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Un événement historique à Ighil Imoula
60e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale
Publié dans Liberté le 01 - 11 - 2014

Ighil Imoula, village haut perché de Tizi n'Tletta, dans la daïra des Ouadhias, berceau de la révolution, se prépare à fêter, à l'instar de toutes les localités du pays et de la Kabylie profonde, le 60e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale car, ici, le 1er novembre 1954 est une date historique inscrite en lettres d'or par ses meilleurs enfants. On citera le chahid Mohamed Zamoum, dit colonel Si Salah, son frère Ali Zamoum, Kacer Mouloud, Lounas Amar, Dris Ahmed, Idir Rabah, Halliche Hocine, Mohammedi Saâd, Si Yahia Mohand Ouali, Iraten Mouloud, Mohand Akli Benchaâbane, Tabet Ahmed, Tabet Chabane, Halli Ahmed, Achour Ali Benmohamed... et la liste est longue. En cette occasion historique, les villageois rappellent encore avec beaucoup de fierté les conditions dans lesquelles avait été imprimé "l'appel du 1er Novembre 1954", ce document historique qui allait mobiliser toutes les forces vives de la nation autour de l'armée de Libération nationale sous la bannière du FLN, où toutes les tendances avaient été enfin regroupées pour déclencher cette lutte armée tant attendue depuis la création de l'Etoile Nord-Africaine jusqu'au PPA, puis au MTLD et l'UDMA sans oublier d'autres partis. Si la majorité des initiateurs de ce déclenchement révolutionnaire ne sont plus de ce monde car, pour la plupart, tombés au champ d'honneur, d'autres auront survécu et goûté aux joies de l'indépendance pour lesquelles ils avaient sacrifié les plus belles années de leur jeunesse. Soixante ans après cet évènement historique, Mohand Akli Benchabaâne est encore fier d'avoir acheminé, le 28 octobre 1954, une valise pleine de documents portant proclamation du déclenchement de la guerre de Libération nationale, d'Ighil Imoula jusqu'à Alger, pour être ensuite distribués sur tout le territoire national. "C'est une longue histoire", nous dira d'emblée Dda Mohand Akli Benchaâbane qui, à 84 ans, garde encore sa lucidité d'antan et sa mémoire intacte.
Il est vrai qu'à Ighil Imoula, gros village perché sur les hauteurs des Ouadhias, il y avait déjà un noyau de militants prêt pour l'insurrection. Les anciens du village diront que c'est un militant de l'Etoile Nord-Africaine rentré de France, le nommé Iraten Mouloud, après une longue maladie, qui imprégna les jeunes du village de l'esprit nationaliste. C'était une fierté d'appartenir à ce noyau, et chaque famille avait un jeune enrôlé dans le mouvement patriotique.
Bien avant le déclenchement du 1er Novembre, les militants de la région avaient reçu une formation politique et paramilitaire puisqu'ils apprirent à fabriquer des engins explosifs destinés à des sabotages de ponts, de routes, de poteaux téléphoniques, quelques mois déjà avant le déclenchement de la lutte armée. Au village d'Ighil Imoula, les citoyens, jeunes et moins jeunes, laissent apparaître de gros sentiments de fierté et de nationalisme en ce jour de gloire bien ancré dans l'histoire de l'Algérie indépendante, et les anciens du village et les moudjahidine du douar recommandent vivement aux parents de parler de la révolution algérienne et de sa glorieuse guerre de Libération nationale à leurs enfants afin d'ancrer dans leur mémoire les faits d'armes héroïques et les sacrifices des moudjahidine pour libérer la patrie du joug colonialiste, tout en invitant les instituteurs à enseigner à leurs élèves l'histoire authentique de leur pays.
Aujourd'hui, la maison d'Idir Rabah, qui avait abrité, à l'époque, les travaux de tirage clandestin de la proclamation du 1er Novembre 1954, a été érigée en musée, et la machine à écrire tout comme la ronéo manuelle utilisée par le journaliste Mohamed Laichaoui trônent au milieu de nombreux objets, photos et documents historiques.
En quittant Tizi n'Tletta, nos regards restent figés sur les portraits placardés côte à côte de feu Ali Zamoum, homme juste, militant convaincu de la cause nationale, de la démocratie et du recouvrement de l'identité algérienne et berbère dans sa globalité, et celui d'une autre grande figure, le regretté Matoub Lounès, lui aussi défenseur des droits de l'homme, de la démocratie et de l'amazighité. C'est là, en tout cas, une louable initiative de la part de l'association Tagmats de Lyon, qui a rendu récemment un vibrant hommage à ces deux "combattants de la liberté", un idéal pour lequel les villageois d'Ighil Imoula tout comme des millions d'Algériens et d'Algériennes ont sacrifié leur vie et leur destin.


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