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«Le cinéma algérien n'existe pas»
OKACHA TOUITA
Publié dans L'Expression le 25 - 02 - 2010

Le réalisateur de Morituri (2007) et Les Sacrifiés (1982), notamment, revient cette fois en tant que comédien dans le nouveau film de Merzak Allouache, Harragas...
Pathétique. Et triste encore quand on veut parler d'un film et qu'on bifurque comme à chaque fois sur les sempiternels problèmes dans lesquels se débat le cinéma algérien pour exister. Même les films se font sous le couvert du copinage. Un réalisateur appelle son ami et le tour est joué. Et rien sur les motivations d'un acteur ou de la pertinence du scénario, qui ici, pèche par une inconsistance incroyable. Affli-geant.
Si Harragas est un docu-fiction pour la simple raison qu'il fait appel à trois personnages comédiens non professionnels, tout le cinéma relèverait du docu-fiction. Quand bien même ce style a convenu à notre réalisateur Okacha Touita qui doute lui-même de ses capacités artistiques dans ce film, Harragas est loin de répondre aux exigences. Le docu-fiction est souvent utilisé en télévision pour illustrer un fait ou événement qui est reconstitué par l'intermédiaire d'acteurs qui incarnent des personnes réelles, mêlant archives de personnages historiques, notamment incarnés par des comédiens pour reconstituer des situations bien précises. Docu-fiction, un raccourci bien facile pour nommer une fiction pas maîtrisée. Merzak Allouache utilise l'humour comme pour atténuer le drame qui aurait pourtant gagné en intensité psychologique. Mais rien de tout cela. Mitigés et soporifiques, les acteurs sont comme anéantis et accablés avec une seule détermination, partir pour oublier. Un leurre. Aucune alternative n'est proposée dans ce film qui pose le sujet de la harga comme une évidence où personne n'y échappe. Si la désillusion est omniprésente, le faux semblant aussi. Harragas est parsemé d'incohérences. Le problème de la langue se pose avec acuité. Ce couple (Imène-Nasser Beau gosse parlent dans un français qui sonne souvent faux, pas naturel). Un jeu d'acteur qui paraît miné et redondant, sans souffle, excepté cette fraîcheur candide que l'on peut retrouver chez Nabil Asli qui fera plus marrer la galerie (l'assistance lors de l'avant-première jeudi 18 à la salle de cinéma Sierra Maestra) par ses «sorties» à la limite du burlesque et ce, dans des moments pourtant hautement graves. Ici Okacha Touita ne sait quoi dire du film dans lequel il a pourtant joué. Ce qu'il sait, en revanche, au moins, c'est qu'il a accepté pour faire plaisir à son ami Allouache. Pas un mot sur le phénomène des harraga. Rien...Nos réalisateurs sont loin de tout ça. Cela reste qu'un film sans grande importance. Pas de quoi soulever des vagues.
L'Expression: On vous retrouve dans le film Harragas de Merzak Allouache dans le rôle du personnage Hassan Mal de Mer. Pourquoi avoir accepté ce rôle?
Okacha Touita: L'idée vient de Merzak Allouache qui m'a choisi car je pense qu'il voulait quelqu'un un peu buriné. Je crois que je lui ai donné ce qu'il voulait. Pas tout à fait mais un peu...
C'est-à-dire, pas tout à fait?
Peut-être que j'aurai pu mieux faire. Je ne sais pas. Sinon j'ai fait ce que le scénario me demandait. Autrement, interpréter le rôle d'un personnage horrible et décadent.
Et le sujet vous a-t-il intéressé?
Le sujet est porteur. Merzak a fait un film à mi-chemin entre le documentaire et la fiction, donc ça colle très bien. On a l'impression que c'est vrai. Parce que ce ne sont pas des comédiens, juste des gens qui jouent comme s'ils partaient vraiment à l'aventure, c'est ça qui est bien dans ce film. Comme dans un vrai documentaire. Ce n'est pas une fiction dramatique ou autre, juste un documentaire. Moi je pense que docu-fiction ça colle bien.
Les thématiques fortes à l'image de Morituri où c'est assez intense et fort humainement, c'est ce qui vous attire vraisemblablement?
Nous avons de très bons rapports depuis longtemps, Merzak Allouache et moi. J'aime ce qu'il fait. Quand il m'a proposé le rôle et que c'était à Mostaganem, j'ai accepté avec plaisir. J'ai souffert et j'ai perdu 6 kilos parce qu'on courait tout le temps. C'est tout ce que j'ai à dire. J'étais content de participer dans ce film..
Et le cinéma algérien dans tout ça, où en est-il?
Il est moribond. Parce qu'il n'y a pas de cinéma algérien à proprement parler. Il y a des courts métrages et des artisans qui font de temps en temps un film, mais il n'y a pas de cinéma algérien. Il est moribond depuis longtemps déjà. Il n'y a même pas de matériel, vous le savez.
Nous n'avons même pas le matériel adéquat pour faire des films dans ce pays, comment voulez-vous que je dise autre chose..
Il y a des velléités.
Absolument, heureusement qu'il existe des volontés. C'est tout le monde qui essaie de faire un film. Mais le cinéma en Algérie n'existe pas à proprement parler, car c'est une industrie.
Il faut avoir les salles, les laboratoires. Nous n'avons ni les unes ni les autres. Comment peut-on parler dans ce cas de cinéma algérien? Quand on veut faire un film, nous n'avons même pas les moyens de le produire complètement.
On est obligés de demander à l'extérieur de l'argent pour pouvoir finir un film convenablement. Comment pourrais-je dire que notre cinéma est bon? Où? Je ne le vois pas!


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