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“Les Algériens restent pauvres malgré les richesses du pays”
Mohand-Amokrane Cherifi à la conférence du FFS
Publié dans Liberté le 04 - 09 - 2004

Invité par la direction du FFS à animer une conférence sur la situation sociale en Algérie, Mohand-Amokrane Cherifi, expert en économie auprès du Pnud, a centré son intervention sur le paradoxe induit par l'embellie financière que vit le pays au moment où la population s'enlise dans une pauvreté structurelle. Il a rappelé que l'Algérie a rarement été aussi à l'aise financièrement avec plus de 34 milliards de dollars de réserve de change et des liquidités disponibles au niveau des banques publiques estimées à dix milliards de dollars. “Nous avons tellement d'argent que la France a pris la Banque d'Algérie comme garante de ses emprunts à l'extérieur”, a révélé le conférencier.
Pourtant, de son avis, le niveau de développement est resté au point mort. Il a indiqué, pour mieux étayer ses propos, que notre pays est classé, dans le dernier rapport sur le développement élaboré par les Nations unies, à la 108e place sur un total de 178 nations (les références prises ont trait à la santé, l'éducation, l'eau potable, l'espérance de vie…). “Pourquoi l'Algérie est-elle aussi mal classée malgré ses richesses ? ne cesse-t-on pas de me demander aux Nations unies”, a rapporté M. Cherifi. À partir de là, il a établi un constat assez exhaustif des maux sociaux dont souffre l'Algérie.
À ce titre, il a affirmé que la proportion des exclus (ceux qui sont en dehors du système scolaire et universitaire ou qui n'ont pas d'activité rémunératrice) constitue au moins les deux tiers de la population globale. “Les Nations unies ont évalué à un million de personnes le nombre de mendiants dans les grandes villes”, a-t-il soutenu. Il faudra multiplier ce chiffre par dix pour avoir une idée sur le nombre d'Algériens qui vivent en dessous du seuil tolérable de pauvreté. “La pauvreté tend à devenir structurelle dans les villes. Les personnes démunies fuient les campagnes et viennent chercher du travail dans les centres urbains. Elles s'installent dans des bidonvilles construits à la périphérie des villes.”
Selon l'invité du FFS, cette catégorie importante de la population n'est pas prise en charge par les institutions de l'Etat, en l'absence d'une politique sociale cohérente : “On mesure la puissance d'un Etat à sa capacité de prendre en charge les citoyens les plus faibles et les plus démunis.” Dans le même temps, cette capacité n'a pas les moyens d'interpeller les pouvoirs publics pour un meilleur bien-être, ceci pour de multiples raisons.
La principale serait un déficit flagrant en matière de médiation politique et sociale, en ce sens que les partis politiques ne remplissent pas tout à fait la mission qui leur est dévolue, et les organismes syndicaux n'ont pratiquement pas droit de cité. “Le monopole syndical est un drame national dès lors qu'on aborde les problèmes sociaux”, a affirmé l'expert en économie. Il a estimé que l'Ugta se préoccupe à peine du sort de ses adhérents. “Qu'en est-il des autres travailleurs ou de ceux qui sont au chômage ?” Autre source du marasme social : la décentralisation des responsabilités et des ressources financières. “Il existe un décalage énorme entre le moment de prise de décision et le moment de son application. C'est au niveau local où se situent les problèmes, que les ressources financières doivent être gérées”, a souligné M. Amokrane Cherifi avant de tirer une conclusion. “On n'a pas de statistiques sur les problèmes sociaux et les besoins de base de la population. Au lieu d'agir, le pouvoir réagit au cas par cas quand des émeutes éclatent.” Il craint une aggravation du gouffre qui sépare une infime minorité de riches de l'écrasante majorité de gens dans le besoin après l'adhésion de l'Algérie à l'OMC. Il a révélé que les représentants algériens ne négocient pas cette adhésion en se souciant de la préservation de l'industrie nationale. “Dans ces conditions, les implications sociales de l'adhésion de l'Algérie à l'OMC seront dramatiques”, a-t-il déclaré avant de clore son intervention.
S. H.


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