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Auteur d'un livre pour mettre à nu “le rôle des Américains” dans le Printemps arabe
Le Dr Bensaâda : “On assiste à une redistribution des cartes dans la région”
Publié dans Liberté le 04 - 03 - 2012

“Je ne dis pas que les Américains sont les instigateurs du Printemps arabe, qui est le fruit d'une situation sociale mauvaise dans les pays de la région, mais ils ont joué un rôle”, soutient-il.
Les Américains sont pour beaucoup dans l'éclosion du Printemps arabe. C'est le point de vue défendu, hier, lors d'une conférence animée au siège de Liberté par le Dr Ahmed Bensaâda, ancien enseignant à l'université d'Oran, aujourd'hui chercheur à l'Ecole polytechnique de Montréal, qui vient de publier un livre aux éditions Michel-Brulé (Québec) et Synergie (Algérie), au titre éloquent Arabesque américaine : le rôle des Etats-Unis dans les révoltes arabes.
Pour lui, les révoltes arabes empruntent les mêmes techniques aux révolutions dites colorées qui ont ébranlé, à partir de 2002, les pays de l'Est (Serbie, Géorgie, Ukraine et Kirghizistan) dont les leaders ont puisé l'essentiel de leurs corpus théoriques dans le livre culte De la dictature à la démocratie, écrit par le théoricien américain Gere Sharp.
Mieux, beaucoup de cyberdissidents arabes, du moins les plus connus, ont fait, selon le Dr Bensaâda, des formations à l'école Canvas du cyberdissident serbe Srdje Popovic. Pour preuve, les techniques enseignées par ce centre ont été appliquées par les manifestants égyptiens (offrir des fleurs aux policiers, monter sur les chars des militaires, écrire des slogans sur le sol, etc.). Ce centre est financé par l'ONG Freedom House. Pour le Dr Bensaâda, beaucoup d'ONG américaines (Usaid, Freedom House, NDI, NED, IRI) ne sont pas aussi indépendantes qu'elles le prétendent. Elles sont de mèche avec le gouvernement américain et ont, elles aussi, un rôle dans le financement et la formation de la cyberdissidence arabe. Une remarque tout de même : le Dr Bensaâda a livré hier un avis moins tranché sur le rôle des Américains dans les révoltes arabes. “Je ne dis pas que les Américains sont les instigateurs du Printemps arabe qui est le fruit d'une situation sociale mauvaise dans les pays de la région, mais ils ont joué un rôle”, dit-il, non sans soutenir qu'“il y a des gens (les manifestants, ndlr) qui meurent mais, je suis désolé de le dire, ils meurent pour rien”. Pourquoi ? “L'enjeu dépasse de loin le cas du jeune tunisien Bouazzizi qui a été utilisé. On assiste à une sorte de redistribution des cartes. Et si le régime syrien tombe, on s'attaquera à l'Iran ; cela ferait le jeu d'Israël”, explique-t-il. Pourquoi les cyberdissidents algériens n'ont pas eu la même réussite que leurs collègues tunisiens et égyptiens ? “Les Algériens ont de l'aversion pour l'ingérence étrangère. On est belliqueux entre nous mais on n'aime pas que les étrangers s'immiscent dans nos affaires”, répond-il.
Avec un tel livre, l'auteur ne craint-il pas de se voir taxé de pro-régime qui, pour discréditer l'opposition, a toujours ressorti la rengaine de la main étrangère ? “Personne, jusqu'ici, ne m'a collé une telle étiquette. Moi, je suis physicien de formation, je valide des hypothèses. Je ne travaille ni pour la CIA ni pour la DGSE”, rétorque-t-il.
Selon lui, il y a trois ou quatre membres de la CNCD qui auraient reçu des aides financières de la part d'organismes américains. Il a cité la Laddh, qui travaille avec la NED, et le Snapap, qui est en relation avec Solidarity Center. Comment se fait-il que les autorités n'aient pas réagi alors que la loi interdit aux associations de percevoir un financement étranger ? “Je ne connais pas vraiment la loi algérienne mais je ne dis pas qu'elles ont utilisé l'argent perçu pour de la subversion. Il faut peut-être demander à ces associations ce qu'elles ont fait avec ce financement”, répond-il, avant d'asséner : “Les Etats-Unis ont aidé des associations et continueront à le faire.”
A C


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