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Le labyrinthe bureaucratique
AGENCES DE SOUTIEN À L'EMPLOI DE TIZI OUZOU
Publié dans L'Expression le 07 - 09 - 2008

Ce début de mois de septembre est, pour les jeunes, porteur d'espoir...
C'est pendant cette période de l'année que cette catégorie médite sur un avenir proche, moyen et lointain. Pour certains, la route vers l'acquisition de savoir et de diplômes continue.
La rentrée scolaire pointe avec ses tracas et ses espoirs. Pour d'autres, dont le parcours scolaire a été interrompu, quelques mois auparavant, sanctionné de diplômes ou pas, l'horizon diffère d'autant que les voies des recrutement sont, généralement, impénétrables. Aussi, la majorité des jeunes recourt à l'unique issue perçue comme salutaire, les Agences de soutien à l'emploi de jeunes. Cependant, au bout de quelques mois marathoniens, la majorité de ces postulants aux prêts déchante au vu des énormes contraintes imposées par les banquiers. Mais quelles sont donc les causes qui brisent cet élan d'espoir juvénile? Ce prêt est-il vraiment un rêve d'Icare? L'organisme le plus important créé par l'Etat, à cet effet, est, sans nul doute, l'Ansej (Agence nationale de soutien à l'emploi de jeunes). Les autres organismes souffrent d'un manque d'information et de vulgarisation en milieu jeune. Au niveau des bureaux de ces agences, ils sont nombreux à se renseigner sur les créneaux d'investissements rentables. «C'est une chance qu'il faut saisir, mais la banque est l'étape la plus ardue», dira un jeune qui attendait son tour devant les bureaux de l'Ansej. Contracter des dettes doit, au préalable, se soumettre aux conditions du marché. De l'ouverture à huit heures jusqu'à la fermeture, le nombre de postulants avoisine le millier au niveau de l'Ansej de Tizi Ouzou. Les responsables affirment que cette institution procède avant à l'étude de fiabilité du projet avant de donner son accord de financement d'une partie du coût d'un projet.
Le futur jeune promoteur doit alors débourser près de deux mille dinars pour l'étude de son projet par les techniciens de l'organisme étatique évitant ainsi les griffes d'un comptable privé qui aligne ses tarifs à plus de dix mille dinars. Au bout d'un mois, après cette course infernale entre des services d'état civil et le bureau de l'Ansej, le jeune, tient enfin la fameuse attestation d'éligibilité.. Son projet est solvable. L'organisme accepte de financer le quart du coût. Le plus dur reste à venir. Les trois quarts restants doivent, essentiellement, être financés par une banque. Cette étape s'avère être un véritable cauchemar. Plus de 80% des dossiers ayant eu l'accord de l'Ansej moisissent dans les tiroirs poussiéreux des agences bancaires de la wilaya de Tizi Ouzou. La majeure partie des jeunes abandonne après des attentes sans réponse et des refus injustifiés. Contactés, les responsables de ces différentes agences bancaires s'accordent à dire que la banque doit s'assurer de récupérer son argent investi: «La garantie de la réussite d'un projet est une condition préalable pour que nous puissions débloquer les financements nécessaires.» De l'autre côté, les jeunes affirment qu'il est de notoriété publique et que c'est un fait répandu dans toutes les contrées de la wilaya, qu'il faut avoir du piston pour voir son dossier aboutir. Certains témoignages recueillis donnent un aperçu de l'image peu réjouissante de certains fonctionnaires au niveau des institutions bancaires de la wilaya.
A travers toute la wilaya de Tizi Ouzou, les jeunes fuient les opportunités offertes par ces dispositifs crées par l'Etat à leur adresse à cause de ces pratiques d'un système bancaire moyenâgeux. La crédibilité des banques nationales est sérieusement entamée pour cette jeunesse. «Que craignent ces banquiers après que l'Etat a créé un fonds de garantie?» s'interrogera, indigné, un jeune sorti d'une banque dans le centre-ville.
En effet, malgré tous les efforts consentis par les pouvoirs publics dans cette politique de soutien à l'emploi des jeunes, les pratiques bureaucratiques demeurent encore un grand obstacle. C'est l'un des facteurs essentiels qui gênent les initiatives publiques, et privées pour le développement local. Les jeunes se détournent de ces dispositifs par découragement.


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