La convocation du corps électoral par le président de la République qui a fixé les élections législatives pour le 2 juillet 2026, accompagnée du lancement, annoncé par l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), de la révision exceptionnelle des listes électorales, à partir du 12 avril courant jusqu'au 26 du même mois, en prévision des élections législatives, indiquent que l'Algérie est entrée dans une période électorale qui va structurer le paysage et l'activité politiques du pays.Le Président Abdelmadjid Tebboune a signé le Décret présidentiel qui lance ce processus. Concernant la révision électorale dont il est attendu qu'elle contribue à mobiliser les jeunes en vue de leur participation au scrutin, l'ANIE a indiqué que «les citoyennes et les citoyens non-inscrits sur les listes électorales, ayant atteint 18 ans révolus à la date du scrutin, et remplissant les conditions légalement requises, sont appelés à demander leur inscription sur la liste électorale de leur commune de résidence». L'Autorité a également «invité les citoyennes et les citoyens inscrits sur les listes électorales, ayant changé de lieu de résidence, à demander leur inscription sur la liste électorale de leur nouvelle commune de résidence, en se rapprochant du siège de la délégation communale de l'ANIE et à soumettre toute demande, selon le cas, munis d'une pièce d'identité et d'une attestation de résidence, et ce, de 09:00 à 16:00». «Les citoyennes et citoyens peuvent accéder au site web de l'ANIE pour s'assurer de leur inscription, envoyer des demandes d'inscription ou de radiation via le lien: «https://services.ina-elections.dz», a-t-on précisé de même source. Les citoyennes et citoyens résidant à l'étranger, «inscrits auprès des représentations diplomatiques ou consulaires algériennes, sont appelés à demander leur inscription sur les listes électorales, selon les mêmes procédures, auprès de la commission de révision des listes électorales au niveau des représentations diplomatiques et consulaires algériennes à l'étranger». Les élections législatives du 2 juillet se dérouleront dans le cadre de texte modifiant et complétant l'ordonnance 21-01 portant loi organique relative au régime électoral qui a été adopté le mardi 31 mars 2026, par les députés de l'Assemblée populaire nationale (APN) et le jeudi 2 avril par les membres du Conseil de la nation. Cette adoption reflète la volonté de l'institution législative d'accompagner les réformes politiques initiées par le Président Abdelmadjid Tebboune, visant à consacrer l'Etat de droit. Selon le ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, ce texte vise à «renforcer la pratique démocratique fondée sur des bases constitutionnelles solides, selon des règles claires et transparentes ayant pour principe le libre choix du peuple et pour objectif le parachèvement de l'édification institutionnelle de l'Algérie nouvelle, en particulier les assemblées populaires élues». La nouvelle loi comporte une série de mesures visant à «consolider l'acquis démocratique électoral que représente l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), à travers sa restructuration, garantissant ainsi son indépendance et l'efficacité de sa performance, tout en préservant ses prérogatives essentielles consacrées par la Constitution», a-t-il rappelé. Il s'agit de la séparation entre les prérogatives de l'ANIE et l'administration qui, a expliqué le ministre, «permettra inévitablement d'ajuster l'équilibre entre les intervenants dans le processus électoral, réalisant ainsi une plus grande flexibilité dans la prise de décision et l'accélération de l'exécution sur le terrain par l'Autorité, tout en améliorant la qualité du processus électoral». La nouvelle loi constitue une garantie pour la consécration du principe de neutralité de l'administration, par son abstention totale de toute ingérence directe ou indirecte dans le processus électoral, se limitant uniquement à fournir le soutien matériel, humain et logistique. La nouvelle loi répond aux préoccupations soulevées par les partis politiques, en intégrant un ensemble de mesures pratiques et organisationnelles visant à réviser les critères de candidature. Le ministre a mis en avant les mesures importantes destinées à renforcer les mécanismes d'intégrité et de transparence et à lutter contre l'argent corrompu, de manière à consolider la confiance dans les institutions et à ancrer la pratique démocratique dans ses dimensions à la fois pratique et organisationnelle.