Arsenal : Wenger regrette le départ de Walcott    PSG : Neymar, Ménès et la "presse de m..."    Manchester United: Mourinho ne lâche pas Fellaini    Energies renouvelables: Selon Boutarfa, les projets de grande taille permettent de réduire les coûts    "Bouteflika a recadré Ouyahia sur les privatisations et contrôlera aussi le PPP" (source proche de la Présidence)    Plus de 400 000 placements prévus pour 2018    Les banques appelées à redoubler d'effort    Le nouveau coup de pouce de Washington à Tel-Aviv    Le message ferme de Pékin à Taipei    Le FFS exige l'arrêt immédiat des poursuites judiciaires    «L'Etat ne s'est jamais désengagé des collectivités locales»    CN du RND : Ouyahia élude la question de l'ouverture du capital des entreprises publiques    Des structures dans l'œil du cyclone    Abdeslam Benmeghsoula «C'est une victoire encourageante»    Brèves...    Béjaïa : La grève du Cnapeste inquiète les parents d'élèves    Plus de 40% des foyers ne sont pas alimentés en gaz    Une diva à Alger    LIBYE    Ã‰NERGIES RENOUVELABLES    REVENDICATIONS DES RÉSIDENTS EN SCIENCES MÉDICALES    Ã€ L’APPEL DU CNAPESTE    PALESTINE OCCUPÉE    Une réunion des APC et APW se tient aujourd'hui à Alger pour discuter de nouvelles sources de financement local    Ouyahia: Premier ministre ou coordonnateur de l'action gouvernementale ?    Habitat précaire: Les promesses du ministre de l'Intérieur    La privatisation : ni une religion ni la thériaque !    Revendications des médecins résidents: Un comité de suivi installé ce dimanche    Constructions illicites érigées sur des terres agricoles: Poursuite des démolitions dans les communes de la daïra d'Ain El Turck    Ligue 2: Le RCR et le CABBA en arbitres      Championnat d'afrique 2018 de judo : Benyakhlef estime obtenir des résultats positifs à Tunis    «Ghoulam mérite amplement cette distinction»    "L'instruction du Président n'est pas un redressement"    Les cotations du 17 janvier    Le chef de l'ONU inquiet des conditions du retour    Catalogne : Le bras de fer pour l'investiture de Puigdemont commence    5.000 enfants tués ou blessés depuis le début du conflit    Habitations précaires : Les programmes de logements se poursuivront jusqu'à leur éradication    Les étudiants des ENS ne décolèrent pas    Mostaganem : Le compostage pour valoriser les déchets domestiques    Guterres appelle à son renforcement    Education Ouyahia reçoit le DG de l'ALESCO    L'inscription du raï en bonne voie    Des illusions algéroises    Exposition chez Bouffées d'Art    Centre des arts et des expositions de Tlemcen    Mohamed Aissa fustige les ONG internationales    Exposition du photographe de Andres Aléjos à Oran, similitudes entre l'Algérie et le Mexique    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





HALAWIYATE
Publié dans Liberté le 21 - 07 - 2011

Ramadhan est déjà là, à voir les transformations de nombreux commerces qui débiteront des tonnes de gâteaux et autres sucreries.
Désignés sous l'appellation générique de halwa (douceurs) dans les parlers populaires, les gâteaux sont une nouveauté gastronomique pour la majorité des Algériens. Il y a moins d'un demi-siècle, la pâtisserie était l'apanage des villes. Et encore ! D'un côté, les halawat des hdar, héritiers de la tradition andalouse et turque qui ne sortaient guère des vieilles cités, de l'autre les sucreries du souk sur les étalages des halwadji. Seuls quelques rares privilégiés pouvaient déguster la pâtisserie dite française. De nos jours, les gâteaux sont devenus un véritable phénomène socioculturel.
Le fonds culinaire berbère ne recèle que de rares spécialités pâtissières, généralement de simples pâtes levées auxquelles étaient ajoutés du beurre et du miel. Comme cette kutamiya dont la recette est révélée dans un manuscrit de l'époque où la vaillante tribu berbère des Koutama rayonnait sur le Maghreb. Miel, beurre, farine de céréales et parfois des dattes, c'est la base de toutes les pâtisseries anciennes qui ont persisté dans notre culture culinaire. Rudimentaire préparation certes, mais c'était le mieux que l'on pouvait.
La conquête de l'Espagne fera découvrir aux Berbères, qui s'établiront en Andalousie, une autre face de ce qu'un auteur nomme “l'empire du doux”. Les échanges de la péninsule ibérique avec les grandes cités maghrébines de l'époque verront apparaître un chamboulement dans la conception du gâteau. Mais il faut attendre l'exode des musulmans andalous vers les côtes du sud de la Méditerranée pour que nous connaissions des préparations telles que le kaak, le makrout, la ghribiya, le fanid, la zlabiya, le sfendj… À la même époque, l'établissement des Turcs à El Djazaïr apportera un autre savoir-faire en la matière. Baklawa, tcharak, ktayef dateraient de cette époque. Il est difficile de fixer avec certitude les apports historiques. Cordoue et Istanbul ont hérité du savoir-faire de Bagdad qui, elle-même, l‘a reçu des Persans. Au XVIe siècle, Alger, à son tour, bénéficiera d'influences croisées qui se fondront pour donner l'essentiel de ce qu'on appelle aujourd'hui “pâtisserie traditionnelle”.La terminologie pied-noir en a fait la “pâtisserie orientale”.
Retour d'histoire, nouveaux ingrédients et nouvelle influence moyen-orientale métamorphoseront à nouveau nos halawiyate.
Momo
[email protected]
RECETTE Gâteau de semoule au sésame
Ingrédients :
l 100g de semoule fine
l 1 litre de lait
l 30g de beurre
l 3 cuillérées à soupe de miel
l 1 bâtonnet de cannelle
l 20g de graines de sésame grillées
Préparation :
Versez le lait dans une casserole, ajoutez le bâtonnet de canelle et portez-le à ébullition.
Lorsque celui-ci bout, retirez le bâtonnet de cannelle, versez en pluie la semoule et mélangez jusqu'à épaississement.
Hors du feu, ajoutez le beurre et mélangez.
Ajoutez le miel, mélangez bien le tout.
Répartissez la semoule dans 4 moules, égalisez bien le dessus et parsemez de graines de sésame.
Enfournez à 180°C pour 10 mn, le temps que le dessus gratine un peu.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.