Après une longue année de stress, d'appréhensions et de dur labeur pour de nombreux élèves inscrits en 3e année secondaire, le jour J est arrivé. Le baccalauréat débute ce matin pour pas moins de 862733 candidats aux épreuves de la nouvelle version de cet examen. Une formule 2024 qui s'annonce plus mobilisatrice que la précédente. En 2023, le nombre total des concernés était, pour rappel, de 790515 candidats. De ce fait, il y a eu comme première mesure la mobilisation d'un nombre important de centres d'examen. Le bac de cette année sera marqué par la réquisition de 2863 centres d'examen, contre 2221 structures au cours de l'année précédente. Selon les chiffres communiqués par la tutelle, le bac de 2024 reste au féminin pluriel! Cette année encore, le nombre de candidates aux épreuves du baccalauréat est plus important que celui des garçons. 60% des candidats sont des filles. Ils sont 36,23% candidats libres. De plus, 971 candidats aux besoins spécifiques sont concernés par le bac de cette année. Un chiffre conséquent qui a nécessité une organisation au cordeau. De ce fait, de nombreuses mesures ont été prises pour les mettre dans de bonnes conditions, avec notamment des sujets en braille pour les déficients visuels. Ceci en plus des aménagements particuliers pour les élèves souffrant d'un handicap moteur. L'anticipation, la rigueur et le suivi minutieux des orientations du ministre sur le terrain, est le maître mot de la stratégie tracée par le département d'Abdelhakim Belaabed, notamment du fait que la session de 2024 a été marquée par l'organisation du premier baccalauréat de la filière arts. Ils sont 146 candidats répartis entre quatre spécialités (musique, cinéma, audiovisuel, théâtre et arts plastiques), à avoir passé les épreuves pratiques, le 28 avril dernier au niveau du Lycée national des arts Ali Maâchi. Compte tenu de l'importance de cet examen national, toutes les décisions organisationnelles ont été prises afin d'assurer le bon déroulement des épreuves, avec la mise en place d'un dispositif de suivi à plusieurs niveaux, pour un maximum de rigueur. «Les sujets de l'examens seront à la portée des élèves ayant suivi régulièrement les cours jusqu'à la fin du troisième trimestre, car ils sont puisés dans le programme dispensé en classe durant l'année scolaire», avait affirmé le ministre de l'Education nationale, Abdelhakim Belaabed. Cela avant d'appeler les candidats à prendre leurs précautions pour éviter d'arriver en retard, d'autant que les centres d'examen seront ouverts une heure et demie avant le début des épreuves». Comme lors des années précédentes, aucun appareil de communication n'est autorisé en salles d'examen et les effets personnels seront déposés dans une salle dédiée à cet effet. Une mesure de précaution destinée à la lutte contre la fraude aux examens. Ce n'est pas seulement la tutelle qui est engagée dans la guerre contre la triche, mais l'Etat, qui est déterminé à frapper d'une main de fer tous ceux qui sont tentés de tricher durant les examens. Les pouvoirs publics, en effet, ont adopté une politique pénale stricte, avec le concours des secteurs de l'éducation et de la justice et des corps concernés. Dans le but d'apporter les dernières retouches, le ministre a présidé une Conférence nationale consacrée au suivi des différentes opérations relatives à l'examen du baccalauréat. Un communiqué sanctionnant les travaux de cette dernière réunion tenue, jeudi dernier, par visioconférence, souligne que ladite rencontre a été marquée par la présence des cadres de l'administration centrale, du secrétaire général (SG) de l'Office national des examens et concours (Onec) et des directeurs de l'éducation. Le rendez-vous a été consacré «aux orientations concernant les différentes opérations liées à l'examen du baccalauréat (session de juin 2024)».