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11ème vendredi de la contestation: « Non aux élections et non au dialogue avec le gang »
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 04 - 05 - 2019

Les citoyens algériens sont sortis en ce 11ème vendredi consécutif de protestation à travers les grandes villes du pays pour exiger, encore une fois, le départ des symboles du système et les symboles de la corruption. « Non aux élections et non au dialogue avec le gang », pouvait-on lire sur des pancartes brandies hier par des citoyens à Alger en réponse aux appels et aux propositions de Gaïd Salah. Ils ont même exprimé leur déception quant à l'attitude adoptée par le vice-ministre de la Défense envers le hirak, en scandant « l'Armée nationale est la nôtre et Gaïd Salah nous a tous trahis ».
Les manifestants ont, comme à l'accoutumée, dépassé toutes les contraintes y compris les barrages filtrants de la gendarmerie nationale installés aux entrées Est et Ouest de la capitale et qui ne laissaient qu'une voie de passage à la circulation. A 7h30 du matin, les citoyens arrivant de différentes willayas du centre du pays ont commencé à se regrouper à la Grande Poste d'Alger et à la placette Maurice Audin. Les placettes et les ruelles deviennent noires de monde, après la prière du vendredi.
Les manifestants toujours déterminés ont fait preuve encore une fois d'un grand sens de l'organisation et de maturité politique, brandissant des pancartes sur lesquelles il était écrit : « Ni Ferhat Mehenni, ni Naima Salhi, le peuple reste uni », « Makach ounsorria (pas de racisme)! », « FLN au musée » et « Le FLN est devenu le principal barrage à la démocratie, sa dissolution est impérative ». Et réclamant « le peuple veut une deuxième république sans les symboles de la corruption et sans les enfants de la France ». Et à ceux qui misaient sur l'essoufflement du mouvement populaire, ils secondaient « tous les jours massira... Maranach habsine ». Les manifestants ont aussi décidé d'occuper les espaces publics durant le mois sacré, « Maranach habsine » pour atteindre le principal objectif. « Le peuple s'est débarrassé du règne de Fakhamatouhou, aujourd'hui il exige le départ de Hachiyatouhou » pouvait-on aussi lire sur une des pancartes. Certains ont invité Abdelkader Bensalah, chef de l'Etat par intérim et Noureddine Bedoui, Premier ministre, ainsi que son gouvernement et Gaïd Salah à se retirer de la scène en scandant « Y en a marre de votre comédie ». Aucun incident ou acte de violence n'a été enregistré jusqu'à 17h30 à Alger où les services de la police ont encadré la manifestation et veillé à la sécurité des manifestants et sur les biens publics et privés.
A Constantine, des milliers de personnes ont renouvelé, hier, pour le onzième vendredi consécutif leur rejet catégorique de l'élection présidentielle dans un environnement malsain. « La lil intikhabat maa el issabat » (non aux élections avec les gangs), clamaient haut et fort les manifestants qui ont marché, hier, dans le centre-ville de Constantine, submergé par une foule immense, après la prière du vendredi, avec l'emblème national dominant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire divers écrits, parfois railleurs telle cette banderole où il a été écrit « durée de l'examen 20 ans, note : 00/20, correcteur le peuple », et d'autres fois sur un air plus sérieux qui dit « nous sommes mobilisés et déterminés jusqu'au dernier souffle pour faire chuter toute la bande ». Des milliers d'autres personnes, des familles entières, avec femmes et enfants, des jeunes et des moins jeunes, des personnes âgées, des handicapés moteurs sur leurs motocycles, continuaient, aux environs de 15h, d'affluer de tous les coins de la wilaya vers le centre-ville pour participer à cette 11e marche, la dernière avant le ramadhan. « Watani watani ghali thamani » (patrie patrie, chère patrie), « le peuple veut le changement », scandait la foule avec ardeur. Et, comme de coutume, des chants patriotiques ont été longuement repris par les manifestants, entrecoupés par des slogans « Djazaïr horra democratia » (Algérie libre et démocratique), « système dégage », « dites à Bedoui que c'est fini », « FLN dégage », « klitou labled ya sarakine » (vous avez dépouillé le pays, voleurs) et autres slogans hostiles au pouvoir en général et toujours très conciliants avec les services de sécurité tous corps confondus, répétant en communion des refrains du genre « Djeich dialna wa El Gaid khalna» (l'armée est la nôtre et Gaïd est notre oncle). La manifestation a gardé son caractère « souriant et pacifique » jusqu'à la fin de l'après-midi.
A Oran également les manifestants étaient nombreux en ce 11ème vendredi de la contestation.
Ils ont emprunté le même itinéraire allant de la place du 1er Novembre comme en passant par les rues Emir Abdelkader, Larbi Ben M'hidi, pour enfin arriver au rond-point du pont Zabana, puis revenir vers la place du 1er Novembre en empruntant le boulevard de l'ANP (Front de mer).


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