«C'est un écrin de l'esprit de Novembre»    Répéter, vaut souvent, convaincre!    Fin de parcours du touriste judiciaire    Sur la «piste» du nil    Un pays à la recherche de son destin    Trois projets de loi adoptés    Le Parlement espagnol bouscule Sanchez    «Bâtissons des projets communs!»    Le prince de Monaco a séjourné à Oran    L'entrée fracassante des Algériens    Messi poussé vers la sortie?    Le club à l'affût pour Neymar    L'été en pente douce    La grande vadrouille    Oran sous psychotropes    «Je veux rallumer la Bougie»    Le HCA lance le débat    Clôture en apothéose    La Banque d'Algérie émet une pièce de monnaie métallique de 200 DA    JM/handball/ dames Gr.A - 1re journée : le point après Algérie - Croatie 21-31    JM /Athlétisme (2e journée) : Abdelmalik Lahoulou décroche le bronze sur 400M haies    JM/Boxe dames : Hadjila Khelif (-60 kg) offre à l'Algérie une 2e médaille d'or    60e anniversaire de l'Indépendance: l'ANP organise un défilé militaire mardi prochain    Sommet de l'Unesco : Belabed met en avant l'intérêt accordé par l'Etat à l'éducation et à l'enseignement    Le ministre de la Communication installe les nouveaux DG d'El Chaâb et d'El Massa    Lamamra à Beyrouth pour prendre part à la Réunion consultative des ministres arabes des Affaires étrangères    OM: Sampaoli, c'est fini ! (officiel)    Assurances: le DG de la CNMA, Cherif Benhabilès, élu vice-président de l'OAA    Formation/enseignement professionnels: diversifier les offres de formation en tenant compte des spécialités prioritaires    Front Polisario: le massacre horrible perpétré par les autorités marocaines contre les migrants africains, "un crime presque parfait"    Inter Milan: Onana et Mkhitaryan, c'est signé !    Aïd Adha: mise en place d'un système d'encadrement sanitaire au niveau des points de vente de bétail et abattoirs autorisés    Grand Prix Assia Djebar du roman : les lauréats distingués à Alger    JM 2022: Oran vibre au rythme de la mode algérienne et de l'habit traditionnel    Sidi Bel-Abbes: ouverture du festival international de danse populaire    Migrants tués par la police marocaine : le chanteur nigérian Seun Kuti annule un concert au Maroc    PAP: Abdelmadjid Azzedine élu président du Groupe géopolitique de l'Afrique du Nord    Le Président Tebboune reçoit la PDG de la compagnie américaine "Occidental Petroleum Corporation"    L'ennemi n'est-il plus le même ?    L'art subtil du mensonge face aux enjeux de vérité: De la stratégie de l'araignée à la politique de l'autruche (1ère partie)    Grâce au nouveau gisement de gaz: L'Algérie pourra honorer ses nouveaux engagements d'exportation    Tlemcen: Les promesses du PDG de Sonelgaz    En attendant des solutions adaptées: 600.000 élèves quittent les établissements scolaires chaque année    22 carrières enveniment le quotidien des habitants de Sidi Ben Yebka: Des élus locaux réclament un changement de l'itinéraire des camions    L'Algérie pouvait-elle mieux faire ?    Sidi Bel-Abbès: Le Festival international de danse populaire de retour    Justice: Ould Abbes et Barkat condamnés à 6 et 4 ans de prison    «Rachad», ses sources de financement et le «MAK»: Le grand déballage de Benhalima se poursuit    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Un statu quo des plus précaires
En Libye, le gouvernement rival se retire de Tripoli après des combats
Publié dans L'Expression le 18 - 05 - 2022

Après un statu quo qui aura duré près de deux mois, le chef du gouvernement libyen Fathi Bachagha, investi en mars par la Chambre des représentants (Parlement, basé à Tobrouk) et soutenu par le maréchal Khalifa Haftar, chef de l'autoproclamée armée nationale libyenne, a tenté lundi de déloger l'Exécutif rival de Abdelhamid Dbeibah, ce qui a eu pour conséquence de violents combats entre des milices armées autour de la capitale Tripoli. Hier, Bachagha a annoncé qu'il se retire, vingt- quatre heures après les affrontements sévères qui ne sont pas sans rappeler ceux intervenus en 2020, lors de la tentative du maréchal Haftar de s'emparer par la force de la capitale.
La situation révèle combien le pays traverse une zone de fortes tensions entre l'Est et l'Ouest, surtout que la nomination de Fathi Bachagha est venue bouleverser les paramètres habituels du conflit, le président du Parlement Aguila Saleh et son allié Haftar ayant misé sur l'ancien ministre de l'Intérieur, puissant notable de Misrata comme Dbeibah, à l'heure de leur candidature commune à la présidentielle avortée du 24 décembre 2021.
C'est dans la nuit du lundi à mardi que les groupes armés proches de l'un et l'autre chef de gouvernement se sont durement affrontés sans qu'on sache exactement quelles étaient ces milices ou si elles s'étaient elles aussi scindées en deux tendances hostiles.
Bachagha a affirmé, hier, dans un communiqué, que ses ministres et lui ont préféré «quitter Tripoli pour préserver la sécurité des citoyens», même s'il avait déclaré, quelques semaines plus tôt, qu'il n'envisageait, en aucune façon, imposer son gouvernement par les armes, malgré le refus catégorique de Dbeibah de céder le pouvoir avant la tenue d'élections «libres et transparentes», sous l'égide des Nations unies.
On apprend que l'une des milices majeures de l'ouest libyen, Al Nawasi, s'est félicitée de l'arrivée à Tripoli de Fathi Bachagha, avant qu'il ne décide de se retirer, à la suite d'une médiation menée par une brigade loyale au gouvernement issu du Forum de dialogue politique inter-libyen. La conseillère spéciale du SG de l'ONU, l'Américaine Stephanie Williams, a pour sa part, insisté sur «la nécessité absolue de s'abstenir de toute action provocatrice» et toutes les parties impliquées comme les Etats-Unis, l'UE et d'autres ont exprimé leur «grave préoccupation» face à ces évènements.
Des appels au calme ont été délivrés qui exigent des groupes armés de «renoncer à la violence» pour ne pas «nuire au peuple libyen». Le fait est que ce genre de scénario était largement prévisible depuis que les deux gouvernements se font face et tentent, chacun de son côté, de brandir la carte d'une légitimité que seules des élections peuvent, en réalité, conférer, ainsi que le ressasse sans cesse l'Algérie, inquiète des risques que comporte un statu quo des plus précaires.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.