Reconstruction de Beyrouth: les donateurs conditionnent l'aide à une palette de réformes    WSRW demande au français Voltalia de s'abstenir de toute activité à Laâyoune    Foot-Affaire Ibara: l'USMA échappe à une tentative d'escroquerie    ALGERIE-ESPAGNE : Le ministre espagnol de l'Intérieur reçu par le président    FEUX DE FORETS, COUPURES D'ELECTRICITE ET PENURIE D'EAU : Le président Tebboune ordonne l'accélération des enquêtes    Algérie-Espagne: le développement de la coopération sécuritaire mise en avant    REOUVERTURE DE PLUS DE 4000 MOSQUEES : Le ministre Belmahdi appelle à la raison    PLAGES AUTORISEES A LA BAIGNADE : La DGSN met en place 70 postes de sécurisation    Accidents de la route: 2 morts et 83 blessés le week-end dernier    TENANT COMPTE DES CONDITIONS SANITAIRES : Retour graduel aux bancs des universités    Boumerdès: 274 algériens rapatriés d'Arabie Saoudite confinés    TRIBUNAL DE SIDI M'HAMED (ALGER) : Lourde peine pour le journaliste Khaled Drarni    Séismes à Mila : une réplique de 3,2 sur l'échelle de Richter enregistrée à Grarem-Gouga    Rachid Belhout n'est plus    C'est le jour de vérité !    Messi, Lewandowski, Neymar, De Bruyne... L'heure de briller    Persistance inexplicable du manque de liquidités    Des centaines d'appelés de la décennie noire devant le secteur militaire    D'anciens responsables de la gendarmerie arrêtés    Ouverture d'une enquête sur les derniers troubles à Bamako    Hôtes du Soir : Une tradition solidement ancrée    La station de dessalement de Honaïne opérationnelle    13 relaxes et une condamnation avec sursis    "La Banque d'Algérie a besoin d'un gouverneur qui tire son pouvoir de son savoir"    Le coach Zeghdoud donne son accord de principe    "Il est urgent de reprendre les entraînements"    "Nous déposerons une plainte contre Benmedjber"    75 ans du bombardement de Nagasaki: la menace nucléaire à nouveau en augmentation    Les pourparlers de paix "sur le point" de débuter    Guerre de tranchées entre Ennahdha et Saïed    Peu d'espoir de retrouver des survivants    Les révélations glaçantes de sa famille    Hachemi Cherif, le précurseur de la double rupture !    Une "bande criminelle" démantelée    "Mohammed Dib était un écrivain public de son peuple"    Une chaîne de télévision libanaise boycotte la classe politique    Parler mais en silence et si possible en langue nationale    Crise sanitaire : Le saoudien Aramco annonce une chute de 73,4% de son bénéfice    Aéroport de Francfort : 3000 à 4000 emplois supprimés    Décès de la comédienne Nouria Kazdarli à l'âge de 99 ans    Le TTO, les tréteaux d'Oran : Le dynamisme du présent succède à la gloire des temps passés    Hommage à Lamine Bechichi : Un repère d'historicité de la révolution et de la culture algériennes    Protocole d'entente algéro-américain sur la protection des biens culturels : Préservation commune du patrimoine    Sidi Bel-Abbès: Trois clubs officiellement promus    Vols, cambriolages, agressions: La police lance une application pour signaler les crimes et délits    Dormir pour nous reposer de vivre !    Ce sur quoi le passé a reposé    521 nouveaux cas confirmés et 9 autres décès    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Les prix à l'importation s'envolent
commerce extérieur
Publié dans Liberté le 28 - 01 - 2019

Sur les 9 premiers mois de l'année écoulée, les prix à l'importation, libellés en dinars, se sont envolés pour atteindre, pour certains produits, 30,2%, selon des indications fournies par l'Office national des statistiques (ONS) dans sa publication portant sur l'indice des valeurs unitaires (IVU) du commerce extérieur de marchandises. Hallucinant ! La hausse des prix des marchandises importées diffère d'un produit à l'autre, mais ce qui est frappant, c'est que l'ensemble des achats à l'étranger a connu une augmentation par rapport à la même période de 2017. L'ONS a établi dans ce document des prix indicatifs par catégories de produits, en mettant en avant les variations qui s'y rapportent.
Il y est ainsi détaillé qu'en termes de variation des prix à l'importation de marchandises par catégories de produits, tous les produits ont connu des hausses. Cela a concerné les combustibles minéraux, lubrifiants et produits connexes (+30,2%), des produits chimiques et produits connexes (+14%), des boissons et tabacs (+13,9%), des articles manufacturés (+12,8%), des machines et matériels de transport (+11,2%), des matières brutes non comestibles sauf carburants (+9,3%), des articles manufacturés divers (+8,4%), des produits alimentaires et animaux vivants (+7,5%) et des huiles, graisses et cires d'origine animale ou végétale (+3,9%). Comme on peut le constater, les variations sont plus marquées. Et cela risque de se répercuter sur le prix à la production, dans différents secteurs d'activités, en dehors des services, le faisant augmenter. Expliqué autrement, plus le prix à l'importation est élevé, plus le coût de la production grimpe. Il en découlera inéluctablement que les produits finis seront plus chers (prix à la consommation en hausse) et que, par conséquent, l'inflation augmentera. Ce contre quoi, de nombreux experts ont mis le gouvernement en garde à plusieurs reprises. A contrario, une baisse des prix à l'importation conduit, dans les économies structurées, à une amélioration du climat en matière de prix sur le marché intérieur. Dans le rapport de l'ONS, il est, par ailleurs, évoqué, les prix à l'exportation. Ces derniers ont également enregistré une forte hausse estimée à 38,2% entre les deux périodes de comparaison. 4 groupes de produits sur les 7 constituant la structure des exportations algériennes ont en fait connu des hausses durant les 9 premiers mois de l'année 2018 par rapport à la même période de 2017. Ces 4 groupes de produits sont les combustibles minéraux, lubrifiants et produits connexes (+39,6%), les boissons et tabacs (+24,6%), les articles manufacturés (+18%) et les produits chimiques et produits connexes (+12,8%). Quant aux 3 groupes de produits qui ont connu une baisse des prix à l'exportation, ils concernent les produits alimentaires et animaux vivants (-11,3%), les matières brutes non comestibles (sauf carburants) et les huiles, graisses et cires d'origine animale ou végétale
(-10,1%), ainsi que les machines.
La méthode de calcul des prix à l'exportation tient compte du niveau de la demande et de la concurrence dans le marché visé, du coût de la production ainsi que des frais d'expédition. Etant donné que plusieurs produits destinés aux marchés extérieurs, bénéficient de subventions à l'exportation, les recettes qui en découleront devront être importantes. Pas tout à fait ! En 2018, le pays a exporté pour 2,8 milliards de dollars en dehors des hydrocarbures. La moisson est encore bien maigre.
Youcef Salami


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.