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Éternellement vivant
Il y'a onze ans nous quittait Tahar Djaout
Publié dans Liberté le 26 - 05 - 2004

Il restera pour “la famille qui avance� une référence lumineuse. Son œuvre, un repère dans la grisaille politique d’aujourd’hui. Le poète n’est pas mort. Qu’un tôlier crétinisé tire à bout portant sur le visage de Tahar Djaout par un matin printanier, pourra-t-il pour autant venir à bout des idées éclairées du poète, journaliste et écrivain qui, en ce 26 mai de 1993, inaugurait la longue et macabre liste des intellectuels assassinés par l’hydre intégriste ? Non, assurément. Bien au contraire, le combat de Djaout sera assumé par le plus grand nombre de patriotes et de républicains, même si la mode, aujourd’hui, est à la compromission politique qu’un “machin� appelé réconciliation nationale a rendue possible.
La déferlante terroriste de la décennie noire n’avait pas laissé beaucoup de choix aux partisans de la non-violence : la valise ou le cercueil. La valise sur le tortueux chemin de l’exil ou le cercueil, tous les mardis dans les cimetières.
C’était l’époque qui avait fait de “takhti rassi� une confortable prise de position. Cependant, des hommes aux convictions inébranlables ont assumé l’épopée de la résistance citoyenne au péril de leur vie. à l’image de “ces voleurs qui...� refusant de plier l’échine et d’abdiquer devant les tangos. Ils ont pris le parti d’être des “mesmar� cloués dans les yeux de la bête immonde.
Des “vigiles� qui empêcheront les nouveaux prophètes de mener la république des citoyens comme une “arche à vau-l’eau�. Mais, il n’y a pas que cela. Après le lâche assassinat de Tahar Djaout, il s’en est trouvé un autre Tahar, Ouattar pour ne pas le nommer, pour profaner la mémoire du poète disparu. Osons, donc, l’interrogation : celui qui déteste les morts, peut-il porter dans son cœur les vivants ? Entre Tahar “qui avance� et Tahar “qui recule�, c’est l’éternel combat entre deux projets de société antinomiques. C’est le combat éternel entre la vie et la mort. (Re)lire, aujourd’hui, Djaout, reste sans doute, le meilleur hommage qu’on puisse lui rendre. Son immense œuvre demeurera pour ainsi dire indélébile sur le chemin lumineux de la vie. Une œuvre qui survivra aux aléas du temps et des générations “expropriées� puisque la littérature entière est un acte politique, pour paraphraser le Brésilien Amado. “La famille qui avance� a fait le serment de barrer la route aux “corbeaux� et leurs parrains.
Elle sèmera à tout vent et à tout venant la graine de l’espérance. Ainsi, jamais le greffon intégriste ne prendra. Paroles de poète : “Je suis le déterreur de l’histoire insoumise et de ses squelettes irascibles enfouis dans vos temples dévastateurs. Je ne cautionnerai jamais vos cieux incléments et rétrécis où l’anathème tient lieu de credo. Je ne cautionnerai jamais la peur mitonnée par vos prêtres-bandits de grands chemins qui ont usurpé des auréoles d’anges. Je me tiendrai hors de portée de votre bénédiction qui tue, vous pour qui l’horizon est une porte clouée, vous dont les regards éteignent des foyers d’espoir, transforment chaque arbre en cercueil.â€�  Â
Y. A.


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