Un responsable militaire du Hamas, son fils également membre de la formation palestinienne et sa fille sont tombés en martyrs, hier, dans une attaque sioniste sur Saïda, la grande ville du sud du Liban, a annoncé le groupe de résistance palestinien. Il s'agit de Hassan Farhat, commandant de la section ouest du Hamas au Liban. L'attaque sioniste a visé avant l'aube l'appartement où se trouvaient le responsable du Hamas, âgé de 63 ans, son fils et sa fille adultes, a indiqué une source palestinienne. Les Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, ont annoncé dans un communiqué la mort du «commandant et moujahid des Qassam, Hassan Ahmad Farhat», son fils, Hamza Farhat, également membre des brigades, et sa fille, dénonçant «un lâche assassinat». Selon un communiqué militaire sioniste, Hassan Farhat «a orchestré de nombreuses attaques terroristes contre des civils et des soldats» sionistes depuis le début de l'agression barbare contre Ghaza, il y a bientôt 18 mois. La frappe est intervenue malgré le cessez-le-feu qui a mis fin le 27 novembre à une agression meurtrière de l'entité sioniste contre le peuple libanais, cessez-le-feu qui n'a cessé, depuis, d'être quotidiennement violé par l'armée sioniste. À Saïda, les témoins ont vu un appartement, au quatrième étage d'un immeuble, détruit et en flammes, et des dégâts dans des bâtiments voisins, des commerces et des voitures dans le secteur densément peuplé. La frappe a provoqué la panique dans la grande ville du sud du Liban, éloignée de la frontière avec l'ennemi sioniste. L'agence nationale d'information ANI a de son côté rapporté trois martyrs dans une frappe de drone «hostile» qui a visé une zone résidentielle à Saïda. Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a dénoncé «une agression flagrante La frappe a provoqué la panique dans la grande ville du sud du Liban, éloignée de la frontière avec l'ennemi sioniste. L'agence nationale d'information ANI a de son côté rapporté trois martyrs dans une frappe de drone «hostile» qui a visé une zone résidentielle à Saïda. contre la souveraineté libanaise» et une «claire violation» de l'accord de cessez-le-feu. Il a appelé à «exercer une pression maximale sur l'entité sioniste pour la contraindre à cesser ses agressions continues, qui visent différentes zones et en particulier les zones résidentielles». Le 17 février, un responsable d'une unité militaire du Hamas est tombé en martyr dans une frappe sioniste contre une voiture à Saïda, qui abrite le plus grand camp de réfugiés palestiniens du Liban. Prétextant de prétendus tirs de roquettes depuis le Liban en mars, l'armée sioniste a intensifié ses attaques contre le territoire libanais. Ces tirs n'ont pas été revendiqués et le Hezbollah pro-iranien a démenti toute implication. Hier, l'ANI a rapporté que l'aviation sioniste avait mené une frappe dans la nuit sur la région de Nabatiyé, dans le sud du Liban. Au début de l'agression contre Ghaza en octobre 2023, le Hezbollah avait ouvert un front en tirant des roquettes à partir du sud du Liban, en soutien au Hamas. Ces actes ont dégénéré en guerre ouverte en septembre 2024 avec des bombardements intenses sionistes au Liban, principalement contre les bastions du Hezbollah.