Bien que le cumul des mandats électifs soit interdit par la loi, les fédérations sportives pullulent de membres occupant des fonctions électives également au sein de ligues et des clubs. Pourtant, le ministre de la Jeunesse et des Sports, El-Hadi Ould Ali, a reconnu récemment que le cumul des mandats électifs est interdit par la loi. "Le cumul de fonctions est interdit par la loi, que cela soit pour le poste de président ou de simple élu", a indiqué Ould Ali à la presse. C'est-à-dire qu'un dirigeant d'un club quel que soit son poste de responsabilité doit quitter ses fonctions au sein de son club d'origine ou au sein d'une ligue, une fois élu à la fédération. Il en est de même pour les élus des fédérations, des ligues ou des clubs qui ont été élus lors des élections locales de jeudi dernier. Du coup, Bachir Ould Zmirli, qui vient d'être élu à l'APW de Hussein Dey (tête de liste RND), doit impérativement démissionner de son poste à la FAF où il occupe la fonction de vice-président. En revanche, Messaoued qui n'a pas été élu à Setif peut garder sa place dans le bureau fédéral, même suite à ces derniers démêlés avec le président Zetchi au sujet du poste de président de la commission centrale des arbitres, mais il n'est pas écarté qu'il démissionne carrément de la FAF. Le président de la JS Saoura, Mohamed Zerouati, élu sur la liste FLN à Béchar, devrait lui aussi quitter son poste par la force de la loi. À Sidi Bel-Abbès, l'ancien arbitre international Belaïd Lacarne revient sur le devant de la scène, en s'adjugeant un siège à l'APW. "Je remercie tous ceux qui m'ont fait cette confiance, je suis heureux pour les citoyens de ma commune qui ont vu en votant pour les enfants de Sidi Bel-Abbès, c'est une grande première pour notre ville, car c'est la première fois dans l'histoire de cette belle ville que deux candidats APW et APC sont issus de la ville, ce qui augure un avenir radieux pour notre ville qui a besoin d'une nouveau souffle et de nouvelles idées. Je serai inchallah à la hauteur de la confiance placée en moi par mes concitoyens", confie à Liberté l'homme qui prit part au Mondial 1982. En revanche, Messaoud Koussa, déjà en disgrâce à la FAF suite à son refus d'être un demi-président de la commission fédérale des arbitres, a perdu dans ces élections à Sétif. Lui qui comptait sur cette élection municipale pour se décharger de son mandat à la FAF doit trouver une solution définitive. SAMIR LAMARI