L'explosion de joie des Mouloudéens au coup de sifflet final était à la mesure de l'exploit réalisé. Ils venaient, en effet, de décrocher un succès à la fois mérité mais tellement inespéré quelques heures plutôt au vu de la tourmentée semaine qu'ils ont vécue. Mais même arrivés quelque peu en retard au stade, car croyant que la rencontre ne débuterait qu'à 13 h 30 au lieu de 13 h, les Hamraoua ont su emballer une rencontre plaisante et disputée de bout en bout. Ainsi et en dépit d'un échauffement écourté, les Rouge et Blanc entamèrent ce classique Orano-kabyle de la meilleure des façons puisque 11 minutes ne s'étaient pas encore écoulées que leur capitaine Daoud Sofiane leur donne un important avantage au niveau de la marque et du mental à la faveur d'un penalty joliment transformé, sifflé à la suite d'une main aussi inutile et maladroite que flagrante de Samir Zazou. Cet avantage d'un but au tableau d'affichage ne dure, cela dit, que le temps qu'il aura fallu à le marquer, autrement dit, 11 minutes seulement. Le chronomètre affichait, en effet, 22 minutes de jeu lorsque le centre-avant kabyle d'origine africaine, Endzanga, jouant rapidement et intelligemment avec Belkaïd un coup franc excentré à la droite des bois oranais, permit au dernier nommé d'inscrite un somptueux but d'un enveloppé du pied droit qui enverra le cuir dans la lucarne gauche d'un Ouamane pantois. Ce petit “bijou” du très en vue Farouk Belkaïd devait, croyait-on dans les tribunes de Bouakeul, “annoncer” le réveil des Canaris, mais la suite des “évènements” montrera, cela dit, qu'hormis Zafour et Belkaïd, ces mêmes Canaris étaient véritablement dans un jour sans, à l'image d'un Zazou complètement hors du coup et d'un fantomatique Endzanga. Penalty non sifflé, Meziane conspué Si de fait, la maîtrise collective kabyle était très “visible” durant toute la moitié de la première période, ce fut, en revanche, le MCO qui aurait pu rejoindre les vestiaires avec une réalisation de plus à son compteur. Si l'arbitre, M. Khelifi, n'avait pas fermé les yeux sur une faute pourtant flagrante de Zafour sur Zerrouki, alors que ce dernier était seul à 10 mètres des bois de Gaouaoui (40'), ce score de parité, bien qu'il soit logique, a valu à… Méziane Mourad une “bronca” du kop hamraoui qui l'a vulgairement pris à partie à l'approche du tunnel menant aux vestiaires. Entamant la seconde période avec une énorme volonté de vaincre, car ayant sûrement constaté que “cette” JSK n'était pas imbattable et souffrait cruellement d'un manque d'atouts offensifs, les Mouloudéens prendront à bras-le-corps les 45 dernières minutes qu'ils domineront d'ailleurs copieusement. Grâce également au bon “feeling” du statut technique qui donna plus de “vivacité” et de “punch” à son avant-garde par l'entremise des entrées en jeu respectives de Bradja (46'), Serradj (60') et Chaïb (80'), le Mouloudia aura finalement le dernier mot… à la dernière minute. De multiples tentatives de prendre à défaut le dernier rempart kabyle, la dernière, sous la forme d'un corner, fut ainsi la bonne pour les Oranais qui, après un précis coup de tête de Zidane repoussé sur sa ligne par Gaouaoui, prendront un avantage définitif grâce à un “pointu” du jeune Seddik Bradja qui a suivi. La JSK venait de perdre un match qui semblait largement à sa portée, alors que le MCO, beau vainqueur, laissa éclater sa joie… Hannachi : “C'est grave pour un gardien international” Visiblement très déçu par la défaite de son team, le président Kabyle aura à la fin du match des mots très durs envers son gardien de but. Lounès Gaouaoui qu'il a accusé en des termes à peine voilés d'être le principal responsable du second but encaissé et, par ricochet, de la défaite. “Gaouaoui devait sotir sur le corner. Il ne l'a pas fait, restant figé sur sa ligne. Je n'ai vraiment pas compris pourquoi. Un gardien doit sortir et rassurer sa défense. C'est grave si un keeper international ne sort pas et reste en spectateur de l'action. En tous les cas, je vais tirer cela au clair au cours de cette semaine avec le concerné ainsi qu'avec l'entraîneur des gardiens de but pour voir ce qui cloche !” dira en effet, en substance, Moh Cherif Hannachi. A. K