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Le Cnapeste persiste dans sa grève cyclique
Malgré une timide participation des enseignants
Publié dans L'Expression le 06 - 12 - 2021

Les enseignants grévistes affilés au Cnapeste sont de plus en plus durs à convaincre. Leur mouvement de grève cyclique, lancé par cette entité syndicale, a entamé, hier, sa 6e semaine. Ledit débrayage a été diversement suivi, à travers le territoire national. L'action du Cnapeste n'a finalement pas eu l'effet escompté, mais, les constats dressés sur le terrain et les chiffres de la tutelle, laissent dire que la «contagiosité» de la grève est bien là, même si elle demeure faible.
Contacté, hier, dans l'après-midi, par L'Expression, le chargé de communication auprès du ministère de l'Education nationale a déclaré que «le taux de suivi de la grève, lancée par le Cnapeste, est estimé à 2%, au niveau national». Un taux qui était à 1,4%, il y a une semaine.
Cette légère hausse sous-entend que le nombre d'élèves pénalisés par la grève du Cnapeste est en augmentation. Ce mouvement de grève qui a concerné à ses débuts quelques lycées s'est élargi. Chose affirmée par le représentant de la tutelle qui a indiqué que «le taux de suivi de la grève du Cnapeste a atteint, hier, les 7,5% dans le secondaire». Un taux qui était à 5,4% dans le même cycle la semaine dernière.
Le chargé de communication auprès de la tutelle n'a pas manqué de manifester son inquiétude face à la persistance de ce mouvement de grève. «Vous savez, en ce qui me concerne, lorsque j'ai en face de moi, ne serait-ce qu'un seul élève pénalisé par la grève, cela pose un grand problème», a-t-il déclaré. Une déclaration qui fait allusion aux dégâts causés par cette grève cyclique qui impacte grandement l'apprentissage des élèves. Les parents invitent la tutelle et le Cnapeste à s'asseoir une nouvelle fois autour de la table du dialogue, dans l'intérêt de leurs enfants.
Des appels qui interviennent à l'heure où le bras de fer opposant les enseignants du primaire à leur tutelle continue. Les récentes promesses faites par la tutelle, en l'occurrence l'ouverture d'un concours de promotion au grade de professeur principal et de professeur formateur, pour les trois paliers, et le versement des arriérés de paiement d'avant le 31 décembre dernier, n'ont pu aboutir au «désamorcement» de la situation. Le ministre de l'Education nationale, Abdelhakim Belabed, a reçu, au siège du ministère, les représentants du Cnapeste, au courant de la semaine dernière, pour être à l'écoute des doléances des grévistes. Espérant le gel dudit mouvement de grève, le ministre a promis la satisfaction des revendications qui entrent dans ses prérogatives, notamment les points précités. «Le premier responsable du secteur a fait part d'une volonté de régler les dossiers en suspens depuis des années, mais elle ne répond pas à toutes les revendications des grévistes», a répliqué Boudiba.
Ce dernier nous dira également que «la grève se poursuivra demain (aujourd'hui, ndlr)». Cela avant de faire part d'une prochaine réunion des membres du bureau du Cnapeste au courant de cette semaine, afin «d'évaluer les réactions et décider de quelle manière va être élevée la protesta». Faisant allusion à «l'obligation» de recourir à la pression afin que les choses avancent, pour les protestataires, notre interlocuteur a, toutefois, affirmé la disponibilité du syndicat qu'il dirige à «aller vers un dialogue constructif», Boudiba n'a pas exclu le recours à la poursuite de la grève cyclique, en cas de non-prise en charge des principales revendications soulevées. Les protestataires exigent une revalorisation salariale afin de remédier à leur situation sociale. Les enseignants grévistes revendiquent également « la revalorisation de la prime d'indemnisation du Sud et des Hauts-Plateaux, calculée actuellement sur la base d'un salaire de base datant de 1989», a martelé le porte-parole du Cnapeste. Le problème du règlement du dossier du logement est également posé.


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