putsch menés en août 2020 et mai 2021 chez le voisin malien. Le dernier fait accompli en date en Guinée a suscité la crainte d'une contagion à d'autres pays où l'autorité de l'Etat est passablement affaiblie. Les analystes mettent en garde contre les parallèles entre les situations politiques malienne et guinéenne. La Cédéao s'était employée à faire en sorte que la transition au Mali soit la plus courte possible après le putsch de 2020 et avait transigé sur une durée de 18 mois. La tenue d'élections en février 2022, comme prévu, y est de plus en plus douteuse et la pression monte pour une prolongation. La Cédéao a signifié ne pas vouloir en entendre parler, se disant «très préoccupée par la lenteur» de la préparation des élections, dont la tenue en février 2022 est «non-négociable». Elle réclame de la junte d'ici à la fin du mois d'octobre un échéancier des étapes essentielles avant les élections. L'organisation «décide de sanctions ciblées contre tous ceux dont les actions impactent négativement sur le calendrier de la transition», et demande l'établissement d'une liste de noms à cet effet. Par ailleurs, il est question d'engager des compagnies de sécurité privées, claire référence aux discussions en cours avec la société paramilitaire russe Wagner. Comme au lendemain du putsch au Mali, les militaires guinéens peuvent pour le moment se prévaloir d'un large soutien de la population, excédée par la pauvreté, la corruption et la répression.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.