Tripoli : 9 morts dans le bombardement d'un dépôt militaire    Crise libyenne : Alger et Tunis affichent leurs inquiétudes    Sports mécaniques : Le CSMB s'illustre    Delort, quelle bonne pioche de Belmadi !    BAC 2019 dans la capitale : Plus de 58 000 candidats    606 retraits de permis de conduire au mois de mai    Baghlia : Manque de transport public    Théâtre régional d'Oran : Les hurlements d'Léo ce soir au théâtre    La crise, c'est eux!    L'AACC s'oppose à la dissolution de l'Office central de répression de la corruption    USM Alger: Un champion dans l'impasse    GC Mascara: Une AGO décisive demain    Ils revendiquent toujours le départ du nouveau directeur: La protesta des travailleurs du Complexe financier d'Algérie Poste se poursuit    Régularisation foncière à Sidi Maarouf: 125 familles de la cité Kaibi Abderrahmane interpellent le wali    ALGER N'EST PAS L'ALGERIE    114 comprimés psychotropes saisis, deux arrestations    Tlemcen: Un jeune tué à coups de couteau et de sabre    83,31% de réussite à la «5ème»    La saga judiciaire continue    Kamel Daoud hôte de la nouvelle librairie «Abdelkader Alloula»: « Ouvrir actuellement une librairie est plus courageux que d'écrire un livre »    Quelques scénarios de sortie de crise    Recul des Bourses en Europe : L'impact des tensions commerciales se matérialise sur les marchés    Hocine Achiou : "En un an, Boudaoui a eu une progression extraordinaire"    Mali : La liste des 23 enfin dévoilée    Le Sétifien Abdelmoumène Djabou signe pour deux saisons    «La situation actuelle du football africain m'inquiète et inquiète la FIFA»    Pour coopérer dans le secteur du gaz : "La Russie est un partenaire idéal de la Chine"    Pour renforcer prochainement la cartographie et la télédétection : Une caméra numérique de nouvelle génération à Oran    Hommage à Ahmed Kellil    Karim Djoudi et Amar Tou, placés sous contrôle judiciaire    Pourquoi les "actes de sabotage" contre les pétroliers ne profitent pas à l'Iran?    Le président déchu comparaîtra la semaine prochaine    ANP : Gaïd Salah en visite de travail et d'inspection à la 3e Région militaire    Dialogue… ?    Des noms communs devenus des toponymes composés    Crise Libyenne : al-Sarraj préconise des élections avant la fin de l'année    L'ancien ministre des Transports Amar Tou mis sous contrôle judiciaire    Connexion perturbée et silence des autorités    La gendarmerie annonce un dispositif special    Plus de 420.000 Algériens schizophrénes    La campagne présidentiellebat son plein    Renault : Le Maire et Senard jouent l'apaisement, se tournent vers l'avenir    Forum de la mémoire : Violation continue des droits de l'enfant sahraoui par le Maroc    "El faqir", premier spectacle de rue pour enfants à Oran    ACTUCULT    Des avocats comptent introduire une action en justice : Naïma Salhi s'attaque à Djamila Bouhired    Les enfants font leur «cinoche»    Le prix du chef de l'Etat Ali-Maâchi décerné à 24 jeunes talents    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





"Fakou, fakou Gaïd Salah !"
Les oranais répondent au chef d'état-major
Publié dans Liberté le 04 - 05 - 2019

Ce vendredi encore, des milliers d'Oranais sont descendus dans la rue pour exprimer leur rejet des propositions du pouvoir dont ils continuent d'exiger le départ.
Le chef d'état-major a été le principal symbole du pouvoir à être vilipendé par les vagues humaines qui ont déferlé sur les artères d'Oran. Entre "Fakou, fakou Gaïd Salah", "Le peuple ne veut ni Gaïd ni Saïd (Bouteflika)" et "La décision revient au peuple, pas à la Constitution ni à l'armée", les manifestants ont réagi à l'attachement du vice-ministre de la Défense à l'organisation de la présidentielle de juillet prochain. "Cet homme est un militaire, il n'a pas sa place dans le champ politique", s'est insurgé un manifestant en appelant Gaïd Salah à se conformer à la volonté du peuple de décider, seul, de son avenir. "Et son avenir passe par le départ de l'ensemble du système en place", a-t-il conclu. Le président de l'Etat par intérim a eu droit à son lot de slogans hostiles scandés par des manifestants qui disent ne lui reconnaître aucun pouvoir, aucune légitimité. "Il doit également dégager. C'est un homme du système dont la seule mission est de protéger les intérêts du pouvoir en place", ont encore estimé les Oranais en rejetant le scrutin que le duo Bensalah-Bedoui continue de préparer. "Ya el-îssabat, makanch intikhabate", a-t-on encore entendu lors de la marche.
Les manifestants s'en sont également pris nommément à Saïd Bouteflika, à Ahmed Ouyahia, aux frères Kouninef…, "Voleurs et prédateurs" qui doivent rendre des comptes devant la justice. L'élection de Mohamed Djemaï, nouveau secrétaire général du FLN — formation politique invectivée chaque vendredi —, a également été commentée par les manifestants qui y voient une tentative de sauver un "symbole de la corruption". "Le FLN doit dégager avec le reste des voleurs qui ont pillé l'Algérie et poussé les jeunes au suicide dans la Méditerranée", a jugé un manifestant qui a dit faire la distinction entre le "FLN des chouhada" et celui des faux moudjahidine, falsificateurs de la mémoire révolutionnaire. S'ils rejettent catégoriquement les "propositions piégées" du duo Gaïd-Bensalah, les manifestants oranais n'en estiment pas moins que la situation doit évoluer. "Il faut qu'ils se résignent à se plier à la volonté du peuple. Nous voulons une période de transition, mais qui soit menée par des personnalités civiles que nous choisirons. Les compétences ne manquent pas, nous avons l'embarras du choix. Mais avant tout, le pouvoir doit laisser la place", a indiqué un des animateurs de la manifestation en appelant à une Constituante. "Nous en sommes au 11e vendredi, des solutions doivent maintenant être trouvées", a-t-il conclu.
Pour autant, les Oranais ne comptent pas baisser les bras : "Manach habsine, koul djemaâ khardjine", ont-ils scandé tout au long de la marche, promettant un "Ramadhan du hirak" même si les modalités de fonctionnement n'ont pas encore été arrêtées. "Les marches et manifestations vont continuer et nous allons également organiser des conférences et des débats pour sensibiliser sur la nécessité de soutenir le mouvement jusqu'à la satisfaction des revendications", a assuré un organisateur.
S. Ould Ali


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.