Les explications de Sayoud    Colloque national sur l'économie durable    Quelles sont les économies les plus performantes au niveau mondial et en Afrique en 2026 ?    Accélération du rythme vers les énergies renouvelables    Une visite du chef de l'humanitaire de l'ONU est nécessaire    Ghaza : De l'aide peut arriver pour l'enclave    « Il faut mettre fin à la guerre dans le monde »    AGO du COA : Adoption des bilans moral et financier de l'exercice 2025    Entre solidité tactique et axes de progression    Championnat d'Algérie interclubs de natation : Le MC Alger s'adjuge le titre à Oran    « L'art culinaire à travers l'Algérie » réédité    Un mariage se transforme en deuil à Mostaganem    Lancement du programme de formations au profit des futurs hadjis    Ouverture des candidatures pour la 18e édition    La ministre de la Culture veut donner un nouvel élan aux structures artistiques    Le wokisme géopolitique des campistes ou la sanctification des conflits impérialistes    Projet de loi sur les circonscriptions électorales et les sièges du Parlement, jalon essentiel pour un système représentatif juste et équilibré    Les jeunes saluent la place prestigieuse dont ils jouissent dans le projet de développement du Président    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



"C'est un voyage dans la mémoire de l'Algérie"
Farid Mammeri, artiste peintre, à propos de son exposition "Amonts"
Publié dans Liberté le 30 - 04 - 2018

Le Hoggar, les Oasis, les paysages de Kabylie, la Casbah d'Alger, des scènes de la vie quotidienne aux quatre coins de l'Algérie : c'est à un voyage dans la mémoire du pays que nous invite Farid Mammeri à travers son exposition intitulée "Amonts, symbole du retour aux sources". Rencontré au siège de l'ACB (Paris 20e), l'enfant de Taourirt Mimoun a bien voulu accorder un entretien à Liberté.
Liberté : Economiste de formation, on vous aurait attendu ailleurs que dans le monde des arts. Que s'est-il passé ?
Farid Mammeri : J'ai travaillé à l'Inped, puis à la radio Chaîne 3. Mais une passion m'est restée de l'enfance. De 6 à 10 ans, je vivais chez mon grand-père maternel à Tizi Ouzou où j'étais scolarisé, avant de rejoindre le lycée El- Mokrani d'Alger. Mon grand père avait recueilli les peintures de mon cousin Azouaou qui a exposé dans les années 20 en France, au Luxembourg, en Espagne... C'était un peintre reconnu. Je baignais dans cette ambiance. Ma mère m'avait appris à dessiner. Je me suis amélioré au lycée. C'était un peu les beaux-arts avant la lettre, avec un excellent professeur. On avait des possibilités d'approfondir nos connaissances en dessin.
Le passage du dessin à la peinture est tout naturel...
La peinture est avant tout du dessin, après on peut passer à la peinture. La couleur peut déterminer la forme, donc on peut dépasser le dessin pour exprimer quelque chose. Avec les progrès de la photo, on peut se libérer du figuratif pour aller vers l'imaginaire, vers d'autres formes d'expression. La toile devient un moyen d'expression des sensations, des idées et des sentiments.
Vous revendiquez-vous d'une école de peinture ?
Non, mon école, c'est celle de la vie, l'école de ma culture : kabyle, algérienne, méditerranéenne, universelle. Se rattacher à une école, c'est revenir vers le passé, une école impressionniste ou abstraite... Comme on dit, l'art se nourrit de l'art. On assimile ce qu'on a connu, apprécié, puis on cherche sa voie ; j'explore des territoires nouveaux, chaque peinture est une découverte pour moi.
Comment avez-vous réalisé votre vocation d'artiste peintre née durant votre enfance ?
Avec des amis étudiants, on voulait greffer des peintures à nos textes poétiques et vice-versa. Puis chacun a suivi sa voie. Je suis passé de la poésie illustrée à des expositions de peinture au Mouggar, à l'Atlas, la galerie des Quatre colonnes... Blida, Boumerdès et Oran où j'ai été invité par Alloula.
Un jour, vous avez décidé de partir...
Je suis parti en 1993 comme tant d'autres intellectuels menacés par le terrorisme. En France, il était difficile de repartir de zéro, car les références et les repères sont différents des nôtres. J'ai d'abord commencé à travailler pour vivre, mais la peinture m'étant restée, je me suis remis à peindre et à exposer en France et aussi en Belgique.

Comment un peintre peut-il se faire connaître ?
S'il trouve des galeries pour exposer. Des peintres ont connu la notoriété et la gloire alors que leurs œuvres n'ont rien de transcendant. Ils ont derrière eux des galeries, des médias ou des mécènes. Le marché de l'art peut aider, mais il est arbitraire.
Des projets en Algérie ?
Pourquoi pas ? Le pays est omniprésent dans mes toiles. On est toujours imprégné de notre propre culture qu'on essaie de restituer. Cette exposition est une promenade dans la mémoire de l'Algérie. Les compatriotes qui la découvrent vont replonger dans la culture du pays.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.