La soirée de mercredi a été marquée par la représentation d'un monodrame présenté par la coopérative El-Founoune de Aïn Beïda. Sous un titre aussi énigmatique qu'évocateur, Chomariage (composé de deux mots : chômage et mariage), d'après un texte original de la jeune auteure Imène Kadri, le spectacle a été interprété par le jeune et talentueux Mohamed Kadri. Le Mois du théâtre, ce rendez-vous du quatrième art qu'abrite le Théâtre régional de Batna jusqu'au 14 juillet, entame sa deuxième quinzaine et continue d'offrir l'opportunité à un large public qui a pris l'habitude de se diriger, après chaque rupture du jeûne, vers la belle bâtisse dédiée à l'art des planches pour assister à des pièces de théâtre de différentes troupes (associations, coopératives, théâtres régionaux) venues des quatre coins du pays. La soirée de mercredi a été marquée par la représentation d'un monodrame présenté par la coopérative El-Founoune de Aïn Beïda (wilaya d'Oum El-Bouaghi). Sous un titre aussi énigmatique qu'évocateur, Chomariage (composé de deux mots, à savoir chômage et mariage), et d'après un texte original de la jeune auteure Imène Kadri, membre de la même coopérative, le spectacle a été interprété par le jeune et talentueux Mohamed Kadri. Le monologue met en scène un jeune diplômé qui se retrouve au chômage. Si la réalité est difficile, le rêve est tout de même permis, et le plus grand rêve de l'unique protagoniste de la pièce est de se marier un jour. Avec comme unique décor une chaise et une bouteille d'eau, la scène appartient totalement et complètement au comédien, qui a réussi à installer une complicité et à interagir avec le public. Habillé à la Frank Sinatra, très décontracté, le comédien incarne le personnage d'un jeune universitaire algérien bardé de diplômes. La première partie du spectacle est consacrée à des rappels des temps révolus : les rencontres de jadis, la drague d'autrefois, les fêtes... Ces rappels lui permettent de dresser un parallèle avec le présent et de comparer une belle époque avec la réalité actuelle, plus difficile et complexe. Les situations les plus douloureuses arrachent des rires et le personnage continue d'errer dans les dédales de la mémoire et tente de raconter les problèmes et les douloureuses épreuves que traversent les jeunes de sa génération, filles ou garçons. Mais tout n'est pas noir dans la vie de notre protagoniste, puisqu'il réussit à décrocher un des quatre postes proposés par une entreprise. Une véritable prouesse, un coup de génie ou de chance, lorsqu'on sait que 5000 candidats avaient participé au concours. Même si le travail trouvé ne correspond ni à son profil ni à ses études, sa vie professionnelle ne le préoccupe plus et il recommence à rêver de se marier. Mais est-il possible avec le salaire qu'il gagne, non pas de réaliser ses rêves, mais de subvenir à ses besoins ? Certainement pas ! Par ailleurs, ces journées dédiées au quatrième art semblent donner l'opportunité à des jeunes comme ceux de Aïn Beïda de montrer leur talent et un savoir-faire qui doit être pris en charge et encouragé. R.H.