Après le nouveau découpage territorial de l'Algérie en soixante-neuf wilayas acté par la loi du 4 avril 2026 relative à la nouvelle organisation territoriale du pays, publiée au Journal officiel du 5 avril 2026, un projet de loi déterminant les circonscriptions électorales et le nombre de sièges à pourvoir au Parlement a été présenté, hier lundi, par le ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, devant les membres de l'Assemblée populaire nationale (APN). Le projet de loi a été présenté lors d'une séance plénière présidée par le président de l'Assemblée, Brahim Boughali, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Mme Nadjiba Djilali. Ce projet de loi dont les dispositions s'appuient sur «l'augmentation du nombre des circonscriptions électorales de 58 à 69, en sus de la circonscription électorale de la communauté nationale établie à l'étranger, vient adapter la cartographie électorale au nouveau découpage territorial». Le nouveau découpage territorial implique également de revoir le nombre de sièges à pourvoir à l'APN, «en attribuant un (1) siège pour chaque tranche de 120.000 habitants, tout en garantissant un minimum de deux (2) sièges pour chacune des wilayas dont le nombre de population est inférieur à 200.000 habitants, au lieu de trois (3) sièges actuellement». Pour le Conseil de la nation, le projet de loi propose l'adoption du critère du nombre d'habitants pour l'élection des deux tiers (2/3) des membres. Ainsi, le texte prévoit l'attribution d'un (1) siège pour chaque circonscription électorale dont le nombre d'habitants est égal ou inférieur à 250.000 habitants. Ce texte vient après les amendements apportés à la loi électorale reflétant «des mesures audacieuses consacrant la souveraineté du peuple et redonnant la considération à une pratique politique propre, affirmant clairement que l'Etat avance, sans hésitation, vers l'ancrage d'une véritable démocratie où il n'y a pas de place pour la corruption ni pour ceux qui manipulent le destin du corps électoral», selon les propos du président du Conseil de la Nation, Azzouz Nasri, après l'adoption de la nouvelle loi électorale, jeudi dernier. Tout ce dispositif est le fruit d'une concertation préalable avec les différents acteurs concernés, en premier lieu les partis politiques qui vont participer aux élections législatives du 2 juillet. Il vise à moderniser le système juridique et politique et à le prémunir contre les dysfonctionnements, de manière à garantir la stabilité des institutions et la continuité du processus démocratique dans un cadre de transparence et de crédibilité.