Résumé : La jeune femme est un peu secouée de savoir qu'Amel est au courant de tout son passé avec Ramzi. Elle tente de se justifier et joue à l'amoureuse transie, afin d'argumenter sa situation. En fin de compte, elle avoue qu'elle voulait récupérer son ex. Amel déglutit. Une corde étranglait sa gorge. Elle se verse un verre d'eau, le boit d'une traite et prend une lente inspiration avant de lancer : - Ecoutez madame : Ramzi n'était qu'un passage pour vous. Excusez-moi, mais c'est la vérité, vous vous êtes payé sa tête. Vous vouliez éviter le scandale, camoufler un acte inconscient et vous avez joué la comédie jusqu'au bout en vous accrochant à quelqu'un qui vous a aimée sincèrement. Puis, le remords vous pousse à tout avouer. Il aurait fallu vous accrocher au père de l'enfant, madame, pas à Ramzi. - Je sais, souffle la jeune femme en se mouchant. - Alors, soyez gentille, laissez-nous tranquilles. Ne me harcelez plus. - Vous croyez que c'est facile d'oublier le passé ? - Moi, je suis cartésienne, madame. Je ne crois que ce que j'entends et ce que je vois. À cause de vous, j'ai failli commettre l'irréparable et annuler mes fiançailles. - Vous m'en voyez désolée. - Et maintenant ? Que voulez-vous que je fasse pour vous ? - Rien. Ou bien si. Dites à Ramzi que... Elle s'interrompt ne pouvant poursuivre sa phrase, et se lève pour se diriger vers la sortie. - Je ne vais plus vous importuner, lance-t-elle les yeux larmoyants. Ramzi m'a transmis un message. Il vous aime trop Amel pour vous laisser tomber et reprendre avec moi. Amel se lève et contourne son bureau avant de s'y adosser. - Je suis certaine que vous allez rencontrer quelqu'un d'autre ou, pourquoi pas, reprendre avec le père de votre enfant. La jeune femme pousse un soupir. - La vie est parfois si compliquée ! J'étais tellement heureuse avec lui. Et même avec Ramzi. Amel est abasourdie. Cette femme voulait tous les hommes de la Terre à ses pieds. - Ramzi ne sera plus qu'un vague souvenir pour vous, madame. Nous sommes sur le point de nous marier. - Il ne pourra jamais n'être qu'un vague souvenir pour moi. Elle baisse les yeux et se met à tordre son mouchoir. - Je vais essayer de ne plus penser à lui. Puis elle regarde Amel en face et poursuit : - Une autre à votre place m'aurait mise à la porte sans aucun ménagement. Par contre vous, vous avez été compréhensive et m'avez écoutée jusqu'au bout. - Je vous souhaite beaucoup de chance, madame... -Sarah. - Eh bien, bonne chance Sarah. La jeune femme quitte les lieux. Amel courut à la fenêtre pour la voir s'engouffrer dans un véhicule. Quelqu'un était au volant. Un homme. Qui était-ce, se demande-t-elle ? Puis elle hausse les épaules. Cette femme a sûrement plus d'un tour dans son sac. (À suivre) Y. H.