Le président de la République souligne l'importance de l'amendement technique de la Constitution    Le Canada et la France ouvrent des consulats    L'Algérie dénonce la convention sur les services aériens avec les Emirats arabes unis    « Gara Djebilet : souveraineté, stratégie... et dignité nationale »    L'Iran pourrait attaquer des bases américaines en réponse à une éventuelle agression    Plusieurs pays envisagent d'ouvrir des consulats au Groenland    Dati quitte le gouvernement Lecornu    Tour national des Ziban 2026 : Triomphe des cyclistes de «Madar Pro Team»    L'Algérie, un grand réservoir de talents...    Ligue 1 Mobilis – 18e journée : L'ESM tenue en échec par le MCO    La grande mobilisation des trois ministères pour un Ramadhan 2026 sans faille    Reboisement des espaces forestiers et publics endommagés par les vents    Oum Hani, de princesse à guerrière    Le rappeur à succès Central Cee s'est converti à l'islam et a changé de nom    Sifi Ghrieb copréside les cérémonies officielles avec son homologue tunisienne    Tikoubaouine retrouve son public    Réception d'une nouvelle cargaison au port d'Alger    Halima Lakehal, nouvelle Secrétaire générale de l'UNFA    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



«Camus est un artiste!»
STEPHANE BABEY AU CCF D'ALGER
Publié dans L'Expression le 08 - 05 - 2010

Cinquante ans après, Camus attise toujours les rancoeurs.
Peut-on parler de l'auteur de L'Etranger sans pour autant sombrer dans des polémiques absurdes et stériles concernant ses positions politiques? La question ainsi posée, la réponse serait assurément, non. Preuve en est, un débat houleux a été suscité, avant-hier, lors d'une rencontre littéraire organisée au Centre culturel français d'Alger, autour du dernier livre de Stéphane Babey sur Albert Camus, intitulé, Camus, une passion algérienne.
En effet, et en faisant allusion au silence pour lequel Camus avait opté lors de la guerre en Algérie, un intervenant lancera: «Le malheur de Camus, c'est d'être né dans une époque où on ne pouvait pas se dérober, c'était de la lâcheté...» Cet argument, enrobé dans un discours ultranationaliste, refait constamment surface dès lors qu'on évoque le nom de l'écrivain en Algérie. Pour répondre, Stéphane Babey dira tout simplement: «L'homme est avant tout un artiste, c'est la seule définition dans laquelle il pouvait se reconnaître. Et pour lui, le rôle d'un artiste est celui d'apporter un rayon de lumière au milieu de la misère.» Pour cet écrivain et journaliste, Camus faisait partie de ces êtres hybrides qui sont également et d'une certaine manière, des victimes du système colonial. Camus, faut-il le rappeler, était une personne déchirée entre deux appartenances, constamment rappelé à l'ordre. Sommé de choisir un camp au détriment d'un autre. Cette passion qu'avait Camus pour l'Algérie se transformera, au cours de la guerre de Libération en déchirure. «Mais même s'il avait opté pour le silence, Camus n'a jamais cessé de dénoncer les injustices dont souffraient les Algériens, ces écrits journalistiques en témoignent», ajoutera le conférencier. Camus, une passion algérienne avant tout! C'est ce que tentera d'expliquer tant bien que mal, Stéphane Babey, au cours de son intervention.
«L'oeuvre de cet écrivain est indissociable de la terre algérienne. S'il n'y avait pas Belcourt, Alger ou encore Tipaza, il n'y aura pas eu de Camus», affirmera-t-il. Censé être un débat riche et constructif, ladite rencontre se transformera en un procès intenté contre l'auteur de L'Homme révolté. Donnant ainsi l'impression que tout intellectuel, journaliste ou écrivain désirant écrire un ouvrage ou même animer un débat autour de ce prix Nobel est condamné à se transformer en avocat contre ceux qui usent et abusent de théories simplificatrices et de langage ultranationaliste.
«Camus avait horreur du dogme, qu'il soit religieux, politique ou autre. Il est tout simplement contre le totalitarisme sous n'importe quelle forme qu'il soit. Sur la question Camus était intransigeant», expliquera Stéphane Babey. Ce dernier abordera au cours de sa communication, l'esthétique dans l'oeuvre de l'écrivain. Le paysage algérien occupe une part extrêmement importante dans l'oeuvre de Camus. Pour étayer ses dires, Babey évoquera Noces, un ouvrage d'une grande sensualité sur Tipaza. «Dans l'oeuvre de Camus, il y a une sorte d'érotisme et de sensualité à l'égard de cette terre algérienne.»


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.