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Que fera l'Union africaine ?
Son instance juridique a émis un avis défavorable à l'adhésion du Maroc
Publié dans Liberté le 30 - 01 - 2017

Les dirigeants africains, qui devront se prononcer aujourd'hui sur l'admission du Maroc en tant que nouveau membre de l'UA, prendront-ils en considération l'avis défavorable rendu par l'instance juridique de l'organisation continentale ?
La balle est dans le camp des pays membres de l'Union africaine, appelés à statuer aujourd'hui sur la demande d'admission formulée par le Maroc. S'ils sont nombreux à avoir accueilli favorablement la décision d'intégrer l'UA de Rabat, qui pour rappel avait claqué la porte en 1984 de la défunte Organisation de l'unité africaine (OUA) parce qu'elle avait accepté la République arabe sahraouie démocratique (RASD), ils devront dire si cette demande est conforme aux statuts de l'organisation. Et c'est là que se situe le nœud gordien, car l'instance juridique de l'UA a émis le 26 janvier dernier un avis juridique défavorable à l'admission du royaume du Maroc en qualité de membre.
On apprend ainsi que l'avis juridique en question, transmis par la Commission africaine à tous les pays membres, et dont le contenu a été rendu public par le site internet "Saharawi.net", rappelle l'amère vérité de la situation du Sahara occidental. Pour l'instance juridique de l'UA, "la présence du Maroc sur le territoire du Sahara occidental est considérée comme une occupation par l'ONU et l'UA (voir la résolution 34/37 de l'Assemblée générale de l'ONU votée en 1979, ainsi que les différentes décisions de l'OUA et de l'UA). Ceci est en opposition avec les principes et les objectifs de la création de l'Union africaine, tels que stipulé dans les articles 3 et 4 de l'acte constitutif. Le Sahara occidental est toujours inscrit sur la liste de l'ONU des territoires autonomes depuis que l'Espagne s'est désistée de sa responsabilité administrative le 26 février 1976. En sa qualité de territoire ne jouissant pas de l'autonomie, le Sahara occidental conserve son statut particulier jusqu'à ce que son peuple exerce son droit à l'autodétermination". L'avis juridique met aussi l'accent sur le fait que dans sa demande d'adhésion à l'UA, "le Maroc a émis des réserves sur le contenu de l'article 3 de l'acte constitutif de l'Union africaine, qui consacre le principe du respect de la souveraineté et l'intégrité des pays, en affirmant que le gouvernement de sa majesté le roi n'a aucunement l'intention de se désister de ses droits légitimes pour la concrétisation pacifique de l'intégrité territoriale du royaume à l'intérieur de ses frontières légales". Sur la base de ce constat, et sachant que le royaume du Maroc est considéré par l'Union africaine comme une force occupant le territoire d'un autre pays membre et continue à priver sa population d'exercer son droit à l'autodétermination, "il sera difficile de trouver un compromis entre le devoir d'agir contre toutes les formes de colonisation et la libération totale de l'Afrique et accepter un pays occupant comme membre au sein de l'Union". En conclusion, il est souligné que "l'adhésion d'un Etat à un une charte ou à des accords internationaux lui impose de respecter leurs principes et objectifs". En d'autres termes, l'instance juridique de l'UA relève la contradiction existant entre la demande d'adhésion du Maroc et les statuts de l'Union africaine et met les dirigeants africains devant leurs responsabilités.
Merzak Tigrine


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