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Les jeunes plus exposés au suicide
CONSEQUENCE D'UNE GRANDE DESINTEGRATION SOCIALE
Publié dans L'Expression le 28 - 03 - 2009

69% des suicidés en Algérie sont de sexe masculin. 65% d'entre eux sont célibataires et 58% ne dépassaient pas l'âge de 30 ans.
Les jeunes hommes célibataires sont plus susceptibles de passer à l'acte. C'est la conclusion tirée du débat qui a eu lieu jeudi entre différents spécialistes autour du phénomène du suicide. En effet, lors de son intervention, le professeur et président de la société algérienne de médecine légale, Madjid Bessaha, a dressé un profil assez précis des suicidés en indiquant que 69% des suicidés en Algérie étaient de sexe masculin. 65% d'entre eux étaient célibataires et 58% ne dépassaient pas l'âge de 30 ans.
Il a poursuivi son exposé en précisant que les moyens les plus utilisés par ces personnes pour passer à l'acte sont la chute d'un lieu élevé, suivie de la pendaison puis de l'ingestion de caustiques.
M.Bessaha a également évoqué les aspects médico-légaux du suicide, en relevant une «insuffisance» dans la prise en charge et l'assistance aux personnes victimes de violences. Il a, dans ce contexte, déploré le fait que les morts violentes ne soient pas systématiquement autopsiées au niveau des services de médecine légale des hôpitaux, conduisant parfois à des erreurs dans le constat des circonstances de la mort ou encore au «camouflage d'un suicide en mort accidentelle». Quant au nombre de cas de suicides enregistrés ces dernières années, ce professeur exerçant au service de médecine légale de l'hôpital Mustapha-Bacha a révélé que sur un total de 1097 cas d'autopsies pratiquées entre les années 2000 et 2003 dans son service, 186 étaient des cas de suicide, alors que durant la période 2004 à 2007, il y est recensé 916 cas d'autopsies pratiquées, dont 105 cas de suicide.
Les principales causes de cet acte sont liées, selon Maâmar Aouchiche, docteur en psychiatrie, à «un sentiment de désintégration sociale qu'éprouve l'individu».
Ce dernier conduit à des états dépressifs, d'angoisse, d'anxiété, voire de mélancolie le poussant, dans un geste de désespoir, à mettre fin à ses jours.
Ce spécialiste s'est également intéressé dans son intervention aux effets et conséquences du suicide sur l'entourage familial et social du suicidé, soulignant que ce phénomène est principalement enregistré chez des personnes souffrant de pathologies mentales.
La psychologue clinicienne à la Sûreté nationale, Dalila Zouad, a présenté, de son côté, les principaux axes de la stratégie globale de la direction générale de la Sûreté nationale (Dgsn) pour la prévention contre le phénomène du suicide et dont l'objectif principal est d'améliorer les conditions de travail afin de protéger la santé mentale du personnel.


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