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Quand la boisson s'expose au soleil
BLIDA
Publié dans L'Expression le 07 - 08 - 2006

La saison estivale est souvent synonyme d'intoxications alimentaires à cause notamment de «la fragilité» de certains aliments face à la chaleur.
La viande, le lait et ses dérivés, les conserves sont autant de produits qui, suite à leur consommation, peuvent être fatals pour le consommateur s'ils sont périmés ou mal conservés.
La wilaya de Blida, qui est à vocation commerciale et industrielle par excellence, est devenue, grâce à sa vocation, un carrefour privilégié pour la consommation et les achats de tout genre. Le marché Guessab, la rue d'Alger et Bab Dzaïr, le souk et un peu partout à travers la ville des Roses (supérettes, marchés informels...) sont des endroits qui demeurent convoités par les Blidéens ou des personnes venues d'ailleurs pour faire leurs «emplettes» en cette saison des fêtes et de grande consommation.
Toutefois, il y a lieu de se poser la question suivante: le consommateur est-il conscient et au courant des dangers qui peuvent découler de l'acte consistant à acheter un produit «fragile», de surcroît, exposé longtemps au soleil, à l'instar du lait et ses dérivés ou des conserves?
En outre, combien sont ceux qui prennent leurs précautions, une fois à l'intérieur d'un fast-food, d'une pizzeria ou chez un vendeur de glaces, de s'assurer que l'endroit est propre et qu'il répond aux normes requises en matière d'hygiène?
Des questions qui méritent d'être posées car il s'agit avant tout d'une affaire de santé publique, surtout quand on sait que notre pays enregistre plus de 5000 cas d'intoxications alimentaires annuellement, dont la majorité est signalée durant l'été. «Cela peut aller d'une simple douleur jusqu'à la mort, en passant par de fortes douleurs abdominales, diarrhées, fièvre et vomissements, tout ça à cause des bactéries et des produits toxiques dont la source est, entre autres, le manque d'hygiène et la présence d'insectes lors de la préparation de l'aliment», nous fera savoir un médecin. Dans ce sens, l'Association nationale pour la promotion et la préservation du consommateur, dont le siège est à Beni Tamou, dans la wilaya de Blida, et qui possède d'autres bureaux régionaux au niveau d'Oran, Constantine et Ouargla, oeuvre pour un consommateur averti et sensibilisé quant à ses droits et ses devoirs. C'est en vue d'atteindre pareils objectifs, qu'elle a organisé, récemment, des portes ouvertes au niveau du centre culturel Bounâama-Djillali afin d'être en contact direct avec les consommateurs et de leur expliquer ses différentes missions, dont la préservation de la santé du consommateur et de son pouvoir d'achat.
«A travers la loi 89-02, nous pouvons aller plus loin, car nous pouvons nous constituer en partie civile pour défendre l'intérêt du consommateur, victime d'une intoxication ou d'une duperie», nous dira M.Bouchekif Maâmar, président de l'association.
Ce dernier ajoutera qu'«en dehors de ces journées portes ouvertes, nous menons, en parallèle et malgré nos moyens dérisoires, un travail de sensibilisation à travers les séminaires, les médias et notre revue du consommateur, afin d'être à l'écoute des doléances des citoyens et de les transmettre aux services concernés. Toutefois, nous pouvons mieux faire si on avait les moyens nécessaires à notre mission».
La même source nous a fait savoir que certains producteurs de jus, un produit très convoité en cette saison, utilisent l'édulcorant à la place du sucre, qui a connu dernièrement une hausse de son prix, et ce afin de proposer leur produit à des prix bas, mais au détriment de la santé publique malheureusement, car l'utilisation sans respect des normes (en vigueur) de l'édulcorant peut provoquer des cancers.
Dans ce contexte, selon M.Annan, directeur de la concurrence et des prix de la wilaya de Blida, il a été procédé, dernièrement, à la fermeture, par ses services, d'une usine de fabrication de jus à base d'édulcorant à la place du sucre, alors que cela n'a pas été mentionné dans l'étiquetage et sa consommation, notamment par les enfants, peut constituer de grands dangers sur leur santé. «Mis à part cette fermeture, nous avons constaté que les cas d'intoxications alimentaires se produisent généralement, lors des repas collectifs, à l'instar des mariages où les aliments sont souvent mal conservés ou préparés. A titre d'exemple, le séchage du couscous en plein soleil, ajouté à l' humidité qui sévit durant la saison estivale, ces facteurs font que la consommation de ce couscous peut s'avérer dangereuse sur notre santé», dira-t-il, en nous informant que les agents de contrôle de la DCP de la wilaya de Blida cible, durant la saison estivale, tous les producteurs dont les produits sont fragiles, à l'instar des fromageries, des laiteries, des fabricants de glaces ainsi que les importateurs et les conditionneurs de la matière première, comme la poudre de lait. Il ajoute: «Nous enregistrons, depuis le début de la saison estivale à ce jour, une cinquantaine de cas seulement relatifs aux intoxications, qui demeurent tous, fort heureusement, sans gravité.»
Les recommandations qui sont généralement préconisées tournent autour de la nécessité de respecter toutes les normes allant de la production jusqu'à la commercialisation des produits alimentaires, en passant par les étapes de la conservation, du transport et de la congélation. Toutefois, parmi les parties les plus visibles de ces étapes, figure le transport. Ce dernier ne répond pas toujours aux bonnes règles censées exister, en vue de protéger les produits transportés. A titre d'exemple, les jus et les boissons d'une manière générale, sont souvent livrés aux différents cafés et salons de thé à Blida dans des pick-up, des camionnettes ou des camions qui ne sont pas couverts et sans réfrigération, laissant ainsi le soleil «agresser» ces produits, censés ne pas être en contact direct avec la chaleur et le soleil. Le même phénomène existe aussi chez un nombre considérable d'épiceries et de vendeurs d'alimentation générale qui «jonchent» les trottoirs par les différentes marques de boissons et d'eau minérale. «Ne pas exposer au soleil», ou «Gardez à l'abri du soleil, dans un endroit propre, sec et tempéré» sont autant de prescriptions que l'on peut lire sur les bouteilles d'eau minérale, de jus ou de boissons gazeuses, mais qui demeurent lettre morte. Avec ce phénomène, l'effet tonifiant et énergétique de l'eau minérale et du jus risque de «disparaître» à cause du soleil qui «gâche» toutes les vitamines et les oligo-éléments que sont censées procurer les différentes marques de boissons.
Enfin, le visiteur de la ville des Roses remarque, à première vue, que ses trottoirs et ses rues sont bondés de marchands ambulants et de vendeurs à la sauvette qui proposent certes à des prix concurrentiels, différentes marques de jus, de produits laitiers (fromage, yaourt, beurre...), ainsi que des oeufs, mais qui devraient tous être «gardés» à une température adéquate afin qu'ils soient bien préservés tout en protégeant la santé des consommateurs.
Ces derniers, et pour combattre ce grave phénomène et celui du laisser-aller, doivent s'abstenir d'acheter ces produits en pleine rue, surtout en cette saison de grandes chaleurs et de réapparition de plusieurs graves maladies et épidémies.
Les autorités locales doivent à leur tour «nettoyer» les lieux de ceux dont le seul souci est de gagner de l'argent au détriment de la santé de la population. Quant au mouvement associatif et la société civile, ces deux derniers doivent sensibiliser davantage et à longueur d'année les citoyens tout en leur faisant ancrer la culture du civisme et du consommateur averti tout en défendant ses intérêts.


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