Incendie à la zone industrielle de Skikda: Un des trois blessés succombe    Plastique, composants et emballages inscrits dans la durée    Nouvelle recomposition du pouvoir mondial: Impacts des tensions géostratégiques et poids des BRICS    Des partis algériens dénoncent: Nouvelle provocation marocaine    Solution factice    Des Verts sans clubs: Une autre difficulté pour Belmadi    Rentrée 2022-2023: La liste des fournitures scolaires connue    Sécurité routière: Hécatombe sur les routes algériennes    Guelma: 31 blessés dans deux accidents de bus    Tlemcen: Un saut dans l'histoire    L'issue des négociations semble proche    Le Kenya se réveille avec des interrogations    L'incontournable accompagnement de l'Etat    Triplé pour le judo    Aouar et Adli disent «oui»    Deux joueurs suspendus pour dopage    Une aubaine pour Sonatrach    «Aucun pays n'est à l'abri de la menace terroriste»    Deux frères écrasés par un train    «j'irai me promener aux sablettes»    Situation maîtrisée    Le diktat des chauffeurs de bus privés    Le Maroc veut-il la guerre?    FFS et RCD se préparent    Ecarts d'un charlatan inféodé    Hommage au comédien Sirat Boumediene    Accompagner le projet d'amélioration de la production et de la commercialisation du lait de chamelle    15 pays y prennent part    Six morts et quinze blessés dans un accident de la route    Enième attaque contre la mosquée Al Aqsa    24 Palestiniens arrêtés par l'entité sioniste    Inondations au Soudan: L'Algérie présente ses condoléances    Conférence d'Alger en prévision des assises nationales d'octobre    Le ministère la culture la célèbre en août    L'artisan du succès de nombreuses stars de la chanson chaâbi    Sonatrach: installation d'une commission d'enquête suite à l'incendie dans la zone industrielle de Skikda    Feux de forêts: le directeur général de la Protection civile s'enquiert de la situation à Tipaza    Saïd Chanegriha prend part par visioconférence à la 10e Conférence internationale sur la sécurité    Jeux de la Solidarité Islamique / Natation (200m papillon) : Syoud décroche l'argent    Jeux de la Solidarité Islamique / Football (match pour le bronze) : défaite de l'Algérie face à l'Azerbaïdjan    Retour sur le rôle actif du martyr Mokhtar Kritli dans les préparatifs de la Révolution (TEMOIGNAGES)    La Communauté internationale appelée à réagir: Le Maroc continue de piller le phosphate du Sahara Occidental    Classement annuel de la CAF: Le football algérien mieux considéré    JS Bordj Menaiel: Azzedine Ait Djoudi, nouveau président    Le vieux de mon village    Agrément pour trois ambassadeurs algériens    Le FLN envisage des sanctions rigoureuses    Agrément à la nomination du nouvel ambassadeur d'Algérie auprès du Pérou    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



L'Exécutif s'éloigne de la rigueur budgétaire
Avant-projet de loi de finances pour 2019
Publié dans Liberté le 29 - 08 - 2018

L'avant-projet de loi de finances pour 2019 promet une légère progression de la valeur des transferts sociaux, s'élevant à 1 772,5 milliards de dinars, représentant 8,2% du PIB et en hausse de 12,5 milliards (+0,7%) par rapport aux prévisions de la loi de finances pour 2018.
Dans l'avant-projet de loi de finances pour 2019, on ne trouve aucune mesure de rupture avec l'actuelle politique budgétaire du gouvernement.
Ce dernier reste fidèle à sa politique d'expansion budgétaire, tant au plan des dépenses de fonctionnement qu'en matière de transferts sociaux. Au chapitre des dépenses, l'Exécutif n'a pas hésité, à nouveau, à casser la tirelire, puisque le budget de fonctionnement devrait progresser de 7,5% en 2019, s'établissant à 4 954,5 milliards de dinars. L'avant-projet de loi de finances pour 2019 promet également une légère progression de la valeur des transferts sociaux, s'élevant à 1 772,5 milliards de dinars, représentant 8,2% du PIB et en hausse de 12,5 milliards (+0,7%) par rapport aux prévisions de la loi de finances pour 2018.
Ce qui n'augure bon gré, mal gré d'aucun changement dans la politique sociale de l'Etat. Sa révision était annoncée pourtant nécessaire avant qu'elle ne soit remise au frigo ; une quelconque remise en cause de cette politique de soutien social serait porteuse d'ennuis politiques, à quelques encablures d'une échéance électorale décisive. À l'heure actuelle, l'Exécutif se garde de sortir le rabot de ses cartons. La conjoncture politique ne s'y prête pas.
En matière de dépenses d'équipement, néanmoins, le gouvernement a décidé de réduire sa voilure au titre du prochain exercice, révisant à la baisse les budgets dédiés à l'investissement. Les dépenses d'équipement devraient ainsi se contracter, à raison de -6,1% pour les autorisations de programme et de -12,2% pour les crédits de paiement, lit-on sur TSA. En 2017, le gouvernement Ouyahia avait jugé nécessaire de rompre avec deux exercices marqués par une forte baisse des budgets d'équipement (16% en 2016 et 28% en 2017), plaidant ouvertement, dans sa loi budgétaire de l'actuel exercice, en faveur de la croissance et de l'absorption du chômage. Le même gouvernement revient sur ses décisions, n'hésitant point à remettre en cause ses mesures en faveur de la croissance. L'avant-projet de loi de finances pour 2019 sera marqué d'ailleurs par un net ralentissement de la croissance économique, révisée à 2,6% seulement. Cette moindre croissance aura forcément un impact sur le déficit public ainsi que sur le chômage.
La fonte des réserves de change s'accélère
Alors que le gouvernement prévoit pour 2019 un déficit de 10,4 milliards de dollars de la balance commerciale, les comptes extérieurs resteront sous pression avec, au tableau, un déficit de -17,2 milliards de dollars de la balance des paiements l'année prochaine. Les prévisions pour 2020 et 2021 lèvent le voile sur des déficits respectivement de -14,2 et de -14 milliards de dollars. L'incapacité du gouvernement à réduire les déficits se traduirait par une accélération de la fonte des réserves de change sur la période 2019-2021. Le solde attendu pour 2019 se situerait à 62 milliards de dollars, à 47,8 milliards de dollars en 2020 et à 33,8 milliards de dollars en 2021. Dans son envie de maîtriser l'envolée de la facture des importations, le gouvernement prévoit une économie de 2,2 milliards de dollars seulement sur la période 2019-2021, alors que les recettes d'hydrocarbures n'évolueront que de 2 milliards de dollars sur la même période.
Pour ainsi dire, le gouvernement semble mettre de côté les principes de rigueur budgétaire exigée par l'état de détérioration des positions financières du pays. L'Exécutif se permet plutôt le luxe de perpétuer sa politique d'expansion budgétaire, l'investissement non concerné, mettant à rude épreuve les projets de sortie de crise, déclassés semble-t-il par des enjeux d'ordre politique liés à la succession.
Au chapitre fiscal, l'Exécutif, une fois n'est pas coutume, assure le service minimum — cette fois-ci — marquant une pause dans son matraquage fiscal contre les ménages et les classes moyennes, en particulier.
Selon TSA, le gouvernement veut mettre à contribution les entreprises dans le budget de 2019, incluant dans l'avant-projet de loi budgétaire de cet exercice des taxes sur les ventes sur Internet ainsi que sur les budgets publicitaires des entreprises. Force est de constater, dans ce domaine, le peu d'engagement chez le gouvernement à même de mener une sérieuse et profonde réforme de la fiscalité, se contentant de "mesurettes" susceptibles d'améliorer les scores en matière de fiscalité ordinaire.
Ali Titouche


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.