Depuis le 6 août 2023, date de leur installation à la tête de la cour d'Alger, Douniazed Guellati et Lotfi Boudjemââ, les deux nouveaux jeunes chefs de la plus grande et plus importante cour du pays, entreprennent un sacré boulot, pour satisfaire les justiciables, les plus coriaces, de ceux qui ont toujours crié à la non-existence du moindre signe de justice dans ce pays. En effet, la grande bâtisse sise en plein boulevard «Hanafi Fernane», du Ruisseau-Kouba, fait l'objet d'un lifting, alors que juste à côté de l'aire réservée à l'emplacement des archives judiciaires, a été reconvertie en un immense parking gardé, à l'intention des «robes noires», de toutes les «robes noires». Normalement, ce problème qui constituait depuis maintenant 2007, l'os de blocage, de toute entreprise de normalisation des rapports tendus entre la «magistrature et le Bâtonnat, n'existe plus. Des deux côtés, on gère la situation, et les fréquents coups de gueule, de part et d'autre, ont disparu de l'écran. Côté organisationnel, on cherche à rendre la souhaitée crédibilité de la justice, en étant plus disponible, à l'accueil, à l'entrée, où la courtoise vigilance des agents est fort bien remarquée, comme dans les salles d'audience et dans les guichets uniques. D'ailleurs jeudi midi passé de quelques minutes, Douniazed Guellati, la présidente de la cour avait été aperçue, dévalant les marches d'escaliers, en direction des salles d'audience où les trios de magistrats, greffiers et procureur généraux-adjoints, finissaient la semaine dans une forme éblouissante, malgré le «mauvais» temps, qui persistait dehors, où une forte averse faisait des siennes, au seul grand bonheur des agriculteurs de la Mitidja. Malgré ce beau tableau, on trouve à redire, et continuer à ne pas croire au changement de notre belle justice. Oui, il y a comme «ça» des gens, des jeunes surtout, qui ne veulent pas croire un instant, qu'il y a une justice! Il y eut tellement d'injustice dans l'application des lois, ces dernières décennies, qu'il faudrait beaucoup plus de temps que prévu, pour que le citoyen de 2023/2024, se mette à applaudir les actions du décrié ministère de la Justice, et tout ceux qui ont un sacré lien, avec lui. Le très jeune duo actuel qui dirige avec doigté la cour d'Alger, sera peut-être, le vrai signal de ces applaudissements.