Les échanges entre le ministère de l'Education natonale et les syndicats du secteur sur le statut particulier et le régime indemnitaire arrivent à leur terme. Désormais, le staff du ministre Mohamed Seghir Saâdaoui se concentre sur l'étude des propositions soumises par les organisations syndicales. Cette étape a commencé hier et elle se poursuivra jusqu'au 1er avril prochain. C'est ce qui ressort du tout dernier communiqué rendu public par le ministère. Ledit document rendu, hier, a, en effe, annoncé la fin des rencontres dédiées au recueil des propositions des syndicats. Le ministère de l'Education nationale a, en effet, déclaré la fin du délai accordé pour la réception des propositions et observations, dont la date limite avait été fixée au jeudi dernier. Aussi, le ministère a, dans son, communiqué, salué l'adhésion «positive» des syndicats qui ont déjà soumis leurs propositions. À ce jour, le ministre a rencontré un total de « 28 syndicats du secteur » lesquels ont soumis leurs contributions et observations. Cette démarche s'inscrit, pour rappel, dans le cadre de la mise en place d'un dialogue social constructif et d'une gestion participative au titre des observations relevées sur le statut particulier (25-54) et le régime indemnitaire (25-55). Une commission a été installée à cet effet, et le ministère avait également ouvert ses portes aux organisations syndicales désirant soumettre toute autre préoccupation liée aux aspects socioprofessionnels des fonctionnaires. Les rencontres ont eu lieu dans un climat de transparence, comme le démontre les différents communiqués rendus publics. Les différentes propositions et observations remises par les syndicats ont été publiées tout au long des conclaves. D'ailleurs, le dernier communiqué rendu public jeudi, à l'issue des rencontres du ministre avec de nombreux responsables d'organisations syndicales, en est un exemple édifiant. L'on pouvait d'ailleurs lire de nombreuses propositions dont celles faites par le Coordinateur national du Syndicat national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Snapest). Le représentant de ce syndicat propose à titre d'exemple « la création de nouveaux grades, la valorisation des diplômes, l'adoption de mécanismes de promotion sur la base de l'expérience, de la formation et du diplôme seulement, avec l'intégration des enseignants de l'enseignement secondaire classés dans les catégories 13, 14 et 16 aux grades supérieurs, sans restriction ou condition, en maintenant la condition d'ancienneté acquise avant l'intégration ». Le ministre de l'Education a également reçu le secrétaire général du Conseil d'enseignants des lycées d'Algérie (CLA) qui a appelé à «l'intégration et à la promotion sans distinction ou condition, à la valorisation des diplômes de la formation spécialisée des Ecoles normales supérieures des enseignants, en tant que référence dans le recrutement, à la valorisation de l'expérience professionnelle dans la promotion », lit-on dans ledit communiqué. Le CLA propose « également la promotion automatique, l'ajustement des grades à partir des grades de base dans la catégorie 14, la mise à jour des primes et la création d'autres primes, tout en révisant le régime disciplinaire, l'allègement des missions, la définition des critères des postes aménagés, ainsi que les modalités de valorisation des diplômes ». De son côté, le président de l'Organisation algérienne des professeurs de l'éducation (Oape), a insisté sur « l'uniformisation de la classification des grades et du volume horaire de tous les cycles à 15 heures avec l'intégration systématique de tous les enseignants aux grades supérieurs sans restriction ou condition et la valorisation des diplômes des Ecoles normales supérieures des enseignants et leur intégration directe aux grades supérieurs ». Cela en plus de « la révision des articles 58 et 59 du statut particulier en supprimant les sanctions prévues à l'encontre des enseignants, en vue de garantir la protection de leurs droits professionnels ». De son côté, le président de l'Organisation algérienne des professeurs de l'éducation (Oape), a proposé « la valorisation des primes et des indemnisations prévues et l'ajout d'autres, avec la réduction de l'âge de la retraite de 5 ans, outre l'intégration des enseignants contractuels et la réaffectation des postes des titulaires de magistère et de doctorat, en accordant les mêmes privilèges à ceux désirant rester dans le secteur ». Le secrétaire général du Syndicat national autonome des professeurs de l'enseignement primaire (Smapep) a pour sa part proposé « le maintien de l'ancienneté acquise après l'intégration et la rectification du parcours de promotion ». Cela en plus de « l'intégration des enseignants de l'école primaire au grade de professeur d'école primaire classeI, catégorie 13, le professeur principal au grade de professeur d'école primaire classe 2, catégorie 14, et le professeur formateur au grade de professeur distingué, catégorie 16, sans restriction ou condition ou formation, en maintenant l'ancienneté générale ».