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L'embarras des étudiants
Faculté centrale d'Alger
Publié dans Liberté le 03 - 10 - 2004

La rentrée prévue, hier, n'a pas eu lieu. Devant le manque d'organisation et d'encadrement, les étudiants n'ont eu de cesse d'exprimer leur déception.
La rentrée universitaire ne se présente pas sous de bons auspices. C'est tout simplement la cacophonie ! Hier, les étudiants de la faculté centrale d'Alger et plus particulièrement ceux de première année l'ont vérifié à leurs dépens.
Ces étudiants, qui côtoient les bancs de l'université après des vacances d'été, ont été pour le moins “déçus”. C'est en tout cas le sentiment qu'ils n'ont cessé d'exprimer hier. Et pour cause, leurs problèmes sont multiples : désorganisation, désorientation, absence d'enseignants, surcharge des amphithéâtres et des salles de travaux dirigés au sein de l'université.
Prévue en effet pour hier, la rentrée universitaire n'a finalement pas eu lieu. “Bien que les autorités aient affiché le début pour aujourd'hui (hier), les cours n'ont pourtant pas commencé, car les enseignants ne sont pas venus !”, nous ont expliqué hier des étudiants de première année en interprétariat, rencontrés sur place. Désemparés, ces derniers ne sont pas plus informés sur la date du début de des cours : “L'administration n'est pas en mesure de nous renseigner sur la date du début des cours, ce sont les étudiants de troisième année qui nous ont dit que les cours commenceront normalement le 4 octobre prochain”.
Les cours sont censés débuter également hier pour les étudiants de deuxième, troisième et quatrième années en interprétariat. Ce qui n'a cependant pas été le cas. L'explication avancée est la “poursuite des inscriptions des étudiants ayant passé des examens de rattrapage jusqu'au 18 octobre prochain”. Le désarroi des étudiants en pharmacie est, quant à lui, à son comble. Aucun affichage mentionnant la date du début des cours et aucun responsable n'est en mesure de les informer.
“Nous sommes obligés de revenir tous les jours au département de pharmacie pour voir s'il y a un affichage concernant la date du début des cours”, lance avec dépit une étudiante en deuxième année pharmacie. Elle soulèvera dans la foulée le problème de surcharge des amphithéâtres : “L'année dernière, on avait un sérieux problème d'amphi qui faisait qu'à chaque fois on nous casait dans d'autres salles. Et avec l'important nombre des étudiants cette année, je me demande comment cela va se passer !”. Ce problème a également été posé par les étudiants en interprétariat. “Nous sommes 60 étudiants par groupe dans des salles de travaux dirigés censés contenir 30 étudiants au maximum !”, révèle une étudiante en troisième année interprétariat : “En troisième année, notre enseignement doit se focaliser sur l'apprentissage oral de l'anglais. Mais avec des classes de 60 étudiants, les enseignants ne s'occuperont que de ceux qui parlent déjà l'anglais et délaisseront les autres. Je serai donc obligée de m'inscrire dans une école privée pour apprendre à parler anglais”.
Les étudiants ayant passé des rattrapages ne sont pas en reste des multiples problèmes qui agitent leur fac. Un seul bureau en effet prend en charge les inscriptions de tous ces étudiants. Résultat : une très longue file d'attente retardant les étudiants à rejoindre les amphis.
Côté enseignants, c'est aussi la déception. Le reproche d'une enseignante d'interprétariat concerne l'emploi du temps élaboré par la direction des études. “Ce sont les vacataires qui sont favorisés dans les cours supplémentaires et non pas les permanents”, dit-elle avec dépit. Tout comme elle regrette la surcharge des groupes : “Ce ne sera pas évident de faire des travaux pratiques avec 60 étudiants. Les salles sont exiguës et le matériel d'interprétariat manque”, explique-t-elle.
Ce qui ne semble pas être partagé par Tahar Hadjar, le recteur de l'Université d'Alger. “Il n'y a pas de surcharge d'étudiants pour la fac centrale”, affirme-t-il tout en expliquant qu'“on a eu des années universitaires autrement plus chargée que cette année avec 22 000 étudiants pour la fac centrale”. Pour palier les insuffisances de l'emploi du temps et d'espace, Tahar Hadjar évoque la poursuite des cours jusqu'à 18h ou 20h. “Ce sera en fonction des besoins et de la demande”, dit-il. Il annoncera également le renforcement de l'encadrement par “le recrutement de 200 nouveaux enseignants” ainsi que “le recrutement de coopérants étrangers”. Sans donner de détails à ce sujet, il expliquera seulement qu'il a exprimé une demande de spécialistes en postgraduation au ministère de l'Enseignement supérieur.
N. M.


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