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Et que chacun balaie devant sa porte !
Publié dans Liberté le 30 - 11 - 2009

Un immeuble, tout comme une maison, exige un entretien au quotidien. Pourtant, dès qu'on sort de son périmètre personnel, que l'on dépasse le seuil de sa porte, on ne se sent plus concerné par quoi que ce soit. Pis encore, on est piètrement disposé à détourner son regard sur tout acte de dégradation commis hors de nos bases. Parce qu'on croit que tout ce qui ne se trouve pas à l'intérieur de notre propre maison ne nous regarde ni de près ni de loin. Quelle méprise !
“Tekhti rassi''
Le civisme. Une notion qui distingue l'homme en tant que personne physique, fait d'un tas d'os et de chair, et le citoyen responsable de ses faits et gestes. Cet auguste concept, quand il devient une culture, il élève un groupe d'hommes partageant un même site au rang de résidants soucieux de protéger leur espace commun. Comme l'ont si bien fait nos lointains aïeux, pour se protéger contre les différentes invasions dues à un environnement hostile, de l'époque. Mais, aujourd'hui encore, les invasions hostiles existent. Elles sont d'une autre nature, c'est vrai. Mais toujours aussi destructrices.
En effet, nos cités offrent un visage des plus laids. Saccage, saleté et agressions en tous genres y constituent notre lot quotidien.
L'autorité y est totalement absente. Les élus, reconvertis en fonctionnaires de mairie, oublient leur essentielle et élémentaire mission qui consiste pourtant à offrir un tout autre cadre à leur cité. Arracher quelques avantages à l'administration centrale, au bénéfice de tous ceux qui les ont portés à ce niveau de responsabilité. Ils se limitent aux strictes tâches administratives. Voire bureaucratiques. Eux non plus ne voient et n'entendent plus rien. Le légendaire Djeha a si bien ensemencé sa célèbre répartie “tekhti rassi”, répliquant ainsi à celui qui l'informait sur un incendie menaçant sa demeure. Ce vieil adage, tout le monde le fait sien. Mais peut-on indéfiniment continuer à vivre ainsi ?
L'union fait la force
Sommes-nous condamnés à “perpet” ? Osons espérer que non ! Refusons une telle sentence, en commençant déjà à communiquer entre nous. Depuis que le monde est monde, l'union fait la force. À l'exemple du petit écriteau du syndic imaginaire du haut de page. C'est un simple acte de communication. Il invite les uns et les autres à se rappeler que l'immeuble qui les abrite, au même titre que leurs appartements respectifs, nécessite aussi un entretien régulier. Et pour ce faire, il faut un minimum de moyens, de volonté et d'organisation. Certains ont en fait leur métier. Syndic ou gestionnaire de biens immobiliers est désormais reconnu de tous comme une honorable et fondamentale profession. Bon nombre de locataires et propriétaires de logements négligent cet aspect des choses dans leur environnement résidentiel. Néanmoins, l'impardonnable est particulièrement imputable aux différents promoteurs immobiliers. En effet, une fois leur projet d'habitat réalisé et livré, la question de la prise en charge des espaces collectifs et des servitudes ne fait jamais l'objet de codification claire et nette, dûment réglementée par un cahier des charges, portant droits et devoirs de chacune des parties. On se contente de remettre les clés d'un côté, et de prendre celle des champs, de l'autre… juste après !
Bricolage, mode de gestion
Apres le fiasco total de l'OPGI, dans la gestion immobilière, et c'est de notoriété publique, l'AADL, n'a guère fait mieux. Faut cependant concéder les raisons parfois objectives à l'échec de l'OPGI. Elles sont notamment dues à l'impossibilité de recouvrer les abondants loyers impayés. Près de 60% des locataires de logements gérés par les OPGI en Algérie ne paient pas leurs loyers. Quant à l'AADL et autres promotions immobiliers, le bricolage a prédominé et pris le dessus sur toute autre forme de gestion. Malgré toutes les promesses d'entretien faites aux acquéreurs, contre paiement pourtant, la réalité est toute autre. Les uns et les autres se rejettent la responsabilité. “Nous avons beaucoup construit sans penser à l'encadrement de l'entretien du parc immobilier”, a déploré le ministre. Ce qui explique largement l'état dégradé de nos cités. “Ce phénomène est insupportable”, a-t-il regretté. Dix pour cent seulement du parc immobilier national, qui compte plus de 6 millions d'unités, sont gérés par les Offices de promotion et de gestion immobilières (OPGI), le reste appartenant à des particuliers. Cette situation a entraîné l'absence d'un encadrement efficace de l'opération de gestion et d'entretien des biens immobiliers en Algérie, a déclaré M. Nouredine Moussa.
Après le vertige, le gigantisme
Sur le plan de la conception architecturale des immeubles réalisés, notamment en location-vente, les promoteurs se rendent de plus en plus compte de l'inadéquation de la formule des hautes tours d'habitation. Ils optent désormais pour des bâtiments à moins de cinq étages.
Selon les explications fournies par les responsables du secteur, l'expérience des grandes tours réalisées s'est soldée par un grand nombre d'inconvénients à plusieurs niveaux.
La construction des tours exige techniquement des fondations particulièrement solides impliquant des coûts de réalisation exorbitants. À cela s'ajoutent les gros frais de maintenance et de réparation des ascenseurs et les frais d'entretien pour ce type d'habitat sont encore plus lourds à supporter par les locataires.
Autre facteur évoqué, les conditions de sécurité contre certains sinistres tels les incendies dont il est difficile de se prémunir dans un tel type d'habitat. Les responsables de promotions immobilières privilégient aujourd'hui des habitations de taille plus humaine, selon des normes plus pratiques et moins coûteuses. En somme, un concept aux antipodes des projets de villes nouvelles, où toute gestion immobilière serait vouée à l'échec.
Ces villes nouvelles, représentant un hideux spectre qui demeurera, comme souhaité par tous les professionnels architectes et urbanistes, respectueux de l'esthétique et de la nature, au stade de projet… exclusivement sur plans, sommeillant dans les tiroirs de l'ANSA. Un manoir à qui revient l'administration du gigantisme obsolète, abandonné par tous depuis plus d'un demi-siècle.


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