Les relations bilatérales algéro-tchadiennes se renforcent et se consolident de plus en plus, ces derniers temps. Le secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la Communauté nationale à l'étranger, Sofiane Chaïb, a remis, en « sa qualité d'envoyé spécial du président de la République, à Mahamat Idriss Déby Itno, président de la République du Tchad, une lettre du président de la République, Abdelmadjid Tebboune », a précisé le communiqué du ministère des Affaires étrangères. Lors de cette rencontre, « le secrétaire d'Etat a transmis les salutations fraternelles du président de la République à son homologue tchadien, ainsi que sa volonté d'œuvrer de concert avec son frère au renforcement des relations de coopération entre les deux pays », indique la même source. De son côté, le président tchadien a exprimé sa « volonté de poursuivre le travail pour la consolidation des relations de fraternité, de coopération et de solidarité entre les deux pays ». Et dans le même communiqué, on apprend que « la rencontre a été également l'occasion d'examiner les moyens de renforcer les relations bilatérales et la coordination sur les plans régional et international ». Il faut savoir que la situation politique et sécuritaire en Tchad a connu un incident grave en rapport avec le palais présidentiel qui a fait l'objet d'une attaque par un groupe terroriste visant la déstabilisation de l'Etat tchadien. Les médias tchadiens ont juste après relayé les déclarations du président Mahamat Idriss Déby Itno, 24 heures après l'attaque mystérieuse et sanglante contre son palais à N'Djamena. Dans sa déclaration, le président tchadien a rendu hommage à ses soldats qui ont « neutralisé les individus malintentionnés venus le vitrifier », a mentionné la presse tchadienne. Selon la presse locale « le calme est revenu dès le début de la matinée du jeudi, dans la capitale tchadienne, au lendemain de cet assaut aux motifs encore flous durant lequel 18 assaillants et deux militaires qui gardaient le palais ont été tués, selon le dernier bilan des autorités. Les six autres assaillants ont, eux, été blessés ». « Les assaillants avec cette vaine tentative visaient à me vitrifier mais ils ont été vitrifiés par la vaillance, la vigilance et le courage de la Garde présidentielle », a affirmé, dans un message publié sur sa page Facebook, le président Mahamat Idriss Déby Itno, qui « se trouvait au palais mercredi au moment de l'attaque «, et les informations rapportées par les médias tchadiens. Le président Mahamat Idriss Déby Itno a adressé ses condoléances aux familles des victimes avant de déclarer que » la justice établira les faits, pour situer les responsabilités et appliquer toute la rigueur de la loi », sans donner aucune indication sur les motifs ou les commanditaires de cet assaut mené par des individus qui ne seraient pas, selon certaines sources, liés au groupe terroriste nigérian Boko Haram. Le procureur de la République de N'Djamena, Oumar Kedelaye, a déclaré que les assaillants « arrivés devant le palais dans un camion à remorque, ont simulé une panne de leur véhicule avant d'attaquer les gardes en faction devant le portail de la présidence de la République ». Il a ajouté que « les assaillants ont tué deux militaires et grièvement blessé cinq autres éléments et ont tenté de s'introduire dans l'enceinte du palais, avant d'être rapidement tués ou maîtrisés… Ces actes constituent au regard de la loi pénale, des crimes d'assassinat, coups et blessures volontaires, de tentative d'atteinte à l'ordre constitutionnel, d'atteinte aux institutions de l'Etat, à la sûreté de l'Etat, de complot contre l'Etat et de participation à un mouvement insurrectionnel », a affirmé le procureur de la République de N'Djamena, Oumar Kedelaye. Dans un autre sillage, le porte-parole du gouvernement, Abderrahmane Koulamallah, a fait des déclarations à la presse tchadienne en soulignant que « les 24 assaillants sont un ramassis de pieds nickelés drogués et alcoolisés venus d'un quartier pauvre du sud de la ville, et munis d'armes, de coupe-coupe, machettes, et de couteaux. Cette tentative de déstabilisation n'est probablement pas terroriste », a-t-il indiqué.