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La société civile en question
Les associations sont nombreuses sur le papier et sans effet sur le terrain
Publié dans L'Expression le 24 - 05 - 2022


Elles se comptent par milliers, mais nombreuses n'existent que sur le papier. Les associations, puisque, c'est d'elles qu'il s'agit, n'arrivent pas à faire bouger les lignes dans la société, hormis quelques associations qui versent dans l'humanitaire et la bienfaisance durant des occasions précises. Qu'en est-il du mouvement associatif? Peut-on parler d'une dynamique de la société civile sans que cela puisse être confondu avec de la présence caricaturale pour ne pas dire folklorique? Beaucoup de questions entourent cette notion qui s'est transformée en un énoncé fumeux et sans véracité sur le terrain. Les sociologues de la chose politique sont unanimes à dire que le mouvement associatif algérien est l'otage d'une approche dont les motivations dépasse la définition et le principe même de cette structure citoyenne et civique qu'est l'association et ce qu'elle implique comme détermination et conviction quant à l'émergence d'un véritable contre-pouvoir où la consécration de l'implication dans les affaires de la société et de l'Etat est une nécessité et objectif central. Cette donne fait dire aux experts du mouvement social que la société civile patauge entre une réalité mièvre et amorphe et une sorte d'illusion démocratique. Cette lecture pourrait être expéditive, mais il y a une part de vérité qui soutient l'essentiel de cette analyse. Sinon pourquoi un nombre mirobolant et effarant d'associations qui constituent le tissu et le corps de la société civile n'occupe pas l'espace public et le champ politique d'une manière massive et qualitative? L'expérience précédente a fait du mouvement associatif un élément dépendant de la sphère clanique du pouvoir. Cette réalité a perverti l'action et la pratique associative de telle sorte que l'association est devenue une espèce d'appendice assurant le rôle de caution et d'allégeance, lors d'un rendez-vous électoral majeur à un clan et une caste au détriment de la vocation citoyenne et civique qui lui sied. La société vit et traverse des mutations profondes, le changement ne peut venir de lui-même, cette approche est complètement erronée, il va falloir revoir la conception d'une association dans une société comme la nôtre. Pleins de défis attendent le pays, le rôle du mouvement associatif est plus que prépondérant pour relever ces défis. L'implication en profondeur des associations au sein de la société ne peut se traduire concrètement que si l'archaïsme politique et sociétal sera débarrassé complètement de la société. L'Algérie a besoin plus que jamais d'une société civile forte, c'est à partir de ce mouvement ancré dans la société que l'alternative du changement pourrait s'opérer sans que cela puisse constituer une menace et un danger pour l'Etat et la société. Il est impératif d'aider le mouvement associatif à se cristalliser et se faire un chemin digne de ce nom. L'Algérie nouvelle a besoin d'une société civile forte et attachée aux valeurs patriotiques du pays. Mais ces valeurs doivent être exprimées en dehors des desiderata et des diktats des nébuleuses et des forces occultes qui instrumentalisent les institutions et le pouvoir pour saborder le processus du changement intrinsèque et la consolidation de l'Etat-national. On ne peut pas exiger qu'il y ait une classe politique forte sans que cela soit traduit par la consolidation du rôle de la société civile. Il faut dire aussi que l'architecture actuelle du mouvement associatif est loin de répondre aux attentes et aspirations de la majorité des Algériens qui aspirent à une véritable dynamique sociétale où la culture, l'art, l'espace social, la science et la connaissance en général deviennent une pratique florissante en dehors des segments officiels. La société doit adopter d'autres façons de faire, elle est la première concernée par sa régénérescence et son redéploiement sur le plan structurel. Un Etat fort a besoin d'une société civile forte, c'est le pari et le challenge qui s'impose à l'Algérie nouvelle, débarrassée de vieux clichés du régime précédent qui a tout perverti et galvaudé y compris la notion de la citoyenneté.

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