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Les forces navales sur le qui-vive
Recrudescence de la "harga" à Oran
Publié dans Liberté le 11 - 10 - 2016

Selon une source confirmée, les candidats à l'émigration clandestine sont encouragés par les conditions climatiques clémentes.
Les forces navales de la façade Ouest sont sur le qui-vive depuis plus d'une dizaine de jours suite à une recrudescence des candidats à l'émigration clandestine qui tentent de regagner la rive nord de la Méditerranée occidentale. Les jeunes harraga qui sont issus de différentes couches de la société ne reculent devant rien pour mettre le cap sur l'Espagne. Parmi les harraga figurent des dizaines de mineurs qui ont été arrêtés en l'espace d'une semaine par les garde-côtes du littoral Ouest. Selon une source confirmée, les candidats à l'émigration clandestine sont encouragés par les conditions climatiques clémentes. "À la faveur d'une éclaircie, une mer relativement calme et des vents peu violents, les jeunes harraga risquent le tout pour le tout pour rejoindre les côtes espagnoles à bord d'embarcations de fortune", affirme-t-on de même source. En effet, pas moins de 203 harraga ont été interceptés en haute mer par les forces navales Ouest. Des étrangers séduits par l'appel des sirènes ont été également arrêtés, dont des Syriens et des Maliens. Les mineurs sont âgés entre 15 et 17 ans et se regroupent entre eux pour traverser la mer en compagnie d'autres adultes. Les wilayas d'Oran, Aïn Témouchent et Mostaganem sont particulièrement ciblées par les harraga. "La wilaya d'Oran est malheureusement en haut du palmarès avec l'interception en mer de 116 candidats à l'émigration clandestine depuis samedi dernier", précise pour sa part un officier des forces navales. Les plages d'Aïn-El-Turck, Cap-Falcon, Canastel et Kristel sont étroitement surveillées par les forces de sécurité qui veillent au grain. "Mais il se trouve que les harraga empruntent des sentiers détournés pour se retrouver en mer, chargés du strict nécessaire, c'est-à-dire un semi-pneumatique, un moteur, de l'essence, de l'eau, des dattes et un GPS", souligne-t-on. Le plus souvent, les harraga sont secourus en mer d'une mort certaine par les forces navales. Désormais, les temps ont changé pour les jeunes aventuriers qui s'associent pour cotiser et acheter un pneumatique et un GPS. "Les passeurs n'ont plus droit de cité dans ce genre d'opération puisque ce sont les potentiels harraga eux-mêmes qui se prennent en charge", assure-t-on. Un sociologue définit cet épiphénomène qui amplifie depuis 2004 par "des enjeux politiques et sociaux d'une catégorie sociale de jeunes en mal de vivre". Ainsi, le phénomène de l'émigration clandestine touche aussi des diplômés et des travailleurs qualifiés âgés entre 24 et 30 ans, et des femmes. "Avec une prédominance des hommes de classe moyenne au chômage, le recours à la harga est favorisé par la politique restrictive d'octroi de visas des consulats d'Europe", soutient, quant à elle, une sociologue. En définitive, le phénomène de l'émigration clandestine n'a jamais cessé à Oran en dépit de la loi criminalisant l'acte de quitter clandestinement le pays au péril de sa vie.
K. REGUIEG-ISSAAD


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