Nice : C'est la tuile pour Youcef Atal...    Crouch : "Klopp doit absolument arrêter ce cycle horrible"    7 façons de faire plus de sport au quotidien sans vous en rendre compte    Quelles formes pénales ?    Recouvrement des fonds détournés: L'Algérie en appelle à la responsabilité de l'ONU    Anis Rahmani condamné à trois ans de prison    Incendie d'un véhicule à Tizi Ouzou: Deux enfants succombent à leurs graves brûlures    "Beaucoup reste à faire"    Le Brent franchit la barre des 70 dollars    Zeghdoud à la barre de l'USMA    Le compte à rebours commence    148 nouveaux cas et 5 décès en 24 heures    Des perturbations annoncées dans 5 communes d'Alger    30 Morts    Après l'opposition, le pouvoir revendique la victoire    Lamentable posture pour les «démocrates»    Chanegriha rend hommage à la femme algérienne    Un repère pour la fixation des prix des médicaments    Le rêve d'une reprise    Joan Laporta, le grand retour    Brèves Omnisports    Ouallal et Asselah précocement éliminées    Quand les banques n'appliquent pas    Les femmes battent le pavé à Alger    «Journée de la colère» avec une nouvelle dégringolade monétaire    La santé pour tout le monde    Une neuvième victime retrouvée    Fin de la polémique sur les «tarawih»    Une exposition collective au Palais de la culture    «Résistance des femmes en Afrique du Nord»    Par-delà le bien et le mal    La réunion du GST-Mali, une opportunité pour faire le point sur le processus d'Alger    Des expériences féminines en matière "d'entrepreneuriat culturel" présentées à Alger    Sonelgaz: un indicateur de veille pour recenser les cas de discrimination hommes/femmes au travail    Crue de l'Oued Meknassa: le corps sans vie d'une huitième victime, retrouvé    Sahara Occidental: Berlin exhorté à ne pas céder aux pressions de Rabat    "Nous reprenons confiance"    Les think tanks et l'universitaire dans la sphère de l'économie de la connaissance    7 personnes brûlées dans un incendie de véhicule    Vote de confiance sur fond d'optimisme modéré    Sultana Khaya victime d'une tentative d'élimination physique    "L'économie ne peut se suffire d'ordres administratifs"    Tendances instables    La statue de Mohand Oulhadj inaugurée    Le Festival national du théâtre professionnel revient    La nation du quart de page    Ils se sont rassemblés à Constantine: Retraités et radiés de l'ANP reviennent à la charge    C'était un certain 08 mars 2007    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





El Hasnaoui Amechtouh annonce son retour
SON NOUVEL ALBUM SORTIRA EN SEPTEMBRE PROCHAIN
Publié dans L'Expression le 31 - 05 - 2011

Le verbe puisé du quotidien des petites gens, jaillit des tripes de l'artiste comme l'éruption d'un volcan.
Bonne nouvelle pour les férus de chaâbi. El Hasnaoui Amechtouh, de son vrai nom Madjid Aït Rahman, revient avec un nouvel album. «C'est un album qui contient 8 titres», a déclaré, récemment, El Hasnaoui Amechtouh, en marge de la conférence sur «La chanson kabyle: entre histoire et défis».
Cette conférence a eu lieu samedi dernier à l'Ecole nationale supérieure de journalisme et des sciences de l'information d'Alger. Le nouveau produit du fils spirituel de Cheikh El Hasnaoui sera sur le marché en septembre prochain.
L'album aborde plusieurs thème liés à la condition humaine. Le verbe puisé du quotidien des petites gens, jaillit des tripes de l'artiste en une irruption volcanique. Il décrit, sans concession une réalité nationale triste. «Le rouge et le noir ne s'épousent-ils pas?» s'interrogeait le géant Jacques Brel dans sa chanson mythique Ne me quitte pas. Chez El Hasnaoui Amechtouh, le rouge est celui du sang d'un peuple, le sien, meurtri par «les loups qui habitent la nuit».
Le noir évoque une réalité obscure. Celle d'une nation prise au piège d'une identité nationale et plurielle non assumée. Né en 1953, à Larba Nath Ouacif, en haute Kabylie, Madjid Aït Rahmane quitte son village natal pour Alger, à l'âge de 5 ans. «Mon père m'a emmené à la Casbah dès ma prime enfance. C'est dans ce berceau du chaâbi que j'ai grandi», se souvient El Hasnaoui Amechtouh.
L'enfant est d'une sensibilité rare. Son âme vibre à l'écoute des chouyoukh, mais la flamme de son coeur sera allumée uniquement par le Maître Cheikh El Hasnaoui. Le style raffiné du Cheikh le subjugue.
En plus, le timbre vocal du jeune Madjid rappelle, merveilleusement, celui du Cheikh. Ses débuts dans la chanson remontent au milieu des années 1970. «En 1975, j'ai enregistré mes deux premiers titres: A Montparnasse et Zahia hemleghkem, Rebbi y ezra (Montparnasse et Zahia, je t'aime, Dieu en est témoin)», raconte El Hasnaoui Amechtouh. Sa voix retentit, ainsi, au studio de Mahboub Bati, de la Rue Hoche (Alger). A l'époque, des mélomanes et professionnels de la musique lui suggèrent de reprendre les titres d'anthologie de Cheikh El Hasnaoui. La responsabilité est lourde. Seulement, la détermination du jeune Madjid peut soulever des montagnes. Il prend ce chemin sinueux. A la surprise des spécialistes, son interprétation plaît...au Maître, lui-même.
«Je suis allé voir Cheikh El Hasnaoui en avril 1979. il m'a reçu à Nice», se souvient El Hasnaoui Amechtouh. De cette rencontre, il garde un souvenir qui l'a profondément marqué. Suivons son récit...Le jeune Madjid revoit encore les traits du Cheikh, son regard profond et rêveur. Il revoit cette lueur d'espoir dans ses yeux. «A l'évidence, je demeure vivant dans l'imaginaire des miens (Zighen Ur Muttegh ara)», lui dit le Maître, qui avait rompu avec la chanson, des années auparavant. Et le Cheikh d'administrer une ultime leçon d'art à son élève: «L'art, si tu le respectes, il te le rendra. Si tu le méprises, il te laisse pour ce que tu es.»
L'élève a retenu la leçon. Preuve en est, il est resté égal à lui-même. Mieux, il a assuré la relève en rajeunissant son orchestre. Son fils Nassim, percussionniste, figure parmi ses accompagnateurs. Ils forment un duo de charme avec Touri, au tar. L'histoire d'El Hasnaoui Amechtouh avec l'art continue. «Je suis invité à Stockholm (Suède) en juillet et à l'Ille de la Réunion (après le Ramadhan), dans le cadre des hommages rendus à Cheikh El Hasnaoui», a-t-il annoncé. L'étoile d'El Hasnaoui Amechtouh brille dans le ciel de la musique chaâbie.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.