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Ce que compte faire Mahdjoub Bedda
Le ministre de l'industrie revoit le dossier automobile
Publié dans Liberté le 04 - 07 - 2017

Le gouvernement compte surseoir l'octroi des agréments pour le lancement de nouvelles usines, en attendant l'élaboration d'un nouveau cahier des charges.
Le ministre de l'Industrie et des Mines compte, selon une source proche du dossier, revoir de fond en comble la copie de Bouchoaureb en matière de construction automobile. Ainsi, il aurait à l'idée de geler l'octroi d'agréments pour les constructeurs jusqu'à assainissement de la situation et définition d'un nouveau cahier des charges plus adéquat. La mesure ne concernerait pas ceux qui ont déjà investi. Ces derniers pourront poursuivre leurs activités, mais avec, cependant, des conditions draconiennes. Ceux qui n'ont pas encore vu leurs projets validés devront prendre leur mal en patience. "Par importations déguisées, le ministre voudrait dire que l'octroi des agréments pour de nouvelles usines, c'est fini. Il était temps d'assainir le secteur et de reconsidérer la nature des projets à forte valeur ajoutée pour chaque unité de production", explique notre source, qui ajoute que "le ministre voudrait recadrer les concessionnaires qui ont déjà investi dans le créneau du montage automobile en SKD (Semi Knocked Down)". Autrement dit, le ministre de l'Industrie et des Mines remet en cause toutes les mesures prises son prédécesseur, Abdeslam Bouchouareb. En ce sens, il compte réduire les délais fixés pour atteindre un taux d'intégration à tous les constructeurs qui, à défaut de respecter ces délais impartis, feront l'objet d'une saisine officielle du ministère de l'Industrie et des Mines. Certes, M. Bedda n'ira pas jusqu'à retirer l'agrément à ces derniers, sachant que le gouvernement algérien a signé des engagements avec des partenaires étrangers et que cela pourrait remettre en cause toute la politique et la stratégie industrielle nationales, précisera notre source. Mais les constructeurs seront dans l'obligation de se rattraper en investissant sur des équipementiers pour lancer un tissu de sous-traitance pour accompagner cette activité.
Un nouveau cahier des charges attendu en octobre
Selon notre source, un cahier des charges, en cours de confection, verra le jour, au plus tard, au mois d'octobre prochain pour fixer de nouvelles règles d'investissement dans l'activité industrielle ou semi-industrielle. "Il y aura plus de contrôle, plus de surveillance et davantage de transparence dans la gestion des lignes de production. Ce cahier des charges va rapprocher les délais à
2 ans au lieu de 5 ans pour atteindre un taux d'intégration escompté pour ceux qui veulent se lancer dans l'industrie automobile. Cela voudrait dire que le gouvernement va également réduire les délais aux concessionnaires qui ont investi dans le montage en SKD (Semi Knocked Down) pour encourager le montage en CKD (Complete Knock Down). M. Bedda fixera des quotas limités dans le montage en SKD afin que les opérateurs investissent dans le CKD et la sous-traitance. Ce délai ne dépassera pas deux années à partir de la date de lancement des lignes de production. Dans le même sillage, cette loi offrira l'opportunité à ceux qui voudraient se lancer dans les équipements et la pièce de rechange", a développé encore notre interlocuteur. L'objectif étant de remettre de l'ordre dans ce secteur, la même source a révélé que "des professionnels du secteur affiliés à l'AC2A ont accueilli positivement la décision du ministre de l'Industrie. Notamment le nouveau cahier des charges qui va fixer de nouvelles règles qui permettraient d'avancer et de donner la chance aux véritables professionnels". Idem pour le récent audit diligenté par le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, pour établir un rapport détaillé sur l'état des lieux des concessionnaires et des constructeurs, notre interlocuteur a estimé que "l'évaluation du secteur et des opérateurs s'impose. Les professionnels estiment qu'il était temps de relever les dysfonctionnements avérés et de remettre de l'ordre. À défaut, on va droit vers une gabegie qui ne dit pas son nom".
L'AC2A adhère au constat de Bedda
Le président de l'Association des concessionnaires et des constructeurs automobiles algériens (AC2A), Sefiane Hasnaoui, a réagi, hier, à la déclaration du ministre de l'Industrie et des Mines, Mehdjoub Bedda, qui avait affirmé, en marge de la clôture de la session parlementaire ordinaire de l'année 2016-2017, que "l'activité de montage de véhicules en Algérie était devenue une forme d'importation déguisée et que le taux d'intégration nationale n'a pas atteint l'objectif escompté". Contacté par Liberté, M. Hasnaoui a indiqué avoir pris acte "des déclarations reprises dans la presse nationale relatives à l'activité de montage de véhicules. L'AC2A tient à confirmer son support le plus actif aux orientations de développement structurel de l'industrie automobile en Algérie. L'industrie automobile ne pourra s'ancrer durablement que par la densification d'un véritable réseau de sous-traitance industrielle, accompagné d'un transfert de technologie et d'une politique de formation continue". Aux yeux du président de l'AC2A, "l'implication de l'ensemble des parties, le gouvernement et les pouvoirs publics, les investisseurs et les fabricants, est fondamentalement nécessaire pour assurer un développement maîtrisé de cette industrie. C'est une industrie fortement créatrice d'emplois. Elle est un formidable vecteur de développement économique. En ce sens, nous souscrivons à tous les efforts nécessaires par l'ensemble des parties et apportons notre support à toute action des pouvoirs publics dans l'intérêt de l'Algérie". S'agissant du développement d'un tissu de sous-traitance, M. Hasnaoui a souligné que "l'AC2A a toujours souligné que le développement industriel de la pièce de rechange et des composants automobiles est une étape prioritaire dans le développement de l'industrie automobile. Cette industrie fortement structurelle offre, par ailleurs, des opportunités d'exportation solides pour notre pays. L'implication des PME-PMI est une approche nécessaire pour s'assurer du succès durable de notre industrie".
FARID BELGACEM


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