Le FLN sauve les meubles    La Chine veut contrer la remontée des prix    Hanoï, la capitale confinée    Les matchs de la JSK face au CRB et à l'USMA fixés    Carapaz et Szilagyi au sommet pour la première journée    Vaste programme de sensibilisation contre les incendies    Soin douceur et anti-âge pour les mains    À l'origine d'une crise !    La Cantera, il était une fois Bab-El-Oued, nouvel ouvrage de Mahdi Boukhalfa    Le clan de Oujda, Saadani ou Cheb Khaled, qui a donné les numéros de téléphone aux Marocains ?    La FIJ et le SNPM interpellent le Maroc    Nourine suspendu par la FIJ    Na Hussein Dey : Les Nahdistes s'enlisent    Sensibilisation sur la rationalisation de la consommation de l'énergie électrique    Une passerelle numérique vers les services d'assistance sociale    Sûreté nationale: Intelligence et lutte contre cybercriminalité    MC Oran: Encore une saison ratée !    Des tests techniques pour un meilleur débit d'Internet    Mystérieuse tentative d'assassinat du président malgache    Une autre forme de normalisation ?    Chlef: La tomate industrielle veut éviter les «invendus»    Les langues maternelles au chevet de l'Education : les conseils de la Banque mondiale !    Les grandes sociétés américaines sont-elles au-dessus des lois ?    Naïveté et réalité du monde    Belazri retenu comme juge de ligne    Melih et Sahnoune officiellement engagés    Benchabla passe en 8es de finale    208 migrants secourus en 48 heures    Affrontements avec la police à Sydney    L'Exécutif sur les chapeaux de roue    Une délégation chinoise arrive en Algérie    Le retour au confinement de nouveau abordé    Rym Feroukhi sur le podium    Quand la joie se transforme en deuil    Où est l'Etat?    Le paiement en ligne est opérationnel    Tebboune installera officiellement le nouveau gouvernement    L'ambassade d'Algérie en France porte plainte contre RSF pour diffamation    Ce que veulent les Américains au Mali et en Libye    Des endroits féeriques à visiter    L'Unesco n'inscrit finalement pas Venise sur cette liste    Abdelmalek Boussahel n'est plus    Des bourses attribuées à des chercheurs algériens    TRÊVE SANITAIRE À TIZI OUZOU ET À BEJAIA    LE SNAPO PLAIDE POUR UNE VACCINATION DANS LES OFFICINES    Il a rencontré jeudi le responsable de l'ANIE : Tebboune met le cap sur les locales    Il avait repris hier à 73,80 dollars : Le pétrole fait du surplace après avoir recouvré ses pertes    Quelle cyberstratégie pour l'Algérie?    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Changer de Constitution ou changer de système ?
Publié dans Liberté le 04 - 05 - 2011

Après douze ans de règne, Bouteflika dit avoir “espoir que les prochaines élections législatives (…) seront organisées dans une transparence totale (et) déboucheront sur la représentation au Parlement de tous les grands partis de notre pays”.
C'est sur cette perspective, qui sonne comme un aveu concernant le mode de gestion des élections jusqu'ici en vigueur, qu'il fonde la nécessité d'attendre la fin 2012, quelque dix-huit mois encore avant que l'Assemblée et, éventuellement, le peuple, selon “la profondeur” des réformes, ne puissent se prononcer sur la Constitution révisée.
Au demeurant, et pour ce qu'il détient de réalité du pouvoir législatif, le Parlement national ne se fait pas d'illusions sur sa réelle fonction. Il s'acquitte de son œuvre de parapher des décisions de l'exécutif avec l'enthousiasme de l'applaudisseur rétribué. Dans un système qui fait usage systématique du trucage électoral, même la fraude est inégalement dispensée. Que peuvent faire alors des élus à 13% des inscrits contre un exécutif dont le chef a officiellement été plébiscité par plus de 90% des suffrages exprimés ?
Mais, c'est cette assemblée mal élue, et qui, hier matin, a dû suspendre la séance de vote de la loi sur les transports pour… défaut de quorum, qui doit, dès la prochaine session d'automne, examiner “les lois organiques relatives respectivement au régime électoral, aux partis politiques et à la place des femmes dans les assemblées élues”, puis les lois concernant le mouvement associatif, le code de wilaya, l'information, etc.
Tout ce beau travail se fera sur la base d'une synthèse des “vues et propositions des partis et personnalités” consultées et interprétées très probablement par Bensalah, actuel président du Conseil de la nation, un “élu” de nos “élus”.
Les lois qui découlent de ce projet de réformes politiques vont prendre effet, dès l'automne, avant la loi mère donc, qui, elle, nous occupera jusqu'après les prochaines législatives qui, elles, se tiendront en mai 2012.
Le Président, qui, d'un côté, dit que les réformes seront “profondes”, prévoit que le peuple ne se prononcera sur cette révision constitutionnelle que “si elle s'avère profonde”. Dans le cas contraire, elle se suffira de l'aval du Parlement. L'éventualité d'une réforme superficielle n'est donc pas à écarter. Même si, au plan littéraire, on lit l'annonce d'une métamorphose du système.
Cette élocution qui dépasse la pensée du système est une caractéristique du discours du régime. Inaugurées dès 1999, et périodiquement réitérées, les promesses de réformes, les plus profondes, se font toujours attendre. En particulier, celles — réforme de l'état, de la justice, de l'école — dont les commissions concernées ont été installées et leurs conclusions rendues, il y a… plus de dix ans.
Contre la demande de changement, c'est une réforme maison qui est brandie, avec même l'assurance qu'elle se fera.
En fait, le malentendu est dans le fait que ce n'est pas la Constitution qui est à changer. Il est question de sortir d'abord d'un simple système de pouvoir pour aller vers un système politique. Là, on saura le type de Constitution qui nous conviendrait.
M.H.
[email protected]


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.